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Pour les grandes banques françaises, Twitter est devenu « the place to be »

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Si vous postulez dans une banque, il est toujours intéressant de savoir comment celle-ci communique sur ses valeurs, ses produits ou ses postes à pourvoir sur Twitter. Après « Twitter conté par 50 personnalités » (octobre 2014) et « 735 utilisateurs aimantés par Linkedin » (janvier 2015), Alban Jarry, directeur Solvency 2, ORSA et Risques Stratégiques en Mutuelle, vient de publier cette semaine son troisième livre blanc, réalisé à titre personnel, sur le thème des réseaux sociaux destiné aux professionnels de la Banque Finance Assurance et de la Gestion d’actifs.

Intitulé 112 regards sur Twitter, ce document riche de plus de 300 pages partage la vision de twittos issus de la banque finance assurance sur leur utilisation de Twitter et son évolution depuis un an. « Depuis 3 ans, l’arrivée de ces secteurs a été massive sur Twitter qui est devenu progressivement le fil AFP des nouvelles professionnelles de beaucoup d’entre eux », explique ce spécialiste du numérique, des stratégies de marques et de l’influence sur les réseaux sociaux professionnels.

Les banques l’ont bien compris et toutes alimentent régulièrement leurs comptes twitter officiels. « Les institutions tentent d’accroitre leur présence sur Twitter et certaines adoptent un ton tout à fait adapté à ce réseau et distillent des informations pertinentes et intéressantes », observe Hervé Alexandre, professeur de banque-finance à Dauphine Banque et Intermédiation Financière, et dont nous nous sommes inspiré de son tableau figurant dans le livre blanc pour compulser les données suivantes :

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Source : efinancialcareers

Hervé Alexandre note que certaines banques sont plus « bavardes » que d’autres (elles tweetent plus à plus de gens), d’autres plus à l’écoute du réseau. Le ratio abonnés/abonnements témoigne de rapports institutionnels différents par rapport à twitter. Certaines semblent être à l’écoute de Twitter, d’autres sont plus dans une logique de communication à l’égard de leurs nombreux abonnés. « QueIles que soient ces différences, il est cependant possible de dire qu’elles ont toutes saisi l’importance de Twitter sans toujours bien en saisir les subtilités », poursuit-il. Car, dans ce registre, quantité ne signifie pas forcément qualité. « Mieux vaut une communauté de 1.000 fans “accros” que 10.000 fans venus pour gagner une tablette offerte lors d’un concours et qui n’ont que faire de la marque, de ses produits ou de ses messages », note Cyril Bladier, spécialiste des réseaux sociaux, cité dans le livre blanc.

Quoiqu’il en soit, on assiste à une réelle professionnalisation de l’utilisation de ces supports par les acteurs de ces secteurs. « En effet, si pendant longtemps la plupart des entreprises publiaient à “tâtons”, on constate aujourd’hui que les messages sont plus construits, plus réfléchis; que tout cela se fait de façon continue, que les rôles et les objectifs ont été clairement définis en interne », analyse Antoine Roger, fondateur de l’@AgenceSAND, qui voit comme autre symbole de cette “professionnalisation”, la consolidation de la présence des associations et organismes professionnels (AFG, AMF, FFSA, FBF CNCGP) ou bien encore l’arrivée de FindBrok, 1er réseau social entièrement dédié aux professionnels de la finance, de la banque et de l’assurance.

Les Fintechs, une longueur d’avance ?

« Les Fintechs ne sont-elles pas par essence mieux adaptées à cet environnement ? », s’interroge Hervé Alexandre. La réponse est probablement oui. « Qui n’a pas retweeté récemment une offre d’emploi ? On voit en effet de plus en plus de start-up cherchant à pouvoir un poste démarrer le processus en tweetant », constate Guillaume Bayre qui se décrit comme un passionné par le développement d’entreprises. « Le recrutement à travers les réseaux sociaux participe au dynamisme de notre structure et sont un des vecteurs de l’image innovante et moderne de notre entreprise. C’est un axe de développement très important », confirme Julien Bensoussan, fondateur et CEO de Quanteam, société experte en conseil système d’information et conseil métier Finance.

Cela dit, il n’est jamais trop tard pour bien faire et rattraper son retard. « Le dernier TOP20 des comptes Twitter de la finance et de l’assurance a montré que le nombre de followers des comptes les plus suivis progresse notablement au cours des six premiers mois de l’année », observe Raphaël Cretinon, consultant en organisation pour l’Asset Management, dans le livre blanc. Par ailleurs, les classements du 30 juin 2015 sont relativement différents des précédents effectués six mois plus tôt. Cela signifie qu’il est encore possible, en quelques mois seulement, de capter une audience significative sur Twitter en Finance et Assurance. « Néanmoins, plus le temps passe, plus il sera compliqué de rentrer dans le TOP20 car le nombre de followers nécessaire pour y figurer ne fait que progresser », conclut-il. A bon entendeur…

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