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Démantèlement de Dexia : Luxembourg déjà concerné !

Rattrapée par la crise trois ans après avoir échappé de peu à la faillite, la banque franco-belge Dexia semble aller tout droit vers un démantèlement, ce qui en ferait le premier établissement bancaire européenne victime de la crise de la dette (Libération).

Les 3.600 employés du groupe au Luxembourg ont toutes les raisons d’être inquiets. Selon PaperJam, les filiales Dexia BIL et Dexia Asset Management seraient en vente.

Pour le président de l’association luxembourgeoise des employés de banque et assurance (ALEBA) au Luxembourg Marc Glesener, les employés n’avaient pas été encore, dans l’après-midi, officiellement informés de quoi que ce soit. Ce dernier nous a également rappelé que le business model de Dexia BIL est efficace et que la seule question qui se pose pour le futur concerne son actionnariat.

Pour L’essentiel, Dexia BIL pourrait devenir une banque indépendante.

La direction de Dexia BIL a, elle, fait savoir qu’elle travaillait activement avec le groupe Dexia à élaborer une “solution viable à long terme”, qui “permettra à Dexia BIL de continuer à se développer et à jouer un rôle clé au Luxembourg et à l’international, dans l’intérêt de ses clients et de ses employés”.

De leur côté, les Etats belge et français, en liaison avec les banques centrales, prendront toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des déposants et des créanciers, selon un communiqué conjoint des ministres des Finances des deux pays. Pour le ministre luxembourgeois des Finances Luc Frieden, aucune option n’est écartée dans le cadre de la restructuration de Dexia.

Selon une source syndicale, les 600 emplois de la holding, qui n’aurait plus raison d’exister, seraient directement menacés, soit 350 à 400 en Belgique et 200 à 250 en France (Les Echos).

Concrètement, Dexia, qui a déjà fauché 1500 emplois depuis 2009, devrait accélérer la vente de ses fleurons et l’isolement de ses actifs toxiques, aujourd’hui regroupés dans une division nommée “Legacy Division” et qui ont provoqué des pertes records de 4 milliards d’euros au deuxième trimestre 2011, pour les transférer vers une “bad bank”.

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