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Et seront en berne…

La douloureuse page 2009 est enfin tournée, vive 2010 ? Pas si sûr… La reprise que tout le monde espère ne sera pas au rendez-vous pour de nombreux professionnels. Mais, qu’on se le dise, il n’est jamais trop tard pour élaborer un plan B !

Hedge funds : La place des hedge funds dans l’industrie financière luxembourgeoise, vouée il y a encore peu de temps à un bel avenir, a nettement reculé avec la crise. Les actifs sous administration de hedge funds basés au Luxembourg est passé de 18,5 milliards d’euros en juin 2007 à un peu moins de 12 milliards d’euros en décembre 2008. Si l’amélioration des performances du marché ont permis une progression des actifs des fonds spéculatifs fin 2009, les perspectives du secteur s’assombrissent à nouveau avec le projet de directive européenne visant à encadrer leur activité. Enregistrement des gestionnaires, encadrement des rémunérations, limites à l’effet de levier et restrictions de la vente à découvert sont les principaux instruments de contrôle que veut imposer Bruxelles au secteur. En outre, face au risque de taxation en Grande-Bretagne, nombreux sont les hedge funds à envisager une délocalisation. Si Luxembourg figure parmi les options possibles, il ne semble pour autant pas la destination favorite des hedge funds managers, qui privilégie désormais Genève (romandie.com).

Emploi dans le secteur financier : Entre septembre 2008 et septembre 2009, le secteur bancaire a perdu 770 emplois. En raison notamment d’une restructuration générale des grands groupes bancaires qui ont des filiales au Luxembourg, cette tendance baissière est appelée à se prolonger dans les trimestres à venir, a prévenu la Banque centrale du Luxembourg (BCL) dans son dernier bulletin. La tendance que l’on observe actuellement est tout à fait comparable à celle de la précédente crise de 2001, au cours de laquelle plus de 1 300 emplois avaient été perdus . Outre les effets de la crise, le Grand-Duché doit gérer les pressions européennes qui demandent au secteur bancaire luxembourgeois de s’adapter aux nouvelles réglementations. Ainsi, la BCL s’inquiète pour le développement futur de la place financière et sur l’effet d’entraînement qu’il pourrait avoir sur la branche des services aux entreprises . Bien que la place financière repose toujours sur des bases solides, sa croissance ne se poursuivra pas au même rythme qu’avant, a prévenu le ministre des Finances, Luc Frieden. Il y a donc lieu, selon le ministre, d’y développer d’autres activités, telles que la philanthropie, la microfinance ou les écotechnologies, et de promouvoir sa notoriété dans d’autres régions du monde comme l’Asie, les pays du Golfe ou l’Amérique latine.


Bonus
: Le Grand-Duché, jusque-là très discret sur le sujet, ne devrait pas échapper au durcissement des règles encadrant les bonus. Le premier ministre Jean-Claude Juncker a salué l’initiative britannique de taxe sur les bonus (lexpress.fr). À Londres, les prochains bonus dépassant 25 000 livres sterling seront taxés à hauteur de 50 %. Quelque 20 000 banquiers seraient concernés. En France, une taxe similaire devrait être appliquée aux rémunérations variables démarrant à partir de 27 000 euros distribués. Entre 2 000 et 3 000 professionnels de la banque sont la mire du gouvernement français (lesechos.fr).

Le secret bancaire : Le gouvernement s’attend à lâcher du leste après les attaques à répétition à l’encontre du secret bancaire. Le ministre des Finances Luc Frieden craint les répercussions d’une position continuellement défensive en la matière. Il a demandé aux banquiers réunis lors du banking day organisé par PwC en décembre dernier de se préparer à voir totalement tomber le secret bancaire d’ici trois à quatre ans (lequotidien.lu). Conséquence : la banque privée luxembourgeoise va devoir s’adapter et vite, en s’attachant les services des d’un personnel hautement qualifié. Ce qui m’inquiète, c’est qu’on voit encore des dérapages. La transparence devient une priorité. On évoque des sujets comme les contrôles, les conflits d’intérêts, dont on ne parlait pas avant la crise. Et l’on n’est pas encore suffisamment précis sur tous ces sujets, a estimé de son côté Hervé de Montlivault, patron de Credit Suisse France. Il faut documenter tous ces sujets, ce qui exige un travail beaucoup plus lourd, la formation intensive des équipes. (lequotidien.lu).

Les frontaliers : La belle époque pour les travailleurs frontaliers semble bel et bien révolue. Selon le député luxembourgeois, Robert Weber, ces derniers seraient particulièrement touchés par le chômage. Faute de chiffre précis, le député a fait son enquête, et selon lui 22 000 frontaliers auraient été licenciés en 2009 (tageblatt.lu) ! Selon le LCGB, avant 2009, entre 60 % et 70 % des nouveaux postes ont été occupés par des frontaliers. En 2009, ce taux était seulement de 39 %. La moitié environ provient de France et l’autre moitié de Belgique (25 %) et d’Allemagne (25 %). Seule bonne nouvelle : à partir du mois de mai 2010, l’État luxembourgeois devra verser 3 mois de chômage à l’État de résidence du travailleur frontalier qui aura perdu son emploi au Grand-Duché.

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