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Le secteur bancaire belge est encore loin du compte !

En comparaison des banques françaises, qui ont affiché la semaine dernière un net rétablissement, les banques belges se montrent toujours en pleine convalescence. La problématique de l’emploi pour le secteur belge est resté bloqué sur le curseur suppression plutôt que création , alors qu’ailleurs, à La City ou à La Défense, les embauches ont bel et bien repris. La priorité reste la baisse des dépenses. A cet exercice, les banques belges sont devenues expertes, entre cessions d’activités et plan sociaux. Tous les coûts sont dans le viseur des directions.

L’Etat belge n’en a pas eu pour son argent

Il n’empêche, malgré les efforts des établissements en la matière, l’Etat belge n’a retiré aucun bénéfice ou presque de ses investissements dans les grandes banques belges. Les 15,4 milliards d’euros investis pour sauver Fortis, Dexia, KBC et Ethias n’ont quasiment rien rapporté, selon De Morgen. L’action de la banque franco-belge Dexia a cédé près de 7% depuis le début de l’année à la Bourse de Paris.

Il faut croire cependant que les établissements bancaires belges sont sur la bonne voie. Dexia et KBC ont annoncé des bénéfices au deuxième trimestre, respectivement de 248 millions d’euros et 149 millions d’euros. Rappelons aussi que Dexia, grâce aux efforts engagés de réduction des coûts, est sortie depuis fin juin du mécanisme des garanties publiques pour ses besoins de financement. En outre, les résultats des derniers stress tests l’ont placée en tête des banques françaises en termes de ratio de fonds propres. Et pourtant, les analystes n’ont pas été convaincus.

Encore de grosses économies à l’ordre du jour

Bien qu’en baisse sur un an, les bénéfices du deuxième trimestre ont été plus élevés qu’anticipés, mais pas pour les bonnes raisons. Chez KBC, Le bénéfice net du bancassureur belge KBC a été plombé par des charges exceptionnelles liées à une détérioration des conditions de crédit et à des cessions d’actifs.

Pour Dexia, les analystes ont insisté sur le fait que le bénéfice provenait largement d’éléments exceptionnels et de gains sur des cessions d’actifs. Les provisions pour mauvaises créances ont dans le même temps été divisées plus que de moitié, compensant un repli de 16,5% des revenus. Certains vont même jusqu’à conclure que la banque a “potentiel limité”.

Dexia doit en principe encore réaliser quelque 240 millions d’euros d’économies d’ici la fin 2011 sur les 600 planifiés fin 2008. Depuis 1.500 emplois ont été supprimés au sein du groupe, dont quelque 900 suppressions en Belgique, par le biais de départs naturels. Pierre Pierre Mariani, CEO de Dexia, a indiqué que la banque allait poursuivre le mouvement de réduction des coûts mais s’est refusé à dire si cela se traduirait par de nouvelles pertes d’emploi en Belgique.

L’exception Fortis

Chez Fortis, l’horizon est plus dégagé. Son rachat par BNP Paribas a permis de limiter la casse. BNPP, qui a présenté de solides résultats ces derniers trimestres, a fait le choix de se développer et d’embaucher massivement sur le marché belge. Grâce à Fortis, le marché belge, toutes activités confondues, représente désormais 14% des revenus du groupe BNP Paribas Fortis (contre 12% au premier trimestre), deuxième marché après la France (37%).

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