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Seront en vogue et en berne en 2011…

EN VOGUE

2010 ne fut finalement pas l’année de reprise que tout le monde attendait. Les espoirs se reportent sur l’an 2011. Pour certains chanceux, l’horizon semble particulièrement bien dégagé…

Les fonctions de compliance

La crise et la période de renforcement réglementaire qui s’en suit continuent de faire le bonheur des responsables de la compliance et de l’audit interne. Tous les métiers à forte composante risques (compliance / audit / contrôle interne) resteront la priorité du secteur bancaire et de l’assurance en raison principalement des nouvelles contraintes liées à Bâle III et Solvency II. Les profils dotés de 3 à 5 ans d’expérience constitueront probablement encore la majorité des offres.

Assurance

Le modèle de bancassurance est mort, vive l’assurance. La consolidation du secteur devrait provoquer quelques mouvements au sein des directions. En raison des inquiétudes formulées par les fonds de pension notamment, les compagnies sont également appelées à se renforcer sur la gestion des risques et la gestion de portefeuille , anticipe Serge Goffin consultant senior du cabinet de chasse Boyden, basé à Bruxelles. Delta Lloyd a aussi récemment annoncé son développement dans le secteur de l’assurance en Belgique. Nous nous tournons entre autres vers le marché belge. Si l’on examine les différentes pièces du puzzle, c’est là que nous devons à présent agir , a déclaré son CFO Emiel Roozen au journal De Financiële Telegraaf. Parallèlement, les actuaires sont toujours des ressources rares et précieuses. La demande de professionnels expérimentés ne devrait pas faiblir selon les recruteurs. Nous faisons face à un problème structurel avec une pénurie de ces experts sur le marché : il y a 500 diplômés chaque année et un besoin sur 2 500 professionnels, ce qui va continuer à créer de fortes tensions sur les salaires , commente Gabriel d’Ansembourg, Associate Director de Robert Half à Bruxelles.

Retail Banking

Toutes les banques belges en ont fait le cceur de leur nouvelle stratégie. Dexia a affiché à de multiples reprises son intention de devenir une banque de réseaux, avant tout. Elle veut réaliser 60 % de ses revenus dans la banque de détail et dans la banque commerciale en 2014, contre 36 % en 2007. En outre, les nouvelles normes Bâle III vont pousser les banques à augmenter leur base de dépôts bancaires pour continuer à accorder des crédits. La guerre des dépôts que l’on annonce en France aura-t-elle lieu également en Belgique ? Les dépôts représentent […] le nerf de la guerre, surtout compte tenu des contraintes de liquidités et des ratios réglementaires qui vont entrer en vigueur dans les années qui viennent , a déclaré vendredi Laurent Goutard, directeur délégué de la banque de détail en France de la Société Générale, lors d’une conférence de presse. Toujours est-il que les banques belges devraient continuer leurs investissements dans ce secteur, et les recrutements seront toujours d’actualité en 2011.

Microfinance

Tout ce qui est micro est en vogue. BNP Paribas Fortis se veut en pointe. La banque a conclu un partenariat avec le Fonds européen d’investissement et l’Association française pour le droit à l’initiative économique (Adie), ce qui va permettre à cette dernière d’ouvrir deux agences de microcrédit à Bruxelles en début d’année prochaine (Express.be). Les assureurs pourraient bientôt se lancer dans la brèche en développant la microassurance dans les pays émergents alors que leurs marchés domestiques sont quasi saturés. Selon une récente étude de Swiss Re, la microassurance offrirait un marché potentiel de 40 milliards de dollars (Les Échos).

Les régulateurs

La poussée réglementaire ne présente pas que des inconvénients, elle crée aussi de nouvelles opportunités de carrières. Un Conseil européen du risque systémique (CERS) est créé début 2011 ainsi que trois autorités supranationales supervisant la banque, l’assurance et les marchés. La plus importante de ces trois agences, l’ESMA, sera basée à Paris, et recrutera une trentaine de personnes en 2011. Une quinzaine d’embauches sont prévues chaque année jusqu’en 2015.

EN BERNE

Beaucoup parlent de la crise au passé. Mais pour un certain nombre, la page n’est pas tournée. L’horizon aurait même tendance à se boucher…

Les profils internationaux expérimentés

Les banques belges ont opéré un tel demi-tour en matière d’orientation stratégique, se concentrant quasi exclusivement sur le marché local, que les profils expérimentés avec une expertise internationale risquent d’avoir du mal à se repositionner au sein du secteur financier belge. Il y a des tas d’excellents profils sur la place, et le marché de l’emploi est excessivement déprimé pour eux. Ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à se proposer pour des mandats d’administrateurs car ils ont du temps et de l’expertise à revendre ! , nous a confié un chasseur. Pour les établissements, la tâche de les garder motivés constitue un vrai défi.

Les chasseurs de têtes

Pour les professionnels qui ont tenu bon malgré la crise, les perspectives d’avenir ne sont pas très réjouissantes. Le marché de la chasse se réduit comme peau de chagrin. BNP Paribas Fortis aurait budgété une dizaine de missions pour 2011, confie, désabusé, un professionnel. Il y a de quoi se poser des questions sur l’avenir de notre métier en Belgique . Les profils internationaux ne séduisent plus les grandes banques belges et les plans de développement de business sont à l’arrêt… Bref, à moins de travailler sur d’autres secteurs ou de commencer à faire du volume à l’instar des cabinets de recrutement classiques, on voit mal comment les chasseurs du secteur financier belge pourront s’épanouir dans leur job en 2011…

Banque privée

Les big players sortent de la crise un peu groggy au profit des acteurs de niche. Les restructurations, réorganisations et optimisations sont davantage des thèmes sur l’agenda 2011 que des recrutements massifs en raison d’une diminution des marges bénéficiaires. C’est une nouvelle réalité. Elle s’explique par une hausse des coûts, notamment en lien avec une réglementation toujours plus contraignante. Les revenus sont également sous pression : avec des taux d’intérêt proches de zéro , confiait Jacques de Saussure, nouvel associé senior de la banque Pictet & Cie dans une récente interview au journal Le Temps. Pour lui, l’âge d’or des banquiers privés s’achève : nous avons eu des périodes favorables qui se traduisaient par le fait que les collaborateurs de notre industrie, à compétences égales, pouvaient espérer des rémunérations plus élevées qu’ailleurs. C’est probablement encore un peu le cas, mais moins qu’auparavant , dit-il pudiquement.

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