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Comment les banques françaises tentent de rendre sexy les métiers de l’audit

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Le groupe BPCE vient de lancer sa deuxième campagne 2015 de recrutement par concours pour l’Inspection générale destiné aux profils financiers ayant une première expérience de 2 à 3 ans ainsi qu’aux jeunes diplômés de grandes écoles de commerce ou d’ingénieurs, Sciences-Po, master 2 Banque-Finance. Ces derniers sont invités à postuler sur le site internet du groupe jusqu’au 7 octobre 2015, pour une intégration début 2016 en cas de réussite au concours. La Société Générale ouvrira elle aussi ce mois-ci les inscriptions pour le concours 2016 de l’Inspection générale.

Pas toujours facile néanmoins pour les banques d’attirer les meilleurs éléments vers une fonction souvent considérée (à tort) comme ennuyeuse ou pas suffisamment ‘sexy’ aux yeux des représentants de la génération Y. C’est pourquoi les banques n’hésitent pas à mettre en avant, dans leur communication, divers éléments susceptibles de rehausser l’image du métier.  Voici donc les raisons pour lesquelles vous devriez postuler aux différents concours mis en place par les banques et qui, soi-dit en passant, attire de plus en plus de jeunes femmes depuis quelques années (jusqu’à la moitié des candidatures).

Des descriptions de poste alléchantes

Les « jobs descriptions » sont des argumentaires de poids, ayant recours à des mots forts. Chez BPCE,  l’Inspection générale est considérée comme « un élément essentiel du pilotage du Groupe BPCE, grâce à un audit interne solide, fiable, indépendant réalisé sur toutes les entreprises du groupe et tous les métiers ». La SocGen ne tarit pas d’éloges sur la fonction. « Rejoindre l’Inspection, c’est l’opportunité de découvrir la diversité des métiers de la banque, la diversité des géographies et des cultures qui composent notre Groupe, de travailler dans un environnement jeune et intellectuellement stimulant, de rejoindre une institution reconnue pour l’excellence de ses équipes et la qualité de ses missions, d’intégrer un vivier de futurs dirigeants pour le Groupe ».

Les banques n’hésitent pas non plus à recourir à des illustrations et iconographies reprenant l’ensemble des éléments positifs ayant attrait à la fonction. C’est le cas de la SocGen avec une illustration (voir ci-dessous) en bonne place sur son site dédié où l’on apprend entre autres que 25% des dirigeants du Groupe sont issus… de l’Inspection générale. Guère étonnant dès lors que son directeur général Frédéric Oudéa monte lui-même au créneau dans une vidéo pour faire la promotion de la fonction.

 

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Une évolution professionnelle rapide

Chez les professionnels de la banque, l’Inspection génrale est souvent considérée comme un « accélérateur de carrière ». « Une expérience réussie à l’Inspection générale constitue l’une des préparations les plus efficaces pour prendre ensuite des responsabilités de management dans les métiers du groupe. », explique ainsi Géraud Brac de la Perrière, Inspecteur général au sein du groupe BPCE. A la fin d’un parcours de 6 ans, les inspecteurs issus de cette « voie royale » peuvent poursuivre leur carrière dans tous les métiers qu’offre le groupe.

Des missions variées avec des déplacements à l’étranger

En rejoignant les équipes de l’Inspection générale, les jeunes recrues découvrent sur le terrain, l’ensemble des entreprises du Groupe en France et à l’international, ainsi que la diversité des métiers exercés dans la banque de détail, la banque de grande clientèle, la gestion d’actifs, la gestion privée, les financements spécialisés et l’assurance. « Nous offrons aux potentiels qui nous rejoignent, une intégration sur mesure et un parcours riche de missions en France et à l’international, couvrant l’ensemble des fonctions des entreprises du groupe », poursuit Géraud Brac de la Perrière.

Un recrutement sélectif

Alors que les postes dans les autres métiers bancaires se font rares, l’inspection recrute régulièrement. Mais n’est pas Inspecteur général qui veut. Chez BPCE, le concours comprend une pré-sélection sur dossier, deux épreuves écrites, des entretiens collectifs et individuels suivis d’un grand oral devant un jury composé de dirigeants du Groupe. Même parcours du combattant à la Société Générale avec au menu une étude de dossier, une épreuve écrite (test d’aptitude et exercice de synthèse), un assessment center et une épreuve orale (étude de cas, questions du jury). Chez Crédit Agricole : sélection CV, épreuve écrite (deux synthèses en français et en anglais et une épreuve de logique), deux entretiens avec les RH et deux chefs de mission de l’IG, grand oral face à un jury.

A la fin du processus de sélection, les taux de réussite se situent aux alentours des 2% des CV reçus ! Chaque année, BPCE recrute ainsi une quinzaine de candidats. Ils ne sont guère plus nombreux à entrer à la Société Générale (35 candidats par an) et on estime à une cinquantaine les candidats retenus par Crédit Agricole. Quant à BNP Paribas, elle ne communique pas de chiffres, rappelant simplement que 95% des recrutements se font en interne.

Des témoignages convaincants

Sur leurs sites internet dédiés, les banques mettent en avant des témoignages écrits ou vidéos d’inspecteurs généraux destinés à convaincre les candidats de marcher dans leurs pas. « J’ai trouvé l’expérience à l’’inspection générale extrêmement enrichissante à tout point de vu. A titre personnel, cela m’a permis de voyager un peu partout dans le monde dans des pays très différents de découvrir de nouvelles cultures. Et à titre professionnel, à 32 ans, ça aurait pas forcement était évident pour moi d’accéder au poste que j’occupe aujourd’hui peut-être aussi rapidement », explique dans une vidéo Paul, responsable de la gestion financière chez LCL, et ancien chef de mission à l’Inspection Générale du Crédit Agricole.

Et pour finir, des salaires dignes de ce nom !

A noter que enfin que les banques parlent de salaires « attractifs et évolutifs », sans cependant donner de chiffres précis. Don son étude de rémunération 2015, le cabinet de recrutement Robert Half estime à 35-45 k€ la fourchette de rémunération des métiers de l’audit interne en banque pour les débutants (1 à 3 ans d’expérience), de 45-65 k€ (3 à 6 ans) et plus de 80 k€ au-delà de dix ans d’expérience. A vous de jouer, et que le meilleur gagne !

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