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Faut-il être un canon de beauté pour travailler dans la banque ?

banque

De futures pointures dans une grande banque d’investissement ?

On pourrait appeler ça l’échelle Abercrombie & Fitch : l’idée que pour avancer dans une carrière, il faut avoir les caractéristiques physiques qui ne dépareraient pas dans un casting pour Abercrombie & Fitch.

La journaliste du Financial Times Lucy Kellaway déplorait en juillet dernier la disparition des ‘moches’ des programmes de recrutement des banques d’investissement, cabinets d’expertise comptable, sociétés de conseils et cabinets d’avocats. Les employeurs les plus représentatifs fonctionnent selon elle ‘au faciès’, laissant à l’abandon de vrais talents moins favorisés par la nature.

A plusieurs occasions déjà, nous nous sommes fait l’écho de la prépondérance des physiques avantageux dans la finance. Dans les postes commerciaux en particulier, où l’on trouve une forte concentration de jeunes femmes sublimes – ‘telles la carotte au bout du bâton tendu aux fonds spéculatifs’  pour reprendre les termes du très controversé John LeFevre, auteur des commentaires du compte Twitter @GSElevator. Mais les départements commerciaux ou les banques d’investissement (IBD) sont loin d’être les seuls viviers de jeunes diplômés au visage parfaitement dessiné, issus d’établissements prestigieux ; dans le même ordre d’idée, les fonds spéculatifs ont eux aussi leur lot de traders évoluant cheveux au vent.

Ces observations ont quelques justifications subjectives. D’après une étude réalisée en 2013 par le département de psychologie de l’université de York, voici la synthèse des attentes du public quant au look du banquier moyen :

Average banker face

En d’autres termes, il doit être parfaitement coiffé, plutôt beau garçon, assez brillant, et aussi se croire un miminum supérieur. Comme par hasard, c’est à cette description que correspondent bon nombre des cadres dirigeants d’UBS. Et pourtant, tous les banquiers ne sont pas des Adonis : il suffit pour s’en convaincre de comparer cette image de synthèse avec celles des plus grands banquiers de ces cinquante dernières années.

Afin d’en finir – ou pas ? – avec cette idée reçue, nous nous sommes amusés à dégager quelques statistiques quant au pouvoir de séduction par secteur d’activité, sur la base du pourcentage de personnes déclarant avoir déjà travaillé pour Abercrombie & Fitch. Pour rappel, Abercrombie n’a pendant des années recruté que des garçons aux abdominaux fascinant – aux insolentes tablettes de chocolat et, des filles à la taille de guêpe et à la peau parfaite. Un passage auprès de la marque emblématique de ces dernières années constituerait donc un bon indicateur ‘d’allure conventionnelle’.

Résultat des courses : quel que soit le secteur observé, ceux qui ont par le passé travaillé pour Abercrombie & Fitch ne représentent qu’une infime proportion, mais il ressort que ce pourcentage est plus élevé parmi les personnes travaillant en banque d’investissement. Les anciens employés d’Abercrombie ont essaimé dans toute la finance. C’est par exemple le cas de Rebecca Chandler, l’une des nouvelles analystes d’UBS à Londres, qui a été à la fois mannequin et associée chez Abercrombie, ou de Didi Peng, analyste stagiaire en IBD chez Goldman Sachs à New York –mannequin Abercrombie pendant trois mois en 2013, or encore de Natalie Allen, chargée du recrutement des jeunes diplômés chez Goldman Sachs et ancienne manager chez Abercrombie & Fitch – qu’on imagine donc très au fait sur les critères de beauté…


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