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Les banquiers privés recrutés à Luxembourg de plus en plus chassés à l’étranger

Le secteur de la banque privée au Luxembourg se porte bien, si bien que les candidats locaux ne suffisent plus à répondre aux besoins de recrutements des banques.

C’est le principal changement qui est survenu sur le marché luxembourgeois depuis la crise, nous allons chercher les candidats ailleurs, dans les pays frontaliers comme la France et la Belgique mais aussi de plus en plus en Suisse voire très au-delà de l’Europe , remarque Pascal Meier, managing partner du cabinet de chasse spécialisé Edouard Franklin, invité de la table ronde organisée par l’association Savoirs Partagés lundi au CarréRotondes, consacrée au Développement des compétences et attraction des talents en banques privées. Ainsi, le consultant a été tout récemment en contact avec des banquiers privés basés au Brésil et en Uruguay.

Un nouveau statut fiscal qui aide les recruteurs à attirer les talents étrangers

L’augmentation anticipée du nombre de banquiers privés luxembourgeois (1500 environ aujourd’hui) se fera essentiellement au profit des professionnels étrangers, explique ce spécialiste qui publiera dans un mois sa troisième étude annuelle relative au marché de l’emploi dans la gestion de fortune au Luxembourg.

Le Grand-duché a des arguments à faire valoir : un repositionnement haut de gamme à la suite de la disparition annoncée de l’offshore, il est membre de l’UE (contrairement à la Suisse) et aussi il offre depuis le début de l’année un pont fiscal doré aux financiers étrangers qui font le choix de venir travailler au Luxembourg.

Salaires en progression de 20% en deux ans

En partie cause et conséquence de ce phénomène d’attraction des talents étrangers, les salaires au Luxembourg sont en nette hausse. Selon le cabinet Edouard Franklin, ils auraient augmenté de 20% en deux ans environ. Il est désormais difficile de recruter un banquier privé à moins de 100k euros.

En outre, la demande sur le marché de l’emploi est à la hausse. Nous constatons une augmentation des effectifs front office chez la plupart des grands acteurs internationaux, suisses, belges et français notamment. La priorité est donnée aux marchés méditerranéens, de l’Europe de l’Est, et des desks France, Belgique et Hollande) , précise Pascal Meier.

Le nouveau credo du Life Long Learning

Selon ce spécialiste, les recrutements seraient également significatifs sur les expertises techniques (ingénierie patrimoniale et gestion conseil dédiée à une clientèle très fortunée) ainsi que sur les fonctions réglementaires (compliance, audit interne et risques).

L’exigence en matière de compétences s’est dans le même temps renforcée, ce qui oblige les candidats à se poser toujours la question de leur savoir faire et donc de leur formation (Paperjam). Le CFA et les masters en gestion de patrimoine sont ainsi des éléments de plus en plus différenciants pour les profils de techniciens.

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