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Travailler pour PwC, Deloitte, EY ou KPMG : quelles différences entre les Big Four ?

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Vous avez en tête de travailler pour un Big Four, mais vous hésitez encore dans votre choix. Après tout, ces grands cabinets de conseil et d’audit sont assez semblables. Enfin, cela dépend de qui vous questionnez sur le sujet. « Ils sont tous plus ou moins pareils, confie un recruteur spécialiste des Big Four. Ils vont tous vous faire travailler dur. Ils servent tous des grands corporates. Et partagent la même dimension internationale ».

Jean-Marc Mickeler, responsable des activités Audit dans l’industrie financière pour la France chez Deloitte, nuance : « Les Big Four sont très comparables notamment par leur taille et leur organisation mais des différences existent en matière de culture et d’activités ».

Les employés qui ont connu une mobilité entre ces employeurs peuvent en témoigner : « quand je suis passé de Deloitte à EY, j’ai senti d’importantes différences culturelles, nous confie un professionnel parisien confirmé. L’intégration mondiale est beaucoup plus forte chez EY, beaucoup de choses se font sinon à l’échelon mondiale au moins à l’échelon européen (formation, gestion des ressources, promotions…). En comparaison, Deloitte m’a apparu beaucoup plus franco-français ».

Deloitte et KPMG sont les Big Four les plus gros en termes d’effectifs en France, avec chacun respectivement 11.300 et 9.000 employés. Ceci s’explique par leurs activités en expertise-comptable plus développées et donc un maillage régional plus important (plus de 200 implantations en France chacun).

Pour vous aider à y voir clair, nous avons recueilli les données disponibles, les classements et les témoignages postés sur Internet par les employés des Big Four. Voici les éléments et les arbitrages qui en ont découlés. Si vous avez, vous aussi, des arguments ou contre-arguments, surtout n’hésitez pas à les apporter dans la rubrique commentaires en bas de l’article !

Premier par la taille : Deloitte, PwC

Si vous souhaitez intégrer, parmi les Big Four, l’un des colosses au niveau mondial, ce sera Deloitte ou PwC. Les deux sont régulièrement tour à tour leaders en termes de chiffre d’affaires. Au dernier classement, Deloitte tient la tête avec un chiffre d’affaires mondial en 2017 de 38,8 milliards de dollars, devançant de peu PwC, crédité de 37,7 milliards. EY suit avec 31,4 milliards, tandis que KPMG reste au pied du podium avec ‘seulement’ 26,4 milliards.

Côté effectifs, tous affichent des chiffres équivalents à la population d’une ville moyenne. EY et Deloitte tiennent le haut du pavé avec respectivement 247.570 et 244.000 employés dans le monde à la dernière estimation, suivis par PwC (223.000 employés) et KPMG (un peu moins de 200.000 employés). Avec ses 11.300 employés dans l’Hexagone, Deloitte est aussi en tête en France en termes d’effectifs mais au coude-à-coude avec KPMG (9.000). Loin derrière, EY et PwC comptent environ deux fois moins de salariés dans l’Hexagone (environ 5.000 chacun).

Premier en recrutement en France : Deloitte

En France, les Big Four ont prévu de recruter près de 7.200 personnes en CDI sur l’année fiscale 2017-2018. Deloitte est en tête avec 2.300 embauches prévues, devant KPMG (1.900), PwC (1.700) et EY (1.300).

La part des jeunes diplômés dans ces embauches est partout dominante.Toujours sur l’année fiscale 2017-2018, les Big Four ont ainsi annoncé vouloir recruter plus de 4.000 jeunes diplômés. Deloitte prévoit ainsi d’en recruter 1.460, KPMG 1.000, EY 980 et PwC 700. Au niveau mondial, il est tout autant difficile de les départager. Retenons qu’elles embauchent à elles quatre chaque année assez de jeunes pour staffer une petite banque d’investissement. L’an passé PwC a enrôlé 20.000 jeunes diplômés dans le monde et EY 18.000.

Premier pour le prestige : PwC dans le monde, Deloitte en France

Au niveau mondial, PwC est le meilleur cabinet si vous privilégiez le prestige. PwC est ainsi arrivé en tête du classement américain Vault 2018, devant Deloitte (2e), EY (3e) et KPMG (4e). « PwC a toujours été perçu comme celui qui servait les meilleurs clients », explique un recruteur londonien spécialiste de l’audit.

En France, la donne est légèrement différente. Chez les étudiants d’écoles de Commerce, les Big Four ont de plus en plus de mal à se démarquer les uns des autres et les écarts se resserrent. Dans le dernier classement Universum, on note toutefois une progression remarquable de Deloitte de 8 places, qui, pour la première fois intègre le top10 et prend la tête du secteur. KPMG arrive ensuite à la 11ème place puis EY, qui perd 2 places, arrive 12ème du classement. PwC, en revanche, est loin derrière à la 23ème place.

« Cette progression est le résultat d’une nouvelle stratégie campus que nous avons mise en place en septembre 2016 », explique Sophie Lethimonnier, Associée et DHR France et Afrique francophone chez Deloitte. « Dans ce cadre, nous avons élaboré des actions plus ciblées et personnalisées en lien avec les besoins définis par nos métiers comme, par exemple, des business cases, des évènements dédiés pour nos différents métiers dans nos locaux, des partenariats avec nos écoles cibles et associations. Nous avons également renforcé notre réseau de collaborateurs/ambassadeurs afin d’échanger en toute transparence avec les étudiants ».

Premier pour l’équilibre vie pro / vie perso : aucun

Si vous êtes auditeur ou consultant dans un Big Four, vous travaillerez probablement moins qu’en banque d’investissement. Mais vous allez tout de même travailler dur. Les quatre cabinets sont régulièrement fustigés par leurs employés pour le rythme de travail et les nombreux déplacements, peu compatibles avec une vie de famille. « Stress », « sacrifices », « pression »… sont des mots qui reviennent à la bouche des employés.

Cette contrainte d’investissement personnel est propre à ces métiers chronophages que sont le conseil ou l’audit. Pour mieux concilier sa vie pro et perso, vous pouvez toujours écouter les astuces des banquiers qui connaissent très bien cette problématique.

Premier pour la rémunération : ex-aequo !

Le salaire d’entrée se situe partout dans la même fourchette, c’est-à-dire quelque part entre 33k à 44k€ selon le profil académique, les stages, et le métier. En avançant dans la carrière, il est bien plus difficile d’établir un classement fiable, les rémunérations étant certainement assez semblables à métier et expérience équivalente. Cela dit, vous pouvez toujours vous référer aux études de rémunérations 2018 publiées par les grands cabinets de recrutement.

Crédits photo : Hero Images / gettyimages

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