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Une spirale de la mort attend les asset managers européens s’ils ne recrutent pas et ne changent pas leur politique de rémunération

Les activités de gestion d’actifs des grandes banques et assureurs européens font face à une compétition grandissante de leurs rivales étrangères en matière de captation d’actifs, mais aussi de talents, relève le rapport du cabinet américain Casey Quirk.

Les asset managers européens perdent du terrain

Les prévisions sont inquiétantes : si les acteurs européens ne font rien au cours des deux prochaines années, ils risquent de voir leur part de marché fondre d’ici à 2015 de 72 à 56% sur le continent au profit de spécialistes étrangers indépendants. Et de se laisser entraîner ainsi dans une spirale de la mort, prévient Ben Phillips, partner chez Casey Quirk (FT).

Pour renverser cette tendance, les assets managers européens devront changer leurs pratiques en matière de rémunération et adopter une politique de recrutement volontariste concernant les professionnels de la vente et la distribution, expliquent notamment les auteurs de cette étude.

Si vous travaillez pour une grande structure adossée à une banque ou un assureur européen aujourd’hui, la probabilité pour que votre variable dépasse votre fixe et que vous déteniez des stock-options reste très mince. Cette politique de rémunération pèserait sur la performance et aussi la fidélité des collaborateurs.

Rémunérations : l’exemple anglo-saxon à suivre?

Les compagnies anglo-saxonnes, quant à elles, se présenteraient sous un meilleur jour en proposant des niveaux de rémunération globalement plus avantageux, et davantage corrélés avec la performance des collaborateurs sur le long terme, limitant ainsi le turn-over, suggère l’étude. Cela enclencherait un cercle vertueux:une plus grande création de valeur et, par suite, une plus grande attractivité auprès des clients.

Pour l’heure, à Paris, ce scénario ne semble pas s’être (encore?) concrétisé. Selon Domitille Lamouroux, associée du cabinet de conseil en ressources humaines spécialisé Alchimie Conseil, des acteurs étrangers, à l’instar des boutiques, auraient bien fait le choix de se développer sur le marché français depuis une petite année et d’aller chasser des talents chez les asset managers français. Mais rien qui ne ressemble à une grande offensive déstabilisante, d’autant que les étrangers tendent à s’adapter aux pratiques de rémunération locales même si des différences demeurent, témoigne-t-elle.

La vague du recrutement se fait encore attendre

Les observateurs français reconnaissent cependant que le degré de maturité du marché n’est pas le même que celui des pays anglo-saxons. De fait, il reste encore beaucoup à faire en matière de distribution. Là encore, les recrutements prédits par l’étude peine aujourd’hui à se concrétiser.

Si la gestion tend à s’industrialiser, ce n’est pas encore le cas en matière de vente et de distribution. Nous constatons une reprise des recrutements dans les équipes de vente, la distribution étant l’un des sujets. Il n’y a pas néanmoins de véritable développement chez les grands asset managers français pour qui les réorganisations sont encore d’actualité, relève Domitille Lamouroux.

Encore un peu de patience…

commentaires (1)

Comments
  1. Quand les cabinets de recrutement font la manche, ça donne ce genre d’article.

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