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Êtes-vous sûr de vouloir travailler dans le conseil plutôt qu’en banque ?

carrières en banque et en conseil

Réfléchissez à deux fois avant de vous orienter dans le conseil.

Envisagez-vous une carrière dans le conseil au détriment de la banque ? Travailler pour McKinsey plutôt que Goldman Sachs ? Vous spécialiser dans les présentations PowerPoint au lieu d’Excel ?

Attention, cette option de carrière ne sera pas payante à terme.

Une étude d’Emolument.com, site spécialiste des rémunérations en Finance / Conseil, réalisée pour eFinancialCareers.fr montre qu’un décrochage s’opère très vite en la matière : dès cinq ans d’expérience, les banquiers gagnent près de 35% de plus que leurs confrères employés du conseil en stratégie et management. Un écart qui atteint 42% après plus de 15 ans d’expérience, comme le montre le graphique ci-dessous.

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Pour Alice Leguay, COO chez Emolument, « les cabinets de conseil en stratégie type McKinsey, BCG ou Bain, les divisions conseil des big four ainsi que les banques d’investissement ciblent les mêmes populations de jeunes diplômés des meilleures écoles et universités. Aussi ces employeurs sont amenés à proposer des packages compétitifs semblables, d’ailleurs même leur stratégie de communication et leur processus de recrutements se ressemblent finalement beaucoup ».

Sauf que très vite, les cartes sont rebattues. La politique des banques en matière de bonus lié à des deals bien plus élevés que dans le conseil s’avère un argument différenciant en matière d’attractivité. Pourtant, les cabinets de conseil en stratégie bénéficient d’une aura que n’ont pas les banques ni auprès des jeunes ni auprès des expérimentés, selon la dernière enquête Universum.

Le banquier d’affaires dort, lui, le plus souvent dans son lit

La crise financière et les « affaires » ont détérioré l’image du secteur bancaire, alors que parallèlement le conseil a cultivé une image plus « glamour ». Sur le terrain pourtant, les métiers de consultants et de banquiers d’affaires présentent beaucoup de similitudes : ils sont très stimulants intellectuellement, supposent pour réussir de vrais talents commerciaux et une forte capacité de travail.

« Les banquiers d’affaires restent certes tard au bureau mais à 2h du matin, ils rentrent chez eux, relève cependant Alice Leguay d’Emolument, ancienne banquière d’affaires. Les consultants, eux, peuvent être régulièrement envoyés pendant plusieurs mois sur des missions loin de leur domicile, et ne voir leur famille que le week-end. Lorsque les banquiers d’affaires voyagent pour des road shows, ceux-ci ne durent que quelques jours ».  

Quoi qu’il en soit, les deux métiers offrent d’excellent tremplin pour la carrière future dans l’industrie comme dans le private equity. Le critère le plus différenciant reste donc la rémunération, surtout si vous envisagez de partir à Londres, où dès le milieu de carrière les professionnels sont payés du simple au double selon s’ils travaillent dans le conseil ou en banque d’affaires. Si à Paris les écarts ne sont pas aussi flagrants qu’à la City, les chiffres parlent cependant d’eux-mêmes…

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