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Dexia et Fortis repêchées, emplois préservés ?

Après les caisses de Fortis renflouées, Dexia a, elle aussi, obtenu un soutien financier étatique. Ces sauvetages garantiront-ils pour autant la pérennité des emplois au Luxembourg?

Mercredi dernier, l’ALEBA (Association luxembourgeoise des employés de banque et assurance) se félicitait des actions de l’État luxembourgeois visant à aider financièrement Fortis et Dexia, considérant qu’il s’agissait d’un pas important en vue de la sauvegarde des emplois.

Le gouvernement luxembourgeois a été plus affirmatif encore, considérant que ces mesures de sauvetage étaient indispensables. La situation sociale aurait été dramatique pour les employés. Dexia et Fortis sont de gros employeurs dans le pays, a défendu le ministre du Budget, Luc Frieden. Elles comptent respectivement 3700 et 2680 employés.

Les deux établissements veulent également rassurer les salariés inquiets. Carlo Thill, président du comité de direction de Fortis, a récemment déclaré : Nous n’avons jamais fait de licenciements massifs au Luxembourg et nous ne l’envisageons pas . Même son de cloche chez Dexia : Nous ne pensons pas que les activités de la banque vont changer fondamentalement et nous avons donc toujours besoin du personnel, a réaffirmé Tom Anen, responsable de communication. À l’allure où les marchés évoluent, la prudence est toutefois de mise.

Quant à la politique de recrutement, si aucun gel n’est annoncé, les nouvelles embauches seront certainement regardées à la loupe. Les futurs recrutements se feront de manière plus ciblée, reconnaît Tom Anen, rappelant que, depuis le début d’année, environ 80 nouveaux collaborateurs ont intégré la banque Dexia.

Le pire est-il devant nous ? Cette relative confiance résistera-t-elle aux semaines à venir ?

commentaires (2)

Comments
  1. Quand on écoute l’Aleba, on a le sentiment que le boulet est passé prêt. Mais si d’autres banques commencent à avoir des signes de faiblesse important, le gouvernement sera-t-il toujours prêt à mettre la main au portefeuille ?

    Je pense que la mesure était la bonne mais à terme ce n’est pas la solution. Espérons donc que la situation ne se dégrade pas plus !

  2. Je suis aussi pas mal sceptique. Ce qui me frappe c’est la prudence des propos : nous ne l’envisageons pas , nous ne pensons pas . En fait, ils ne sont sûrs de rien mais tentent coûte que coûte de rassurer leur monde. Si maintenant la crise perdure voire s’amplifie, ils savent très bien que leur optimisme de façade n’aura plus grande valeur. Et s’il faut licencier ils le feront quand même. Pas à l’anglo-saxonne, en mettant des centaines voire des milliers de gens au tapis mais de fortes incitations aux départs par exemple…

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