Middle-office : les quatre tremplins vers le trading

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Si vous avez toujours voulu faire du trading, et que vous n'avez pas réussi à obtenir un poste de trader à la sortie de l'école, il y a de quoi être contrarié.

Dans la plupart des banques, un MBA vous aidera au mieux à décrocher un job en M&A ou en capital markets, mais rarement sur un poste de sales ou de trader. Autant dire que le chemin pour y arriver s'annonce particulièrement incertain et laborieux.

Heureusement, il existe d'autres voies vers le trading desk, moins onéreuses qu'un MBA. Les voici listés, ci-dessous, par ordre de probabilité.

1) Assistant trader

Décrocher une place comme trader repose sur votre capacité à être visible auprès des personnes qui sont déjà en poste. Pour cela, la meilleure méthode consiste à devenir l'assistant de ces derniers.

Juniors souvent en stage, CDD, VIE, les assistants traders enregistrent, entre autres choses, les deals, travaillent sur les calculs de risque, prennent les ordres basiques des clients, et aident le back-office en cas de problème. Théoriquement, ces derniers sont appelés à se réincarner un jour en trader.

La moindre relation avec les clients vous donne un avantage, explique Grant Ashton, l'ancien responsable européen du credit trading chez Barclays Capital. Les assistants peuvent ainsi comprendre la dimension purement transactionnel d'un deal.

Selon un trader expérimenté sur les matières premières au sein d'une banque européenne, l'autre avantage tient au fait que ces postes prolifèrent au rythme du renforcement des contrôles des banques. Dans le passé, nous n'avions pas tous ces assistants. Ces fonctions se sont désormais largement répandues ces derniers temps, commente-t-il.

2) Support IT

Vous ne deviendrez certainement pas trader si vous travaillez sur les systèmes IT pour le département RH, mais vous avez peut-être vos chances si vous travaillez en support du trading floor.

J'ai vu plein de profils IT s'orienter vers le trading, témoigne Ashton. Les traders sont très dépendants du support informatique, en particulier ceux qui maitrisent les nouveaux systèmes de trading electroniques et les MTF (Multilateral Trade Facilities).

Comme tous les autres jobs mentionnés ici, vos chances reposent largement sur votre motivation. La meilleure démonstration de celle-ci consiste, par exemple, à passer le Certificate in Securities and Financial Derivatives, organisé par le Chartered Institute of Securities and Investment.

3) Analyse / Contrôle du risque (de marchés en particulier)

La couverture du risque de marchés n'est plus perçue comme une fonction de middle-office. Les professionnels actifs dans ce domaine sont désormais largement impliqués dans les décisions liées aux opérations de trading. C'est donc la suite logique pour eux que d'avoir un jour leur propre P&L à gérer, explique David Butter, du cabinet de recrutement spécialisé GRS.

Certaines banques sont plus ouvertes sur ce type de transfert que d'autres, selon ce consultant, qui n'a cependant pas souhaité mentionner de noms.

4) Product control

Il ne faut jamais dire jamais. Si vous être product controller, ou contrôleur des résultats comme on les appelle aussi, mieux vaut toutefois ne pas vous faire trop d'illusions. Ainsi que nous vous avions déjà prévenu.

Pourquoi ? Les product controllers trainent la réputation d'être des (1) comptables zélés, autistes à leur occasion;(2) manquant de flair;et (3) barbants. La plupart du temps, les traders détestent leurs product controllers, témoigne Grant Ashton. Il faut sans arrêt ramer avec eux et ils finissent toujours par vous dire que vos paramètres et autres résultats n'ont pas été correctement reportés.

Pour cet ancien trader, ces derniers ont ainsi plus de chance de s'orienter vers le métier de vendeur que celui de trader.

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