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Entretien d’embauche : les cinq erreurs à éviter pour réussir une étude de cas

étude de cas conseil

La partie la plus difficile dans un entretien pour décrocher un poste dans un cabinet de conseil en stratégie est sans doute l’étude de cas, pour laquelle il vous faut détailler un hypothétique problème et émettre une recommandation. Cela revient essentiellement à faire le job auquel vous postulez, à la nuance près que vous présentez votre proposition à celui qui pourrait devenir votre boss plutôt qu’à un client.

Il est essentiel que tout ceci se passe le plus possible sur le ton du business. Démontrez vos connaissances, posez les bonnes questions et restez cool, même si c’est plus facile à dire qu’à faire. Nous avons demandé à deux consultants, en poste dans deux cabinets de conseil en stratégie parmi les plus prestigieux, de détailler les plus grosses bourdes de candidats durant les entretiens. L’une d’entre elles est plus que récurrente, puisqu’elle apparaît dans la quasi-totalité des entretiens. Si vous parvenez à éviter les cinq erreurs qui suivent, tout devrait bien se passer.

Vous êtes trop nerveux… ou trop bavard

Les entretiens sur les études de cas sont censés être particulièrement difficiles. En fait, si vous y passez peu de temps en pensant vous en être bien sorti, c’est sans doute que vous n’avez pas posé les bonnes questions et que vous êtes plutôt passé à côté…

Face à une question difficile qui met leur cerveau en ébullition, les candidats ont tendance à choisir l’une de ces deux options : bredouiller quelques mots ou s’engager dans un monologue interminable dénué de toute méthode. Le mieux serait d’éviter les deux. Personne ne vous prendra de haut si vous demandez 30 secondes ou une minute pour reprendre vos esprits et proposer un vrai plan, et c’est bien mieux que de débiter des inepties ou chercher désespérément ses mots.

Et n’oubliez pas les exercices pratiques sur les études de cas, que vous pouvez faire avec d’autres jeunes diplômés plutôt que de rester le nez plongé dans vos bouquins. Cela pourra toujours vous servir.

Vous n’avez pas répondu à la question

L’objectif des entretiens d’études de cas n’est pas de répondre correctement à une question – puisqu’il n’y a en règle générale pas de ‘bonne’ réponse – mais plutôt d’évaluer la méthode par laquelle vous êtes parvenu à une conclusion en particulier. Vos interlocuteurs veulent vous voir poser les bonnes questions, utiliser des modèles et proposer des hypothèses solides, tout en vous adonnant à un peu de calcul mental.

Cependant, si la méthode est essentielle, il vous faudra tout de même donner une réponse ou exprimer une recommandation fondée. « Certains candidats se laissent embarquer dans leur analyse au point d’oublier de répondre à la question initiale », nous a indiqué l’an passé Keith Bevans, directeur du recrutement chez Bain & Co.

Exposez à votre interlocuteur toutes les variables et considérations mais terminez toujours l’étude de cas par une recommandation qui tient la route.

Vous n’avez pas su intéresser votre interlocuteur

Les meilleurs cabinets de consulting font preuve d’une sélection impitoyable. Malheureusement pour eux, cela les oblige à mener des centaines d’entretiens. Et du fait que les entretiens d’études de cas se passent généralement en groupe, les recruteurs et directeurs du recrutement y passent bien souvent un temps infini.

Conséquence directe : ils s’ennuient très vite. Ce qui veut dire deux choses : en premier lieu, il n’est pas rare qu’ils balancent facilement des données hors de propos ou des informations hors contexte – juste pour créer une certaine confusion. Dans cette optique, attendez-vous à devoir répondre à des questions complètement farfelues. Les recruteurs distillent parfois des informations totalement déplacées – juste pour vous embrouiller. Il vous faudra alors poser plus de questions complémentaires que vous ne le pensiez.

Vous devrez ensuite vous attaquer à leur ennui en vous montrant énergique et passionné. Les candidats sont souvent tellement stressés par le contenu de leur discours qu’ils en oublient de soigner leur façon de parler. Il peut être utile de poser des questions certes peu habituelles, mais intéressantes au demeurant, tout comme de mentionner des détails infimes ou sensoriels qui feront que le recruteur se souviendra de vous.

Vous n’êtes pas bon dans la prise de notes

Il y a deux manières de saborder votre prise de notes : soit ne pas en prendre du tout, ou faire comme si quelqu’un vous dictait une lettre. Il suffit largement de griffonner les informations capitales, en particulier les chiffres si on vous en donne, au fur et à mesure que vous avancez, dans l’éventualité où vous oublieriez des aspects essentiels du cas qui vous est soumis.

Quoi qu’il en soit, inutile de gribouiller jusqu’au moindre mot. Essayez, autant que faire se peut, de garder le contact visuel comme si vous étiez face à un client.

Vous restez bloqué sur le modèle à utiliser

Une partie de votre préparation aux études de cas doit s’attacher à la compréhension des modèles ou des concepts de base et des formes d’analyse les plus usitées dans la mise en place d’un business avec un client. Les recruteurs posent souvent les questions qui vous aiguilleront vers le bon modèle à utiliser. Sachez cependant que ce n’est qu’un point de départ.

Les cabinets de conseil attendent de vous que vous identifiiez le modèle adéquat et que vous développiez votre propre analyse, spécifique au cas qui vous est soumis. Les candidats s’enlisent souvent dans un schéma en oubliant qu’ils sont dans une discussion business.

commentaires (1)

Comments
  1. Excellent article avec lequel je ne peux qu’être d’accord. Pour compléter l’article, de très bons conseils et études de cas à résoudre sont disponibles ici : http://www.mcearney-consulting.com

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