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Goldman Sachs rejetée dans l’opinion : haine ou simple jalousie ?

goldman sachs reputation

Goldman attire les foudres... et les louanges.

Goldman Sachs a trusté les unes de la presse au début du mois suite à son classement par Harris Poll en tête des sociétés américaines les plus détestées, devant les responsables de marées noires et les fournisseurs d’accès à Internet peu soucieux de la qualité de leur service clients. Il est quelque peu étrange de voir Goldman en tête de cette liste alors que la société a peu d’interactions avec le grand public. Car au bout du compte, le sondage Harris prend en compte les opinions des Américains moyens, et 99,99% d’entre eux n’ont jamais eu le moindre contact direct avec Goldman Sachs.

Alors d’où vient le problème ? Il trouve probablement sa source dans un cocktail où se côtoient les interminables retombées de la crise financière, le fait que les banquiers continuent de faire beaucoup d’argent, et l’image de la banque – qui incarne pour beaucoup la banque d’investissement dans son ensemble. Sans compter que l’écart croissant des salaires a constitué l’une des préoccupations majeures l’an dernier aux Etats-Unis, tombé dans la “pikettymania

Quoi qu’il en soit, l’opinion publique américaine semble peu encline à apprécier Goldman Sachs – ce qui ne veut pas dire qu’elle ne l’admire pas. Goldman apparaît en effet au 23ème rang sur … 1.400 grands groupes au classement général des ‘sociétés les plus admirées’, publié par le magazine Fortune.

Néanmoins, force est de constater que le panel diffère sensiblement de celui de Harris. Fortune n’a pas consulté le grand public, mais a compilé les réponses de 4.104 cadres, directeurs et analystes financiers issus d’une multitude de secteurs. Si l’on filtre les réponses des seuls professionnels du secteur bancaire, Goldman ressort comme la méga banque la plus admirée au monde.

Dans le classement des banques, elle termine première en matière d’innovation, de gestion des talents et de compétitivité. Goldman décroche une médaille d’argent pour l’utilisation de ses actifs, la qualité de sa gestion, sa santé financière, la valeur de ses investissements à long terme et la qualité de ses produits et services. Elle n’affiche un résultat médiocre que dans une seule catégorie : la responsabilité sociale des entreprises.

En outre, Goldman arrive en tête des 1.400 sociétés pour sa capacité à attirer, développer et retenir les talents – battant Google, Facebook et Apple. La banque a déjà annoncé ce mois-ci que ses recrutements pour 2014 avaient représenté 3% des candidatures reçues.

Au bout du compte, l’édito d’Epicurean Dealmaker avait probablement raison. Goldman Sachs n’a que faire de votre opinion… hormis si vous êtes un client, un candidat ou un concurrent. Si vous appartenez à l’une de ces trois catégories, il semblerait que vous ne puissiez pas la porter en plus haute estime.

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