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20% de banquiers d’investissement en moins en quatre ans, mais…

banquier fin du tunnel

Certains banquiers voient la lumière au bout du tunnel

… Le marché du travail en banque d’investissement serait-il entré dans une période plus paisible après l’enfer des licenciements par dizaine de milliers du début des années 2010 ? Si les établissements bancaires sont toujours prompts à souligner la nécessité des politiques de réduction des coûts, le rythme des coupes semble en effet ralentir. Pour le second semestre 2014, seulement 200 emplois ont été supprimés dans les front offices des grandes banques d’investissement dans le monde, d’après la dernière étude du cabinet de recherche et d’analyse Coalition. Un chiffre qui contraste fortement avec les 1.900 suppressions du 1er semestre.

Les effectifs ont ainsi continué de diminuer en 2014 de 4% par rapport à 2013, soit à un rythme légèrement supérieur à l’année précédente 2013, comme l’indique le tableau ci-dessous. Mais heureusement loin de l’année noire de 2012 où en un an 12% des postes avaient disparu.

Banking-headcount

Les perdants

Sans surprise, les équipes de taux, change et matières premières (FICC) sont celles qui ont payé le plus lourd tribut l’an passé avec une diminution de 9% du nombre de professionnels employés par les banques. Pas très étonnant puisque les revenus de ces activités dans les 10* plus grandes banques dans le monde ont baissé de 7% en 2014 à 69,4 mds de dollars. Ce dernier chiffre a été divisé par deux depuis 2009. Maigre lot de consolation pour les traders et les vendeurs : les revenus des activités FICC se sont légèrement redressés fin 2014.

Au vu des résultats détaillés ci-dessous, les professionnels du crédit et des taux sont probablement ceux se trouvant dans la situation la plus compliqué (revenus en baisse de 14% et 11% dans les activités respectives). En revanche, les professionnels des matières premières peuvent retrouver le sourire : après deux années consécutives de baisse, les revenus sont en hausse de 9% en 2014.

FICC

Les gagnants

Les banquiers d’affaires ont, de leur côté, quelques arguments à faire valoir cette année. L’an dernier, les revenus M&A ont bondi de 16%, les banquiers ECM ont affiché 11% de croissance. Pourtant les effectifs ont diminué de 1% dans l’ensemble de ces activités IBD l’an dernier.

Une baisse similaire des effectifs (-1%) a été relevé dans les métiers actions (equities), pourtant les revenus ont nettement chuté : -11% en un an pour les activités de cash equities et -8% pour les dérivés actions. Seules les activités de primes services (ensemble des services dédiés aux investisseurs institutionnels et hedge funds) ont tiré leur épingle du jeu (+11% des résultats).

IBD

Equities

Ces chiffres doivent cependant être mis en perspective. Depuis 2010, les effectifs de front office tous métiers confondus ont été réduits de 20%. Les plus grosses coupes ont été constatées parmi les équipes de vente et de trading de fixed income (-27% de professionnels en moins), devant les équipes actions (-16%) et les équipes de banque d’affaires (-13%).

Sur la base de ces chiffres, il n’y a en réalité que trois divisions en banque d’investissement où il fait “bon” travailler aujourd’hui : les équipes ECM, M&A et prime services. Quoique ce dernier n’est pas dans une situation si favorable que ne laisse penser cette étude. J.P.Morgan a souligné que ces activités pouvaient potentiellement être une cible privilégiée si elle devait réduire sa voilure en banque d’investissement. En outre, Credit Suisse et Barclays ont déjà pris ce chemin, du fait de la nature de ces activités gourmandes en capitaux propres.

Enfin, pour terminer, si les marges opérationnelles des banques d’investissement ont décliné de 37% en 2012 à 33% en 2014, ceci s’explique surtout par la hausse des coûts générés par les nouvelles exigences réglementaires et technologiques, explique le rapport de Coalition. Malgré cela, les banques ont continué à dépenser plus pour la rétention de leurs talents. De quoi apporter une lueur d’espoir aux professionnels du secteur.

*Les 10 banques utilisées comme échantillon pour les études de Coalition sont Bank of America Merrill Lynch, Barclays, BNP Paribas, Citi, Credit Suisse, Deutsche bank, Goldman Sachs, JP Morgan, Morgan Stanley et UBS.

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