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Qu’est-ce que les nouveaux analystes recrutés par les banques américaines ont de si spécial ?

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Votre but est d’intégrer une banque d’investissement à la fin de vos études ? Vous avez candidaté pour un stage d’été ou un poste d’analyste dans plusieurs établissements anglo-saxons. Maintenant que la période de candidature se clôture, vous enchaînez – idéalement – sur une série d’entretiens et leur kyrielle de questions plus ou moins piégeantes, avec l’espoir de faire bonne impression. Mais comment faire la différence ? Et quels critères retiennent surtout l’attention de ces recruteurs exigeants ?

Pour répondre efficacement à ces questions, le chemin le plus sûr est d’étudier le profil des nouvelles recrues. Par chance, le régulateur britannique la FCA (Financial Conduct Authority) enregistre ces nouveaux « analystes ». Ainsi, l’équipe d’eFinancialCareers a pu enquêter sur les jeunes diplômés qui ont réussi à intégrer Goldman Sachs, JP Morgan et Bank of America  Share on twitterà Londres depuis cet été. Voici donc résumées les principales qualités et atouts qui ont rendus ces jeunes banquiers si « désirables » aux yeux des grandes banques d’investissement américaines.

1 – Un cursus d’élite sinon rien

Vos chances de départ sont largement conditionnées par l’école ou l’université que vous fréquentez. Les candidats français qui ont rejoint les rangs de ces banques d’investissement prestigieuses ont par exemple étudié à HEC, l’INSEAD ou encore Sciences Po Paris. La grande majorité des analystes recrutés à Londres restent issus des universités britanniques d’élite (Oxford, Cambridge, Imperial College London, London School of Economics, Warwick), et à la marge certains sont diplômés d’une grande université d’Europe continentale ou nord-américaine.

2 – Avoir étudié un certain type de matières

Sans surprise, les jeunes recrues de cette année ont étudié la finance, le commerce et l’économie ou encore un cursus d’ingénieur voire de physique. Les exceptions existent. Les banques d’investissement anglo-saxonnes cultivent une certaine tradition pour le recrutement de profils issus des sciences humaines ou des arts (« liberal arts » en Anglais), ravivée récemment après la crise et la difficulté croissante d’attirer les jeunes talents. Peut-être plus encore que les autres, ces profils-là doivent prouver qu’ils sont des élèves brillants et/ou impressionner avec leurs activités extra-scolaires (voir plus bas).

3 – Un carnet de notes irréprochable

Les banques d’investissement ne cachent pas leur penchant pour l’excellence académique. Share on twitter Autrement dit, parmi les étudiants d’élite, ces employeurs vont avoir tendance à cibler les meilleurs, ceux qui ont obtenu un « first class degree », autrement dit une mention et/ou ayant obtenu une bourse au mérite (« scholarships »).

4 – Avoir étudié à l’étranger est un vrai plus

Les jeunes analystes embauchés cette année par les leaders du secteur ont souvent suivi leurs études, au moins en partie, hors de leur pays d’origine. Ceci est particulièrement vrai pour les étudiants d’Europe continentale. Un profil d’étudiant cosmopolite est donc un argument de poids à mettre en avant lors des entretiens, en particulier chez Goldman Sachs.

5 – Avoir réalisé un stage  au préalable dans la banque d’investissement visée

La meilleure façon pour les banques de ne pas se tromper dans leurs recrutements de jeunes dip est encore d’avoir eu l’occasion de les tester, notamment lors de stages d’été ou stages de découverte. Ceci est vrai pour toutes les banques d’investissement. Par exemple, chez SocGen, 50% des embauches d’analystes et d’associates proviennent du pool de candidats formé par les anciens stagiaires, alternants et VIE. Cependant cela ne suffit pas. Les banques veulent déceler un engagement précoce des candidats pour une carrière en finance.

6 – Avoir réalisé de nombreux stages …

Pour donner des gages aux banques d’investissement sur le sérieux de votre candidature, il faut additionner les expériences professionnelles pendant vos études. La plupart des analystes recrutés ont ainsi enchaîné les diverses formules de stages, plus ou moins longs (« spring insight weeks » ; « summer internships », « année de césure »…).

7 – … aussi divers que possible dans la finance

Outre l’accumulation d’expériences professionnelles pendant votre cursus universitaire, la qualité et la diversité des stages font aussi la différence. Les banques d’investissement n’aiment pas forcément les expériences redondantes. Avant d’être embauchés en M&A ou sur les marchés, de nombreux jeunes analystes ont ainsi réalisé des stages dans divers champs de la finance : de la gestion d’actifs, aux hedge funds en passant par la gestion de fortune ou les Big Four.

8 – Des activités extra-scolaires qui témoignent d’un engagement sérieux pour la finance

Face aux défections croissantes des banquiers juniors, la hantise des banques est de recruter des jeunes qui planifient une première expérience en banque seulement comme un tremplin Share on twitter vers d’autres carrières. Aussi veulent-elles avoir la garantie de recruter des jeunes professionnels sincèrement passionnés. Les banques cherchent des preuves de cet engagement dans la participation active – et idéalement la direction – d’un Club Finance (ou d’une « Finance Society »). De nombreux analystes recrutés cette année ont également, pendant leurs études, joué le rôle d’ambassadeur de leur futur employeur dans leur campus en informant les étudiants et en participant activement aux évènements organisés par la banque avec leur école. Alors qu’il était encore étudiant à la London School of Economics, Mark Jones qui vient d’intégrer l’un des trading desks de Goldman à Londres a, pour sa part, fait valoir une expérience de 9 mois en tant qu’analyste pour ‘Global Platinum Securities’, un fonds en actions long-only de 200 k$ managé par un groupe d’étudiants d’élite. Enfin, les activités de nature commerciales sont, sans conteste, un atout. Un nouvel analyste chez JPMorgan avait par exemple vendu de la publicité pour le journal de son université (Warwick) notamment à … JPMorgan.

9 – Les banques fans des compétitions

Pour taper dans l’œil des banques d’investissement, rien de mieux que d’afficher votre triomphe à une compétition en lien avec une discipline scientifique particulièrement valorisée, à l’instar des Olympiades de mathématiques, d’économie ou encore de physique. Décrocher une bonne place dans un Trading Game, en particulier s’il est organisé par la banque, est également un moyen efficace de se faire repérer, de même qu’être lauréat d’un concours type QuantAwards. Les awards et autres prix décrochés dans le champ de la programmation informatique sont aussi très appréciés.

10 – Les banques d’investissement aiment bien les sportifs (mais pas n'importe lesquels) Share on twitter

En passant au crible le profil des nouvelles recrues des banques américaines, il est difficile de ne pas remarquer les prouesses sportives des uns (un ancien joueur professionnel de basket hollandais, un ex-membre de l’équipe serbe de voile) ou l’implication des autres dans un club sportif de leur université. Attention pas n’importe quel sport : le tennis, le rugby, la voile, le canoë-kayak, et les sports de combat (l’une des nouvelles recrues de JP Morgan appartient au HEC Fight Club) figurent manifestement parmi les activités sportives les plus valorisées dans la culture de ces employeurs.

Au-delà des traits communs, vous voulez des noms et des parcours ? Reportez-vous aux articles parus sur notre site anglais concernant Goldman Sachs ICI et , et en cliquant sur les liens  hypertexte pour JP Morgan et Bank of America.


 

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