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Au fait, qu’est ce qui motive (encore) les jeunes à devenir banquier ?

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Alors que l’attractivité et la guerre des talents sont au cœur des préoccupations de l’industrie financière à l’heure de la mutation digitale, les établissements financiers peinent de plus en plus à convaincre les jeunes d’y faire carrière. Pourtant, la nouvelle étude* conjointe de Deloitte et Universum consacrée au sujet montre que les secteurs de la banque et de l’assurance ont encore quelques arguments pour convaincre. Encore faut-il que ces derniers prennent en compte les désidératas des étudiants en finance.

Pour quelles raisons, les étudiants s’orientent-ils vers l’industrie financière ? Sans surprise, la rémunération avant toute chose (pour 57,3% d’entre eux). D’ailleurs, « les attentes en termes de rémunérations sont considérablement plus importantes chez les futurs actifs en banque et en assurance Share on twitter que pour l’ensemble des étudiants (près de 14% de plus). Les étudiants en assurance souhaitent être payés 36,8 k€, en banque 39 k€ et en banque d’investissement 40k€ », précise déclare Philippe Burger, Associé responsable Capital Humain chez Deloitte. Quasiment à égalité avec la rémunération, vient le prestige de l’établissement pour lequel ils se voient travailler (pour 57% d’entre eux).

Un tremplin plus qu’une vocation ?

En débutant en finance ces futurs jeunes diplômés aspirent aussi à se constituer une référence professionnelle : « Le secteur de la finance apparaît de plus en plus comme un accélérateur de carrière, explique Michel de la Bellière, Associé responsable Assurance chez Deloitte, qui fait également remarquer que « contrairement aux autres pays européens, les talents français apparaissent davantage préoccupés par leur avenir et leur carrière que par leur poste actuel ».  

Autrement dit, un passage dans l’industrie financière doit constituer une véritable carte de visite pour la suite de leur carrière, et ceci n’est pas uniquement une source de motivation, c’est aussi et surtout leur principale attente à l’égard du secteur, comme le montre le graphique (en anglais), ci-dessous. Et Michel de la Bellière, Associé responsable Assurance chez Deloitte de rappeler à cet égard que « ce sont les compagnies d’assurance, qui investiront davantage dans les technologies numériques et l’innovation, qui deviendront plus attrayantes aux yeux des jeunes. »

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Enfin, il est intéressant de constater l’évolution des objectifs professionnels de ces étudiants en finance au cours des dernières années. « En 2008, le souhait d’un bon équilibre entre vie privée et vie professionnelle était la première priorité des étudiants français orientés banque. Suite à la crise financière, cette aspiration a été reléguée à la 3ème place alors qu’elle demeure en première position dans plusieurs autres pays européens », commente Damien Leurent, Associé responsable Industrie Financière chez Deloitte.

À l’inverse, la volonté d’une carrière internationale n’a cessé de croître pour arriver en première position des objectifs que se sont fixés ces futurs financiers. Cette quasi-inversion de tendance ne surprend pas en France, où 27% des jeunes diplômés qui souhaitent partir à l’étranger (toutes disciplines confondues) concrétisent une expatriation, selon l’étude « Humeur des Jeunes Diplômés » de Deloitte / Ifop (2014).

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Les établissements financiers savent donc à quoi s’en tenir. Et en matière d’attractivité, il y a urgence pour les groupes financiers français Share on twitter. Dans le classement Universum des secteurs préférés des étudiants français, le secteur bancaire a cédé cette année sa 2e position au profit des services informatiques, derrière la grande consommation n°1 du Palmarès avec LVMH et L’Oréal en tête des entreprises les plus courtisées par les jeunes diplômés. La difficulté des banques à séduire les jeunes femmes est encore plus prégnante : bien que la population interrogée soit à 58% féminine, les étudiants qui s’orientent vers les métiers de la finance sont majoritairement masculins : 60% dans les métiers de la banque d’investissement. Un constat qui n’est pas à même de faire progresser la mixité dans les cercles de management de l’industrie financière en France où la présence des femmes n’excède pas un dirigeant sur cinq.

*L’enquête a été réalisée auprès d’un panel de 174 000 futurs jeunes diplômés dans 31 pays.


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