☰ Menu eFinancialCareers

Comment tirer le meilleur de votre réseau école

Le Financial Times a publié son classement des masters en finance où plusieurs écoles françaises caracolent en tête. Pour le FT, l’une des clés de leur succès est l’excellente capacité de ses anciens à réseauter entre eux. En parlant d’HEC, la supériorité de l’école de commerce française est en partie due aux succès de son réseau d’anciens élèves , décrypte le journal.

Il est vrai que les réseaux de grandes écoles françaises se comptent souvent en dizaine de milliers de membres (37 000 pour l’Essec et 22 000 pour Skema par exemple). Mais encore faut-il savoir comment tirer le meilleur de son réseau école. Voici quelques astuces pour l’utiliser au mieux…

1) La chasse aux Alumni

Les grandes écoles disposent pratiquement toutes d’un annuaire papier et d’un site Internet dédié aux anciens élèves, surnommés les Alumni dans le jargon étudiant. Pour y accéder, on vous demandera le plus souvent de verser une cotisation, qui vous permettra par ailleurs de bénéficier de nombreux autres avantages comme des entretiens de conseils en carrière par exemple. Nous mettons tout en ceuvre pour que notre association soit dynamique, active, proche des attentes et des besoins des Alumni, explique Mahamadou Sako, Président d’ESSEC Alumni. Pour réussir, l’Association s’appuie sur l’adhésion des diplômés qui contribuent à lui donner les moyens nécessaires à son développement au bénéfice de tous les Alumni .

Tel est le prix à payer pour promouvoir la notoriété de l’École ainsi que celle du réseau des diplômés au sein des entreprises et cabinets de recrutement. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les grandes écoles ne manquent pas d’imagination dans ce domaine. Pour preuve, elles organisent régulièrement à destination de leurs anciens élèves des manifestations professionnelles, culturelles et amicales : afterworks en France et à l’international, forums emploi, rencontres étudiants-diplômés-entreprises, simulations d’entretiens d’embauches réalisés par les diplômés, etc.

À l’ESG, par exemple, des conférences sont animées tous les mois par des experts en gestion de carrière sur des thèmes aussi variés que : les clés de la réussite du manager, la négociation salariale, comment booster sa carrière grâce au réseau, comment gérer son stress au travail, etc.

Outre les anciens diplômés, n’oubliez pas que certains de vos enseignants sont parfois des professionnels en exercice et peuvent parfois appuyer la candidature d’un bon élève de l’école auprès de leur entreprise.

2) Bien cibler votre contact

Parmi les démarches à proscrire : jouer la carte ‘diplômé’ alors que vous ne savez pas ce que vous voulez faire, que vos CV et lettres de motivation ne sont pas finalisés ou que vous n’avez aucune info sur la société. Le réseau est une ressource fragile si on l’entretien mal ou si on en fait un usage abusif. Pensez aux générations futures , peut-on lire sur le site des anciens diplômés de Skema Business School.

Une fois que vous avez défini ce que vous recherchiez précisément, évitez de téléphoner directement au diplômé sans contact email préalable. Écrivez de préférence depuis votre adresse mail école (email@ecole.com), précisez le nom de l’école dans l’objet et dans le corps du message votre statut académique (ex : 2e année du programme). N’oubliez pas de joindre votre CV et votre lettre de motivation dès le premier courriel. Fournissez à votre contact les infos utiles : fonction désirée, durée, dates de disponibilité, lieu, rémunération mini si besoin, autorisation/incitation à faire circuler votre CV et votre lettre de motivation. Je cherche un stage à l’étranger en finance ou marketing pour améliorer mon anglais est vague, indécis et montre une motivation qui n’apporte rien à l’employeur.

Enfin, personnalisez votre demande en fonction du diplômé, son poste, son ancienneté, sa société et sa région. Un emailing de masse peut vous griller auprès du réseau et incite les diplômés à ne plus prendre au sérieux les demandes des étudiants. Mieux vaut bien cibler 3 ou 4 anciens qu’en pâmer 150 ! Ceci dit, dans votre démarche, rien ne vous oblige à faire cavalier seul. N’hésitez pas à trouver un ou plusieurs étudiants de votre promotion qui ont un projet professionnel similaire au vôtre et constituer avec eux un groupe pour solliciter les conseils d’un ‘ancien’ déjà en poste , conseille ainsi Manuelle Malot, directeur Carrières et Prospective de l’EDHEC Business School.

3) N’attendez pas qu’on vous décroche la lune

Ne demandez pas directement un stage ou un emploi. Sauf s’il a une mission vous correspondant au bon moment, ce qui est peu probable, le diplômé ne vous donnera pas un stage ou un emploi tout fait. Il est là pour vous apporter le petit quelque chose qui vous fera éventuellement passer devant d’autres candidats, rien de plus , rappelle-t-on chez Skema Business School.

Demandez plutôt des conseils pour postuler à une offre existante : un contact RH pour une candidature spontanée ou bien des informations sur les valeurs de la société. Le diplômé vous répondra plus facilement et vous aidera éventuellement davantage s’il le peut. Profitez-en pour lui demander des conseils ou au moins un avis sur vos projets.

4) N’oubliez pas de tenir votre école informée

Transférer les réponses des diplômés à l’association afin qu’elle puisse les remercier pour leur aide. Transférer les emails non valides afin qu’elle puisse les supprimer de la base. Remerciez les anciens diplômés et tenez-les informés.

Si le fait d’actionner un contact s’est révélé positif (en débouchant sur un entretien d’embauche ou une offre de stage par exemple), n’hésitez pas à en tenir informé votre école. Par contre, ne reprochez jamais à un ancien diplômé de ne pas vous répondre en prenant l’école à témoin. Après tout, il est libre de vous aider ou non…

commentaires (0)

Comments

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici