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Les 5 profils de collaborateurs ‘difficiles’ et comment les manager

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Les entreprises des services financiers ne veulent pas seulement que leurs employés travaillent dur, ils veulent qu’ils travaillent plus intelligemment. Et cela repose beaucoup sur les épaules des managers, plus que jamais appelés à relever la tête de leur guidon et à entraîner leurs équipes pour accompagner efficacement les nombreux changement en cours dans l’industrie financière.

Plus facile à dire qu’à faire. Tout manager sait que gérer des profils très différents au sein d’une même équipe relève parfois de la gageure. Certaines personnalités performantes mais difficiles exigent un management adapté voire sur-mesure.

Pour Olivier Gélis, Directeur Général de Robert Half France, spécialiste du recrutement sur les métiers de la finance et de la bancassurance, un bon manager doit précisément s’adapter ! Et si besoin, imposer ses conditions en termes de performance et de comportement. Il en va de l’efficacité et de la cohésion de l’équipe, mais aussi de la carrière de chacun… Comment ajuster son style de management aux cas les plus retors ? Voici 5 clés pour obtenir le meilleur des personnalités type qui peuvent poser problème…

1 – Le compétiteur

Le compétiteur – profil finalement plutôt courant dans les établissements financiers –  vit chaque chose comme un concours et n’hésite pas à marcher sur les plates-bandes de ses collègues si cela lui permet de « gagner ». Il a aussi tendance à accorder une importance démesurée à des questions apparemment anodines.

La solution pour adoucir son attitude ? Lui donner plus de travail. Le compétiteur n’entrera pas dans ses petits jeux habituels s’il a une longue liste de tâches à accomplir. Il est important que son manager se demande également comment transformer l’état d’esprit compétitif de ce dernier en atout pour son équipe. Par exemple, il pourra se montrer performant si on lui confie la négociation de contrats avec de nouveaux clients ou prestataires.

 2 – Le « je sais tout »

Il peut se montrer impoli, s’impatienter ou s’énerver parce que les autres ne possèdent pas son niveau d’expertise. Comme il pense toujours avoir raison, le « je sais tout » peut s’avérer l’un des employés les plus délicats à gérer.

Ce type de personnalité requiert un style de management ferme. Comme ce salarié risque de monopoliser la parole pendant les réunions si on lui en laisse la possibilité, intervenir et veiller à ce que les autres puissent exprimer leurs opinions et leurs idées est primordial. De plus, il est conseillé d’envisager d’envoyer le « je sais tout » suivre une formation en gestion relationnelle pour l’aider à affiner ses compétences en communication interpersonnelle.

Pour valoriser ce collaborateur incollable dans son domaine, et en faire un atour pour votre équipe, n’excluez pas de lui donner un rôle de formateur afin qu’il transmette ses connaissances à ses collègues.

3 – La plante verte

C’est un collaborateur introverti qui préfère travailler dans son coin sans faire de vagues. Il n’est pas du genre à présenter de nouvelles idées lors des réunions, ni à socialiser lors des évènements organisés par l’équipe ou par l’entreprise. En fait, il arrive même de ne pas remarquer sa présence tant il est occupé à faire avancer les projets avec un maximum de zèle.

Ici, la meilleure stratégie à adopter ne consiste pas à essayer de transformer la « plante verte », mais plutôt à miser sur ses points forts. Au lieu de s’énerver parce que cette personne n’émet jamais la moindre idée dans un contexte formel, il faut solliciter ses suggestions par écrit ou dans le cadre d’un groupe restreint.  Il est important de ne pas exclure ce type de personnalité pour les postes à responsabilités. Les gens les plus réservés sont souvent à l’écoute des autres, bien organisés et réfléchissent avant d’agir, ce qui les rend efficaces pour diriger des équipes.

4 – L’angoissé

« Il réagit très bien à la pression », c’est la dernière expression qui vient à l’esprit pour le qualifier. Il est parfaitement capable de faire ce qu’on lui demande et a largement prouvé qu’il sait tenir les délais. Mais la simple idée de démarrer un gros projet lui fait perdre ses moyens. Son angoisse a même tendance à rejaillir sur ses collaborateurs et managers.

Ce type de personnalité aime tout ce qui est structuré et prévisible. Plus son manager est organisé, moins cet employé sera susceptible de paniquer au début d’une nouvelle mission. Il faut le rassurer en établissant la liste des principales étapes d’un projet et de toutes les ressources disponibles pour le soutenir dans son travail. Prendre aussi le temps de lui donner un feedback positif sur ce qu’il fait et vérifier sa progression régulièrement peut s’avérer efficace.

5 – L’employé à la cool

L’opposé de l’angoissé est l’employé à la cool. Il est compétent, mais son comportement inquiète les autres, qui se demandent si les objectifs seront atteints dans les délais impartis. Cet employé un peu apathique peut-il vraiment s’engager à assurer un travail de qualité ?

Dans ce cas, le style de management idéal doit être direct, mais décontracté. Si l’employé donne satisfaction dans son travail et respecte le règlement de l’entreprise, le manager doit résister à la tentation du micro-management. Il est conseillé de le motiver plutôt par la confiance en lui fournissant des instructions claires. Il peut aussi s’avérer payant de lui déléguer des responsabilités, l’employé à la cool donne le meilleur de lui-même quand on lui laisse carte blanche pour s’attaquer aux projets de manière créative.

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