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Les candidats luxembourgeois ont-ils vraiment raison d’être aussi frileux ?

À lire la dernière étude trimestrielle Workmonitor du cabinet Randstad, les employés luxembourgeois ne seraient pas très audacieux et manqueraient de confiance en eux ainsi que dans les perspectives offertes par le marché de l’emploi.

Ainsi Luxembourg reste le pays où la mobilité est la plus faible, les travailleurs luxembourgeois ressentent moins les effets de la guerre des talents que dans d’autres pays, ils sont aussi moins confiants que la moyenne de trouver un job dans les 6 mois, et enfin – cerise sur le gâteau – 42% d’entre eux déclarent que leurs compétences se situent en deçà des attentes de leurs postes.

Ce tableau plutôt noir se justifie-t-il ? Ne parle-t-on pas depuis des mois de reprise du recrutement, y compris dans l’industrie financière ?

Pour Guillaume Lapoirie, consultant au sein du département finance du cabinet luxembourgeois Randstad, la reprise n’est pas un mirage. Elle s’est concrétisée progressivement depuis fin 2010. Le nombre d’offres s’est accéléré ces derniers mois. Les entreprises proposent certes encore souvent plus de missions d’intérim que de CDI, mais ce phénomène est typique des sorties de crise, assure-t-il. Surtout on remarque qu’une part croissante de ces missions ne répondent pas à des besoins de remplacement mais constituent des formes de pré-embauche

Ce constat concerne plus particulièrement les postes de back-office, d’agents de transfert et de comptables, pour lesquels le cabinet a le plus de volume d’offres aujourd’hui.

Pour Guillaume Lapoirie, l’image d’un candidat luxembourgeois trop frileux ne correspond pas cependant toujours à la réalité : nous avons de plus en plus des candidats qui sont employés en CDI et qui quittent leur emploi pour une mission en intérim car ils sont confiants de décrocher une embauche à l’issue du contrat. Ce qui n’était pas vrai l’an passé .

Certains candidats pèchent même par excès de confiance, en affichant des prétentions salariales trop hautes, qui correspondent au marché tel qu’il était… avant la crise. Or sur ce point, les entreprises ont la main. De ce point de vue, il y a une claire redistribution des cartes, les candidats sont rarement en position de négocier à la hausse les salaires proposés par les entreprises , témoigne ce consultant.

Quelques exceptions à cette règle : les perles rares qui maîtrisent plusieurs langues (parmi lesquelles l’Anglais, l’allemand, le luxembourgeois et le néerlandais) et qui ont déjà une expérience dans l’industrie financière luxembourgeoise. Ces candidats-là ont toutes les raisons de voir la vie en rose, les recruteurs sont toujours après eux.

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