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Avec 260k £ annuel, les banquiers à Londres sont-ils devenus pauvres ?

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Nouveaux pauvres, les banquiers londoniens ?

Si vous êtes banquier à Londres, la dernière décennie vous laissera sans doute un goût très amer… En cause, l’érosion inexorable des revenus disponibles après les dépenses de logement.

Les données du UK Land Registry, l’agence britannique chargée d’enregistrer les titres de propriétés foncières, parlent d’elles-mêmes : à Kensington and Chelsea, le quartier huppé et très prisé des expatriés français, un bien immobilier acquis pour 500k £ (environ 625k €) en 2004 vaudrait aujourd’hui 1,4 million £ (environ 1,75 million €), soit une hausse de 175% en dix ans. Au cours des 12 derniers mois, les prix de l’immobilier à Kensington and Chelsea ont grimpé de 18,3%.

Voilà qui est fort dommage pour les banquiers londoniens, généralement séduits par les quartiers ouest de la capitale, comme en témoigne par exemple la forte concentration de banquiers d’UBS à Holland Park. Il y a dix ans, un banquier d’investissement chez UBS gagnait en moyenne 480k CHF, soit environ 315k £ (400k €), d’après le rapport annuel de la banque pour 2004. Cette année, les banquiers d’investissement d’UBS ont gagné en moyenne 198k CHF au premier semestre, soit une rémunération annuelle attendue à 396k CHF, équivalente à 260k £ (325k €).

En d’autres termes, la rémunération des banquiers – chez UBS mais aussi ailleurs – a chuté de 18% en dix ans, tandis que leurs dépenses de logement ont explosé de 175%.

Après acquittement de l’impôt sur le revenu au Royaume-Uni, leur revenu annuel net s’établit à 143k £ (179k €). Les mensualités de remboursement pour une maison familiale à Notting Hill, achetée 1,4 million £ (présupposé le dépôt de garantie de 200k £ et l’attribution du prêt), se monterait à 7 400 £, soit plus de 9 200 €.

Concrètement, le banquier moyen chez UBS, occupant un logement modeste dans le même quartier que ses pairs, dépenserait alors pour ce seul poste 62% de son salaire net après impôt. Rien d’étonnant donc à ce qu’ils n’aient pas vraiment l’impression de rouler sur l’or…

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commentaires (1)

Comments
  1. et encore, vous parlez de rem moyenne, un chiffre qui ne veut rien dire.
    pour un analyst ou associate, oui, compte tenu des horaires, cela devient moralement tres dur. d’autant que les codes sociaux coutent chers car on cotoie les riches sans l’etre…et que l’impot reste basé sur le brut…au final ne reste pas gd chose, voire rien. mais il faut redresser la rentabilite des banques !
    on peut legitimement se poser la question du chomage et d’un peu de plomberie ou d’elec a l’occasion, le taux horaire est meilleur.

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