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Le risque à l’embauche s’applique-t-il aux candidats de l’Est ?

En raison d’une pénurie croissante de compétences, l’industrie du conseil et les établissements financiers luxembourgeois lorgnent de plus en plus loin afin de repérer les talents. Ceci crée un nouveau risque, peu identifié jusqu’alors, le people risk du nom de la conférence tenue la semaine dernière à la Chambre de commerce de Luxembourg par l’association PRiM (association of Risk Management Professionals in Luxembourg). D’après Els-Katrien Renard, country manager chez Hudson Luxembourg, la fiabilité des outils de recrutement classique est souvent limitée : l’entretien d’embauche traditionnel est fiable à 17 %, le questionnaire de fiabilité à 25 % et l’entrevue structurée à 35 %.

La part de risque pour l’employeur n’est pas négligeable et ce d’autant plus que la place financière luxembourgeoise a tendance à se pencher vers des pays européens de plus en plus lointains. Les proches régions de France, d’Allemagne et de Belgique n’arrivant plus à combler les nombreux postes vacants.

Nous nous penchons de plus en plus vers les pays de l’Est, confirme la country manager d’Hudson. Cette tendance induit donc de nouveaux risques. Gap culturel, standards d’exécution différents… La prise de risque pour l’employeur est plus grande. Alors oui, la population des pays de l’Est est intéressante à plus d’un titre, de même que l’utilisation récente de nouveaux réseaux de recrutement, notamment virtuels, ouvre de nouvelles perspectives. Dans le même temps, plus on sera forcé de regarder au-delà des frontières, plus il faudra investir dans l’apprentissage des langues et des cultures pour assurer à terme une cohésion sociale minimale , note Nicolas Ries, managing partner chez Aims Luxembourg, qui dénonce la fâcheuse habitude de percevoir le marché de l’emploi comme un marché de “produits finis” qui n’exigerait aucune formation et autres expériences de terrain ! .

commentaires (2)

Comments
  1. Nicolas Ries a totalement raison ! Nous ne sommes pas forcément opérationnel dès notre entrée en fonction. Bien sûr nous avons les qualifications et les compétences requises, mais il nous faut parfois peaufiner certaines connaissances supplémentaires. Ma boîte actuelle l’a bien compris. Ils m’ont d’emblée proposé une formation spécifique répondant à leur méthode de travail ainsi qu’une formation en anglais technique. Par ailleurs, de ce que j’entends, les candidats de l’Est sont bien utiles et n’ont pas de mal à s’intégrer sur le marché ! Alors pourquoi tout ce fuss ???

  2. Bien sûr que les méthodes de recrutement traditionnelles ne sont pas fiables à 100 %. Il faudrait être naïf pour penser le contraire. D’ailleurs beaucoup de candidats mentent purement et simplement sur leur CV. Trouver la perle rare est donc d’autant plus difficile. Moi, je suis passé par un centre d’assessment et je pense – pour avoir passer beaucoup d’entretiens – que c’est parmi la méthode la plus fiable actuellement…

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