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Les 10 conseils pour réussir sa rentrée au bureau

Il faut se laisser le temps de se remettre dans le bain...

Il faut se laisser le temps de se remettre dans le bain...

Le retour de vacances fait toujours l’effet d’un coup de massue. D’abord vous allez revoir vos chers collègues bien-aimés. De surcroît, septembre marque la « rentrée », avec une pression forte pour remplir ses objectifs annuels et déjà anticiper le restant de l’année 2017. Au point que l’on se retrouve très vite noyé dans les dossiers, grignoté par la réunionite, et voilà les bénéfices de la pause estivale envolés en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

Là c’est décidé, le burnout ne passera pas par vous ! Certes, mais à quoi servent les bonnes résolutions de rentrée si ce n’est pour être enterrées ? Eh bien non. Si cette fois-ci vous faisiez différemment, en faisant bien les choses pour vous (votre job, votre carrière) et pour les autres (votre équipe, vos clients, vos collègues, votre entourage) ?

1 – Surtout ne pas se plonger immédiatement dans l’action !

Il faut se laisser le temps de se remettre dans le bain, conseille Corinne Oremus, ancienne banquière, aujourd’hui directeur général délégué du cabinet parisien Vendôme Associés, spécialisé dans l’executive search et également en gestion de carrière et coaching de dirigeants. Plutôt que de foncer sur ses emails, mieux vaut commencer par se poser ces questions : « Qu’est ce qui va me redonner envie ? Qu’est ce que mon patron attend de moi ? Comment me remotiver sur les objectifs à atteindre d’ici la fin de l’année ? », énumère-t-elle. Avant de s’évaporer dans l’action, il faut consacrer un peu de temps –  ne serait-ce que 2 heures –  pour prendre de la distance et se concentrer sur votre feuille de route pour les 4 derniers mois de l’année ».

2 – Faire une « cartographie de l’essentiel » et dresser une « to do list »

Ce zoom arrière va permettre de se concentrer sur vos « livrables », qu’ils soient quantitatifs ou qualitatifs. Pourquoi ne pas dresser alors une sorte de « cartographie de l’essentiel » en identifiant parallèlement les freins et les blocages mais aussi les supports que l’on peut identifier en interne ou en externe pour vous aider à remplir vos objectifs, suggère Corinne Oremus.

De son côté Sylvie Petit, directeur associé de la practice Banque du cabinet OASYS Consultants, qui accompagne les transitions de carrières, rappelle l’importance de la formalisation des actions à ce stage. « Un sales pourra ainsi dresser une liste de ses prospects dans une optique de développement commercial et définir également impérativement une ou plusieurs actions, des objectifs de rendez-vous, des deadlines – le tout de manière structurée dans un tableau Excel par exemple », suggère-t-elle.

3 – Appliquer la loi de Pareto et fixer des objectifs ‘S.M.A.R.T’ !

Tout ce qui vient d’être dit n’est valable et utile qu’à condition de savoir gérer préalablement vos priorités. Depuis plusieurs années déjà, l’industrie financière n’est plus étrangère à l’industrialisation et au « lean management » qui accroit les exigences en termes de reporting notamment. Ou comment faire plus avec moins. Du coup, il est facile de perdre de vue l’essentiel et d’avoir le sentiment de n’avoir pas de prise sur les choses.

« À ce moment précis de l’année  alors que la pression des objectifs de fin d’année monte d’un cran, il faut plus que jamais arriver à faire la part entre l’important et l’urgent, insiste Corinne Oremus. Nous avons tous le sentiment d’avoir trop de choses à faire, mais l’on oublie trop souvent les enseignements du principe de Pareto ou la loi des 80/20, selon laquelle environ 80 % de vos résultats sont le produit de seulement 20 % de vos actions ! ».

De même, cette consultante rappelle l’intérêt de se fixer des objectifs ‘S.M.A.R.T’, acronyme pour spécifique, mesurable, acceptable, réaliste et temporellement défini, à défaut de quoi vos bonnes résolutions seront enterrées en un rien de temps.

4 – La « règle de trois » ou comment faire le point sur ses compétences

Vous avez fait le point sur ce que l’on attendait de vous dans votre poste actuel. « Il est aussi judicieux d’établir en rentrant de vacances sa propre feuille de route personnelle. Si vous souhaitez évoluer de poste en 2017, c’est maintenant qui faut poser les jalons en interne comme en externe », indique Corinne Oremus.

Cela vous oblige à réfléchir bien évidemment à votre projet professionnel, à vous demander où vous en êtes dans votre courbe d’expérience (sur une fin de cycle après 3 ou 4 ans dans un poste par exemple), si vous avez envie de changer d’employeur…. Avec ses conclusions en tête, Eric Beaudouin, président-fondateur du cabinet d’OASYS Consultants, conseille de dresser une liste de vos trois principales forces (qu’il s’agira d’entretenir et de valoriser) et vos trois principales faiblesses. « L’idée est d’identifier où est votre marge de progression et de décider des actions à mettre en œuvre en conséquence. Avez-vous besoin plutôt de conseils, de formation, de coaching, d’un bilan de compétences… ? », suggère le consultant, qui rappelle que le « désir d’apprendre » est le premier moteur des cadres dans leur poste et dans leur recherche d’un nouvel emploi.

5 – Organiser un déjeuner avec votre manager

Vous avez structuré votre réflexion et mis en place une feuille de route professionnelle et personnelle avec des actions concrètes. Parfait. Le risque à ce stade est que tout cela reste lettre morte faute d’impliquer les gens autour de vous, et en premier lieu votre n+1. Une étude d’eFinancialCareers montrait que 7 financiers français sur 10 estiment ne pas être reçus régulièrement en entretien individuel par leur management pour évoquer leur évolution de carrière. À vous de prendre le taureau par les cornes et de « demander à votre manager de le rencontrer – plutôt qu’un rendez-vous dans une salle de réunion, préférez un déjeuner informel pour lui demander comment lui voit les 12 prochains mois pour vous, pour l’équipe…», préconise Eric Beaudouin.

C’est le moment de lui soumettre vos réflexions. Qu’en pense-t-il ? Comment peut-il éventuellement vous aider ? « En plus d’évoquer les vrais sujets en tête-à-tête, et quelle que soit sa réaction à vos suggestions, votre démarche proactive ne peut que vous donner l’image d’un(e) professionnel(le) mature, autonome, avec l’envie d’aller de l’avant », insiste Corinne Oremus.

6 – Lister vos contacts réseaux et planifier des rendez-vous

Vous avez commencé à travailler sur votre « personal branding » auprès de votre management, ne vous arrêtez pas en si bon chemin ! Dresser une liste de vos contacts en interne et en externe. Et, comme pour votre feuille de route professionnelle, il faut ici vous fixer des objectifs de rendez-vous clairs et réalisables. N’oubliez pas la loi de Pareto et des indicateurs S.M.A.R.T, c’est tout aussi pertinent pour le réseautage. Un objectif de 5 rencontres en deux mois par exemple est un objectif raisonnable, d’après Corinne Oremus.

7 – N’oubliez pas les RH

Sylvie Petit rappelle que 60% des recrutements des cadres supérieurs et de direction au sein de grands groupes se réalisent en interne. Aussi, « renseignez-vous auprès des RH sur les outils et autres programmes mis en place pour favoriser la mobilité interne. Et pourquoi ne pas demander un rendez-vous pour échanger en direct et demander conseil sur les parcours à envisager ? », lance Sylvie Petit.

8 – Si vous saviez le pouvoir d’un bon profil LinkedIn… et d’un bon CV

Alors que vous avez pris du recul sur votre parcours professionnel et échangé avec votre management, vos RH et vos pairs, il serait dommage de ne pas utiliser toute cette matière pour mettre à jour votre CV. « Jusqu’à 5 ans, un CV a seulement besoin en principe d’être ‘rafraichi’ ou updaté. Au-delà, mieux vaut repartir de zéro », rappelle Mathilde de Saintignon chargée de conseiller les candidats dans la mise en œuvre de leur recherche d’emploi au sein du cabinet OASYS Consultants.

En parallèle, assurez-vous que votre profil LinkedIn est optimisé. Saviez-vous qu’ajouter une photo augmentait de 14 fois les chances que votre profil soit consulté, préciser votre industrie de 15 fois, ajouter vos « skills » de 13 fois, rejoindre des groupes/forums de 5 fois, etc. ?

9 – Rentrée studieuse aussi pour les managers

« Septembre est le moment le plus rude pour les managers avec le mois de janvier, à la différence qu’en rentrant de vacances d’été il y a en plus le sentiment d’urgence dû à la fin d’année approchant. Le défi est alors de créer une dynamique et de semer au plus tôt (septembre-octobre) pour récolter le fruit des efforts sur les deux derniers mois de l’année », explique Corinne Oremus. Cette ancienne banquière chez HSBC connaît bien la tentation de tous les managers de repartir tête baissée dans les projets, sans prendre le temps d’embarquer correctement son équipe.

Le manager doit être capable de fixer ses priorités managériales, de plusieurs ordres, selon elle : 1 – régler les éventuels conflits ; 2 – réfléchir et organiser les montées en compétences des collaborateurs (confier un nouveau projet, élargir le périmètre d’expertises ou les responsabilités…), en portant une attention particulière aux meilleurs éléments qu’il s’agit de fidéliser ; 3 – Identifier les besoins complémentaires et anticiper mobilités, évolutions, recrutements…

10 – S’investir en dehors du travail, la clé d’un équilibre durable

Il n’y a pas que le travail dans la vie. Rentré(e) de congés, vos batteries sont rechargées jusqu’aux prochaines vacances, si tout va bien. Encore faut-il ne pas griller votre énergie trop vite, en la mettant uniquement au service de votre travail, de votre équipe, de vos clients… S’investir ailleurs, dans une activité qu’elle soit sportive, culturelle, associative ou pourquoi pas réaliser du « mentoring » – tout cela « permet d’enrichir ses émotions, contribue à un meilleur équilibre global, et permet de montrer la profondeur de sa personnalité », assure Corinne Oremus. Ce dernier point est essentiel pour les professionnels de la finance car – et c’est la chasseuse de têtes en finance qui parle –  « la personnalité est devenue le premier critère de différenciation dans une short list de candidats ».


Crédits photo : John Lund / gettyimages

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