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Les 8 meilleures pistes de reconversion à explorer dans la finance

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Marre des horaires à rallonge, des rémunérations qui stagnent, des bonus incertains, d’une évolution professionnelle au point mort ? Autant de signes qui indiquent qu’il est peut-être temps de changer d’emploi en finance. Régulièrement, un certain nombre de professionnels de la banque franchissent le pas pour aller travailler dans des secteurs connexes comme l’audit, le private equity ou bien encore l’expertise comptable, quand ils ne décident pas de monter leur hedge fund ou leur société fintech. D’autres préfèrent passer d’une ligne de métier à une autre tout en restant… dans la banque. Voici, d’après les témoignages de professionnels du recrutement, les 8 meilleures pistes de reconversion possibles…

1. De la vente et du trading en BFI à la gestion d’actifs et la gestion de fortune

« Face à l’étroitesse des opportunités d’emplois, les traders ne cherchent plus simplement à partir vers les hedge funds, mais se recyclent en gestionnaires de portefeuille chez les gestionnaires d’actifs institutionnels », constate Victoria McLean, responsable carrières chez City CV à Londres. « De même, ceux qui ont une expérience dans le sell-side lorgnent sur le buy-side, mais aussi sur des fonctions de ‘business development’ et de ‘relationships management’ dans la gestion de fortune ».

« Si vous gravitez autour de la gestion de portefeuille, vous aurez moins à justifier de votre contribution au P&L, comme c’est souvent le cas pour ceux qui bougent vers une autre fonction de sell side trading, que de vos compétences techniques, indique t-elle. Mettez en valeur vos compétences de stock-picker, autrement dit de quelqu’un capable de voir le potentiel à long terme d’une entreprise précise plutôt qu’une hausse à court terme. Bref, les traders doivent davantage mettre en avant leur capacité de raisonnement stratégique plutôt que leur capacité de réaction rapide et de bonne résistance au stress ».

« Les vendeurs désireux de se recycler dans la gestion de fortune devront prouver leur ‘intérêt pour le client’. Considérant que les bons managers de la relation clients conseillent souvent beaucoup plus leurs clients que leurs investissements, être capable de fournir un service client irréprochable est un vrai plus ».

2. De l’analyste sell-side à l’analyste buy-side

Non seulement la recherche actions est de moins en moins excitante mais elle est aussi de plus en plus risquée depuis que les banques d’investissement en quête de rentabilité ont réduit leurs effectifs d’analystes. Sans surprise, un nombre croissant d’entre eux partent vers le buy-side à tel point que les banques sont de plus en plus préoccupées par une pénurie de compétences.

La recherche buy-side ne consiste pas tant à trouver des axes pour l’équipe de vente de la banque d’investissement ou à présenter des clients aux patrons des entreprises que vous couvrez, que de faire preuve d’imagination pour gérer les portefeuilles. « Pour être honnête, la plupart des analystes sont peu regardants sur les objectifs du client et préfèrent se concentrer uniquement sur la recherche », indique sous couvert d’anonymat un chasseur de têtes spécialisé dans la recherche actions.

« Vous aurez besoin de mettre en avant l’originalité de vos idées, la pertinence de votre recherche et la capacité de penser hors des sentiers battus. C’est un état d’esprit différent de celui du sell-side où tout tourne autour du client », note pour sa part Victoria McLean.

3. De la banque d’investissement au private equity

« Le passage du sell-side au private equity est un classique mais il y a quelques écueils éviter. Pour commencer, il y a très peu de chances que vous soyez retenu si vous avez atteint le niveau d’associé en banque d’investissement : il y a bien une guerre des talents à ce niveau mais il est très difficile de bifurquer à ce stade de votre carrière », explique Gail McManus, directrice générale de Private Equity Recruitment.

« Deuxièmement, ceux ayant une expérience en leveraged finance, financements de projets ou projets d’infrastructure liés à l’énergie ont plus de chances d’être retenus que ceux ayant connaissance généraliste des M&A. Mais le principal facteur de différenciation sera l’indescriptible ‘mentalité buy-side’. Enfin, les entreprises recherchent des candidats qui, en plus d’un bon background technique, sont capables de considérer une transaction du point de vue de l’acheteur : il ne s’agit pas seulement de gagner de l’argent, mais également de ne pas en perdre ! ».

Sans oublier que la concurrence sera rude. « A un niveau junior (ex : chargés d’affaires), les sociétés de capital investissement recherchent des candidats qui viennent des M&A, mais aussi du conseil en stratégie ainsi que des fondateurs de start-ups », indique Thibaut Roussey, fondateur et président du cabinet de chasse Alvedis Conseil.

4. Des Opérations au Business Process Outsourcing (BPO)

« Travailler dans les opérations en banque d’investissement étaient plutôt jusqu’à présent aléatoire du fait que les entreprises adoptaient des solutions nearshore et offshore pour réduire les coûts. Cependant, plutôt que de migrer vers des destinations low cost, un nombre croissant de professionnels des opérations ont décidé d’offrir leurs services à des fournisseurs de processus d’externalisation (ex : JDX Consulting, Capco,…) sur une base contractuelle », explique Mike Hartwell, directeur général du cabinet de recrutement Hartwell Buck spécialisé sur ce segment.

« ll ne s’agit pas de solutions toutes faites offertes que les banques se voient offrir par de grands cabinets conseils mais de la constitution d’une équipe de choc pour régler un problème précis. Un certain nombre de spécialistes des opérations ayant une expérience de la gestion du changement optent pour cette voie ».

Une bonne connaissance des réglementations et des risques n’est pas une option. « Ce secteur est fortement règlementé et doit respecter des contraintes extrêmement rigoureuses concernant la protection des données et la transparence des opérations », rappelle Tony Bocock, président de l’EOA France qui organisait ce mois-ci un débat sur le rôle de la formation des responsables dans l’externalisation de processus métier dans le secteur bancaire.

5. Du trading au risk management

Il existe bien quelques exemples de traders seniors qui se son recyclés dans la fonction plus tranquille de gestion des risques, à l’instar de Guillaume Huteau, l’ex-responsable trading options change chez BoA Merrill Lynch devenu l’an denier responsable Europe des risques opérationnels chez Citadel. « Des mouvements à ce niveau de séniorité sont encore malheureusement trop rares », déplore Edward Manson, directeur des risques et de la compliance au sein du cabinet Merje.

« Il existe bien un appétit croissant pour passer des fonctions de front office à celles de gestion des risques, et la connaissance des produits des traders et des sales est un vrai plus. Toutefois, sur 20 CV qui se retrouvent sur le bureau du recruteur, 19 mentionneront une expérience spécifique des risques. Cela signifie que les traders devront accepter des postes juniors, souvent à un niveau salaire beaucoup plus bas ».

6. Des fonctions opérationnelles au spécialiste réglementation

« Si vous avez été responsable d’exploitation ou ‘business manager’ en charge des aspects opérationnels d’une division précise, vous pourrez alors vous recycler comme conseil expert en réglementation. Une expérience en développement du contrôle réglementaire pour une fonction particulière dans le respect des attentes des organismes de réglementation fera de vous le candidat idéal », indique Victoria McLean.

7. Du prop’ trading à la gestion de portefeuille dans un hedge fund

Les prop’ traders se pressent au portillon des hedge funds depuis que la loi Dood-Frank a contraint la plupart des banques d’investissement de lutter contre ces pratiques. Pas toujours facile néanmoins de convaincre les hedge funds que vous avez l’étoffe des héros. Le bruit qui court est que « les meilleurs traders ont déjà fait le saut vers le buy-side », note Anthony Keizner, managing director chez le chasseur de têtes Glocap.

Dès lors quelles sont les qualités – en plus de celles habituellement requises – que vous pouvez mettre en avant ? « Le plus grand défi pour les prop traders qui essaient d’intégrer le buy-side est de démontrer s’ils peuvent réitérer leurs performances. Pour ce faire, les traders devront se concentrer sur leur processus d’investissement, idéalement en expliquant comment leur méthode pour générer de bons coups ne dépend pas de grandes équipes, de ressources abondantes ni de l’accès à de grosses entreprises comme c’est communément le cas dans les grandes banques ».

8. De la vente aux relations investisseurs

« Aussi surprenant que cela puisse paraître, le secteur des relations investisseurs n’attire pas seulement les analystes actions mais est également devenu un choix de carrière pour les professionnels des desks de vente en banque d’investissement. C’est un métier qui tend à satisfaire ceux qui aiment les aspects relationnels et sont suffisamment à l’aise avec les chiffres pour mieux faire passer la pilule aux investisseurs », conclut Gail McManus.

Le métier peut s’exercer dans les différentes activités de la banque (banque de financement et d’investissement, gestion, d’actifs…) mais aussi dans les fonds d’investissement où « les équipes relations investisseurs ont été musclées », comme le rappelle Jérôme Hacquard, associé gérant chez Singer & Hamilton Executive Search.

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