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Les 13 secteurs financiers les plus porteurs (à moyen et long terme)

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Les semaines passant, le mot « reprise » devient de moins en moins tabou dans la bouche des observateurs du marché de l’emploi en finance. Pour l’heure, pas de boom, mais de vrais sujets de développement, et des intentions d’embauche en hausse pour le deuxième trimestre, après une amélioration sur le front de l’emploi dans le secteur financier constatée depuis 6 mois.

Pour les professionnels de la finance qui peinent encore à y croire, nous avons voulu apporter la preuve de ces améliorations, en mettant en avant les activités et les secteurs les plus porteurs dans les mois et les années à venir.

M&A : Il n’aura échappé à personne que la reprise des fusions-acquisitions s’est confirmée au premier trimestre. Elle est même vigoureuse sur le marché français, où sur les 3 premiers mois, le volume des opérations annoncées a atteint environ 75mds de dollars, le plus haut niveau depuis 2006 et plus de 5 fois plus en un an, selon Dealogic. Les recruteurs parisiens, prudents, constatent néanmoins des mouvements et « les départs sont systématiquement remplacés, ce qui est un progrès », relève l’un d’entre eux, optimiste mais en attente d’une confirmation de tendance au deuxième semestre. SocGen et BNP poursuivent leur offensive à l’international, depuis Londres ou plus loin encore. Une stratégie payante : BNP est 4e dans le classement européen de Dealogic (en valeur de deals) depuis le début de l’année, et SocGen passe de la 13 à la 9e place. Les deux françaises mènent la dance sur le marché français, où Société Générale recrute à la marge (associate, VP). D’autres établissements cherchent également à staffer leurs équipes surtout de juniors. C’est le cas de Credit Agricole CIB, HSBC, Credit Suisse, Oddo.

IPO : Les introductions en bourse se multiplient depuis l’automne dernier. En Europe, au 1er trimestre 2014, les fonds levés par les IPO, de 11,4 mds d’euros, dépassent les fonds levés cumulés des premiers trimestres des quatre dernières années. Les spécialistes n’avaient pas observé de tels volumes depuis 2007. PwC anticipe une poursuite des introductions en bourse. Bref de quoi redonner le sourire aux équipes ECM (equity Capital Market) parisiennes. Selon L’Agefi, « les recrutements reprennent timidement » cependant. Le journal cite le cas de Natixis, qui vient d’embaucher une jeune analyste et pourrait à nouveau vouloir se renforcer dans les 6 mois, de même que les établissements anglo-saxons, dont les équipes avaient été réduites pendant le creux d’activité, et qui recherchent aujourd’hui des profils expérimentés (7-10 ans).

Recherche actions : Depuis plusieurs mois, le vivier des analystes au sein des banques d’investissements serait en train de réduire comme neige au soleil, selon le Financial News, qui va jusqu’à employer le mot de « pénurie ». Ces experts sectoriels ont confirmé ces derniers temps leur goût pour rejoindre des employeurs côté buy-side (sociétés de gestion, hedge funds). Une bonne nouvelle pour les analystes juniors qui pourraient se voir promus plus rapidement qu’à l’accoutumé. Les banques n’excluent pas non plus d’aller chercher des experts ailleurs dans d’autres secteurs (cabinets de conseil, corporates, big four).

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Titrisation : Pointés du doigt lors de l’éclatement de la crise des subprimes en 2008, les spécialistes de la titrisation reviennent en odeur de sainteté. Au début du mois, La BCE et la BoE (Bank of England) ont appelés à relancer la titrisation bancaire comme alternative à l’offre trop limitée de crédit aux PME. Pour cela, les deux banques centrales prévoient d’assouplir la réglementation des marchés des créances bancaires titrisées (ABS). L’émission de ces titres a été divisée par 4 depuis la période d’avant crise pour atteindre 200 mds d’euros l’an dernier. La titrisation a d’ailleurs fait son retour en force en France le 11 avril à travers le lancement par cinq banques françaises d’une société adhoc dédiée à la titrisation de créances. Pour éviter les dérives du passé, la qualité des prêts bancaires sous-jacents est la condition sine qua non de la restauration de la confiance des investisseurs. Aussi, certains recruteurs en finance anticipent à moyen terme un besoin accru d’experts, notamment des spécialistes de l’analyse des risques crédit et des experts juridiques.

High Yield : L’an passé, le high yield a été une expertise très recherchée sur le marché du travail londonien. Encore en janvier, SocGen annonçait deux nouvelles nominations de directeurs dans son équipe de vente high-yield. Certes les recrutements sont moins frénétiques désormais, il n’en reste pas moins que le segment européen du crédit d’entreprises high yield, qui ne représente que 25% du marché américain, a un potentiel de développement encore fort. D’ailleurs, 2014 pourrait être une nouvelle année record en termes d’émissions, selon les projections de Credit Suisse. Parallèlement, en fin de semaine dernière, Natixis annonçait le lancement d’un fonds dédié. Preuve que les spécialistes du high yield ont encore de belles cartes à jouer, également auprès des établissements buy-side intéressés par des profils expérimentés alors que les stratégies de crédit alternatives attirent de plus en plus les investisseurs.

Fonds PME – ETI : Les PME et ETI ont rythmé l’actualité des derniers mois, avec le lancement officiel du PEA-PME le mois dernier, un peu moins d’un an après le lancement d’Enternext, la « bourse des PME » par NYSE Euronext. Un contexte porteur pour les spécialistes des IPO, mais aussi pour les professionnels de la gestion. Les annonces de lancement de fonds PEA-PME se succèdent. Arkéa Finance vient même d’annoncer le 1er fonds de fonds dédié. Le développement de ce marché devrait continuer de créer un appel d’air pour les spécialistes de ce segment qu’ils travaillent sur l’analyse, la sélection, la gestion ou encore les relations avec les investisseurs institutionnels, aujourd’hui largement portés sur cette classe d’actions mais avec aussi un fort besoin d’accompagnement.

Gestion alternative : Selon une récente étude de Credit Suisse, reprise par le quotidien Suisse Le Temps, l’industrie des hedge funds va croitre encore plus vite cette année grâce à une croissance moyenne de 12%, pour atteindre pratiquement 3.000 milliards de dollars. Soit un nouveau record historique, portés principalement par les marchés américains et asiatiques. Les transferts des banquiers vers les hedge funds à New York et à Londres sont devenus monnaie courante ces dernières années. À Paris, les opportunités sont forcément bien plus resserrées alors que les hedge funds peinent à s’y développer. Un contre-exemple peut-être : le hedge fund français CIAM affiche une volonté de développement, sans plus de précisions à ce stade.

Gestion multi-asset : C’est la catégorie d’actifs qui dispose du plus fort potentiel de développement sur les 5 prochaines années. L’investissement multi-asset pourrait doubler en valeur pour atteindre 7 trillions de dollars, selon Morgan Stanley et Oliver Wyman. Leur rapport annuel sur les perspectives en banque d’investissement publié en mars indique que les établissements bancaires ont jusque-là sous-estimé ce potentiel de revenus et devraient maintenant s’organiser en conséquence. Les spécialistes de la gestion multi-asset sont donc assurés d’être des candidats désirables ces prochaines années. En outre, les sociétés de gestion françaises ont été en retard pour se positionner sur les marchés porteurs de ces dernières années à l’instar du multi-asset mais aussi des actions globales et marchés émergents et du crédit, a rappelé Manuel Arrivé, Directeur Senior, Fund and Asset Manager Group chez Fitch Ratings dans une récente interview donnée à NewsManager. Pour lui, il ne fait également aucun doute, que « la gestion multi-asset, qui a parfois souffert ces dernières années, devrait continuer à se développer ».

Family offices : D’après François Mollat du Jourdin, fondateur de l’un des premiers family offices français MJ & Cie et Secrétaire général de l’Association Française du Family Office (AFFO), le secteur recrute régulièrement chaque année. Surtout, la France connaît un fort potentiel de développement dans cette activité au cours des 10 prochaines années, sachant que seulement 20% de la clientèle potentielle est actuellement couverte par les family offices.

Communication financière : Avec la fièvre du marché M&A et l’évolution des usages des entreprises sur le web et les réseaux sociaux, la communication financière devrait voir ses recrutements en hausse, nous ont récemment confiés des spécialistes du secteur. Et l’intérêt pour les profils financiers est d’autant plus fort qu’ils sont rares à postuler. Les besoins d’experts sont par ailleurs récurrents au sein des institutions financières. Le groupe Euronext pour ne donner qu’un exemple recherche actuellement son responsable de communication en France. Les startups en finance : Les FinTech sont en plein boom. Depuis sa création en 2008, Finance Innovation, pôle de compétitivité du secteur financier, a soutenu 500 startups financières et 400 nouvelles structures pourraient voir le jour d’ici à 2017. Toutes ne sont pas appelées à embaucher, ni même à réussir dans la durée. Un certain nombre cependant ont fait leurs preuves sur ces deux aspects : Kyriba, Weave, Isodev, Slimpay, Prêt d’Union…

Lobbying financier : Face aux énormes enjeux réglementaires actuelles et encore à venir, l’industrie financière a bien compris qu’elle devait être active auprès de l’ensemble des centres de décisions, nationaux, européens et internationaux. Selon une récente étude, ils seraient au moins 1.700 experts en Europe (soit 4 fois plus que les fonctionnaires européens travaillant sur les questions financières), employés par les institutions financières, cabinets d’avocats, cabinets de conseil, les cabinets de relations publiques et associations et fédérations représentantes du secteur. L’an passé dans un rapport, le cabinet SterWen ne dénombrait pas moins de 15 réformes réglementaires en cours entre 2012 et 2019. Les lobbyistes financiers ont encore de beaux jours devant eux.

Le courtage de crédits : L’activité est en pleine essor, pour des raisons à la fois  réglementaires, législatives, et liées à l’évolution structurelle de ce marché et au changement des habitudes de consommation. L’ensemble du secteur devrait recruter et former de 5.000 à 6.000 nouveaux collaborateurs d’ici 2020, selon les projections d’In&Fi Crédits.

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