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Les étrangers, maillon indispensable de la place financière luxembourgeoise

En quelques années, le poids de l’industrie financière s’est renforcé au sein de l’économie luxembourgeoise, largement grâce aux compétences de travailleurs étrangers. Mais ces derniers n’ont pas échappé à la crise, si l’on en croit les dernières statistiques du Statec, publiées hier.

Le poids croissant de l’industrie financière

Les services financiers ont généré, à eux seuls, une production d’une valeur de plus de 49 milliards d’euros en 2009. À un milliard près, cela représente la moitié de la production du pays. Ce chiffre est en baisse par rapport au pic de 2007 où la production atteignait 54,6 milliards.

Mais la crise n’efface pas l’incroyable percée du secteur, dont la production a été multiplié par 6 depuis 1995, période pendant laquelle il ne représentait alors qu’un tiers de la production nationale.

Les travailleurs étrangers en force

Ils constituent une ressource vitale qui fait tourner le secteur. Sans le savoir-faire des étrangers, le Luxembourg ne pourrait avoir la prétention d’être la place financière qu’il est aujourd’hui.

Les étrangers occupent 75% des 26.400 emplois dans les établissements de crédit en 2009. Ils représentent plus de 86% des 13.500 professionnels du secteur financier et plus de 92% des 2.700 salariés des sociétés de gestions.

Les français, employés de choix

On les retrouve en tête de toutes les séries statistiques. Tous secteurs confondus, ils représentent plus d’un tiers des 236.600 travailleurs étrangers occupés au Luxembourg, soit 81.600 en 2009. Leur nombre est à peu près deux fois plus importants que les trois autres grandes communautés d’étrangers : les portugais (43.900), les belges (40.400) et les allemands (37.900).

Les travailleurs frontaliers français (69.200) sont également deux fois plus nombreux que les frontaliers allemands (33.700) et belges (33.900).

La crise a porté un coup dur à l’embauche des étrangers

Crise oblige, le taux de chômage a progressé pour atteindre 7,1% dans le pays en 2009 contre 5,8% un an plus tôt. L’industrie financière a d’ailleurs donné un très sérieux coup de frein aux recrutements de travailleurs étrangers. Ces derniers sont passés brutalement d’environ 18.500 en 2008 à 10.100 un an plus tard pour les secteurs “banques, assurances, commerce”!

Dommage que l’on ne puisse pas comparer ces chiffres à ceux des embauches de Luxembourgeois, une donnée absente des tableaux statistiques du Statec. On aurait ainsi pu savoir si, oui ou non, les étrangers avaient été plus affectés que les luxembourgeois par le ralentissement du marché de l’emploi en finance.

Si les français, comme les autres, sont victimes de la crise, ils représentaient toutefois encore 36% des embauches de travailleurs étrangers en 2009 alors que les allemands comptaient pour 17,6% des recrues et les belges pour 12,7% du total.

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