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Des dizaines d’embauches prévues au sein des nouvelles autorités de contrôle européennes

La poussée réglementaire ne présente pas que des inconvénients, elle créé aussi de nouvelles opportunités de carrières. Après plus d’un an de discussions, la nouvelle supervision financière européenne à été entérinée hier par le Parlement européen. Les investment bankers en quête de nouveaux horizons professionnels ont tout intérêt à s’y intéresser de près.

72 employés à Paris dès janvier

En effet au 1er janvier 2011, un conseil européen du risque systémique (CERS) sera créé ainsi que trois autorités supranationales supervisant la banque, l’assurance et les marchés. Avec une prévision de budget de plus de 40 millions d’euros, ces trois dernières emploieront 150 personnes à leurs débuts. Quatre ans plus tard, 300 professionnels au total devraient être salariés par ces structures, selon les projections de la Commission européenne citées dans un mémo.

La première de ces autorités surveillera les banques (European Banking Authority, EBA, établie à Londres), la deuxième les assureurs (EIOPA, basée à Francfort) et la troisième les marchés (ESMA, installée à Paris).

L’ESMA devrait employer 72 personnes à Paris dès janvier. Une douzaine de personnes seront dédiées à la supervision des agences de notation, confiée à l’agence parisienne. C’est la plus importante des trois agences, alors que l’EBA à Londres et l’EIOPA à Francfort devraient chacune employer 56 personnes. En vitesse de croisière, une centaine de personnes seront salariées dans chacune des agences.

Des dizaines d’embauches prévues annuellement

Les différentes structures ne partiront pas de zéro puisqu’elles remplaceront les trois actuels comités (CEBS, CEIOPS et CESR), dont les équipes seront transférées vers les nouvelles entités. Sous réserve de validation de l’autorité budgétaire européenne, 27 embauches sont planifiées sur Paris pour 2011, une vingtaine à Londres et plus de 25 sur Francfort. Les années suivantes, une quinzaine d’embauches annuelles sont prévues dans chacun des bureaux.

Le recrutement est ouvert au secteur privé que ce soit sur les postes de direction ou au niveau du personnel de supervision, qui a la tâche, entre autres, de rédiger les orientations, les normes techniques, et de procéder à des arbitrages entre les régulateurs nationaux et les superviseurs européens , nous a indiqué Stephen Ryan, chef adjoint de l’unité politique des services financiers de la Commission européenne.

En revanche, les recruteurs dans chacune des trois places financières concernées ne se contenteront pas des candidatures nationales, loin s’en faut. L’objectif étant de constituer des équipes avec des professionnels venant des différents Etats membres. Aussi les candidats français auraient tort de ne pas s’intéresser aux emplois proposés au sein des autorités qui seront basées à Francfort et à Londres.

Recrutements en concurrence avec ceux de l’AMF

Selon Stephen Ryan, l’autorité parisienne s’intéressera notamment aux profils dotés d’une expérience au sein d’une agence de notation alors que celle-ci supervisera la vingtaine de rating agencies dotées d’une activité paneuropéenne. Paris pourrait également avoir la main sur l’encadrement des ventes à découvert et des produits dérivés. Des experts dans ces domaines sont donc potentiellement utiles pour l’ESMA.

Des profils qui intéressent également l’autorité des marchés financiers (AMF), qui nous confiait en juin vouloir recruter 60 personnes d’ici à la fin de l’année. La concurrence dans ce secteur ne s’arrête pas là. À l’instar de l’AMF, d’autres institutions cherchent actuellement à recruter, comme la nouvelle Agence du contrôle prudentiel (ACP), l’International Accounting Standards Board (IASB) et, dans un moindre mesure la Commission européenne, selon L’Agefi.

Un passage dans une autorité de régulation et de supervision financière, de surcroit à l’échelle européenne, apportent sans conteste un réseau privilégié de contacts et une connaissance accrue du cadre réglementaire. Deux atouts précieux qu’un candidat peut sérieusement valoriser sur le marché de l’emploi de nos jours…

commentaires (3)

Comments
  1. Installer un organisme de surveillance des marchés à Paris est un non sens mais une décision politique.
    Dans le monde, Paris est une place financière inexistante.

  2. On ne parle plus bizarrement du comité Lamfalussy qui était pourtant chargé de l’efficience du marché intérieur des services financiers? dont on connaît l’échec complet en matière d’intégration des marchés nationaux et la prévention des crises systémiques. Ce sont bien ces superviseurs toujours plus nombreux (il faut bien caser les banquiers fatigués dans une sinécure) qui nous avait gratifié des directives CAD et CRD censées compléter Bâle I et Bâle II dont on connaît le remarquable échec à conjurer l’effet de contagion des instruments de transfert de risque encore appelés dérivés de crédit. Pourtant les banques avaient dépensé des millions d’euros pour être fin prêtes en janvier 2007…pour le plongeon final.
    Nonobstant les milliards d’euros dépensés à sauver la peau de gens prétendument indispensables, on nous explique qu’il va falloir de surcroît acquitter un impôt européen pour payer des superviseurs supplémentaires à cause des transferts d’incompétence. Rappelons au passage que ces gens-là trouvent tout à fait normal d’effacer du bilan des banques les actifs dépréciés en les transférant dans des banques “poubelles” en attendant des jours meilleurs. Vive l’éthique financière!

  3. Voici encore 2 commentaires pleins d’humilité et d’intelligence…Paris est peut-être au niveau mondial une place “inexistante”, mais en Europe elle est sans conteste l’une des 3 principales. La régulation dont il est question se situe au niveau européen, pas au niveau mondial! Si les américains ne sont pas fichus d’assumer Bâle 2 c’est leur problème. De toute façon la finance se déplace incontestablement à l’Est, l’Europe ne cherche pas à donner l’exemple, mais à lancer une prise de conscience!
    Quand je lis des commentaires tel le second qui compare le métier de régulateur à une sinécure, je me dis que je suis bien content que nos autorités ponctionneront des gens comme vous afin de financer la supervision. Mettre le doigt sur les aspects négatifs c’est évidemment très facile, surtout quand on ne comprend rien à ce qu’on écrit. Peut-être que le jour où délits d’initiés, abus de marché, blanchiment en tous genres, habillage de bilan, opérations fictives, conflits d’intérêts, et LBNL fraude cesseront on pourrait s’interroger sur le bien fondé de la supervision. En attendant heureusement qu’il y a des garde-fous et que le pouvoir de sanction continue de s’accroître !!

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