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Ces innovations numériques qui pourraient bousculer le quotidien des financiers

Lo stress da lavoro

À l’occasion du Forum Netexplo qui se tient en ce moment à Paris, une centaine d’innovations numériques du monde entier sont mises en avant, car jugées parmi les plus prometteuses. Certaines de ces nouveautés digitales concernent le monde du travail et donc par ricochet les financiers actuellement en poste. D’autres ont trait à l’activité banque de retail et pourraient amener à changer le contenu même de certains métiers. Petits florilège des dernières applications susceptibles de transformer votre quotidien…

Des applis anti-burn-out

Depuis le début de cette année, le monde financier a été ébranlé par une série de 11 suicides consécutifs à Wall Street et dans d’autres places financières mondiales (Londres, Singapour et Hong Kong). Les banquiers stressés, ce n’est pas ce qui manque ! Souvent, les employeurs ne voient pas comment aborder ce problème qui peut pourtant entraîner de graves troubles, comme le burn-out et la dépression.

C’est pourquoi Soma Analytics, une simple appli sur mobile développée en Allemagne, propose de mesurer la voix, le sommeil et la coordination œil-main puis d’établir, pour chaque employé, un programme de suivi précis et sur mesure de prévention des risques liés au stress au travail. Quant à l’appli de gaming Hotseat développée aux USA, elle a pour objectif de susciter le mouvement chez les salariés trop immobiles et sédentaires grâce à des jeux ou des défis courts qui tous demandent aux joueurs de bouger, permettant ainsi d’améliorer la condition physique mais aussi psychologique de salariés du tertiaire devenus trop figés.

Ces deux applications devraient à première vue devraient intéresser les services RH des banques. “Intéressant mais je reste réservé. Sur ces sujets, il faut faire attention de ne pas nous disperser, mieux vaut parfois revenir aux fondamentaux et mener peu d’actions mais à fond “, nous indique le DRH d’une BFI française. “C’est surtout une question de génération. Si les seniors ont tendance à considérer ces innovations comme des ‘gadgets’, il en va autrement pour les juniors. Ainsi, dans les salles de marchés, les traders sont très friands des bracelets connectés qui analysent leur activité physique tout au long de la journée“, explique Matthieu Poirot, Psychologue social et Docteur en gestion, fondateur du cabinet Midori Consulting spécialisé sur la qualité de vie au travail et qui compte parmi ses clients de nombreux établissements financiers.

Pour être réellement efficaces, ces innovations numériques doivent reposer sur une base de volontariat de la part du salarié et ne pas être imposées par la direction, poursuit Matthieu Poirot. “D’ailleurs il n’est pas certain que la loi autorise d’imposer ce genre d’outils RH aux salariés pour des raisons de séparation entre vie professionnelle et vie privée. Tout au plus la direction peut-elle faire un travail de sensibilisation et de formation afin de convaincre les profils les plus exposés de les adopter”.

Gare à ceux qui tweetent contre leur boss…

Les financiers sont de plus en plus présents sur Twitter. Fin 2013, les principaux comptes Twitter du secteur de la gestion suivis à l’époque ont enregistré en moyenne 30% d’abonnés en plus en l’espace de quelques mois. Mais tweeter n’est pas sans risques. L’application FireMe!, développée par Ricardo Kawase et l’université de Hanovre, répertorie les tweets injurieux des employés envers leurs patrons, leur entreprise, leur job. La plateforme les classe et propose un hit-parade des tweets les plus injurieux. Le site propose à quiconque de vérifier s’il a des chances de se faire licencier en scannant ses tweets.

Une idée certes originale, mais son succès n’est pas forcément garanti. “Dans le milieu des professionnels de la finance française, qui postent en leurs noms propres, je n’ai encore jamais lu d’injures à destination d’une entreprise ou d’un dirigeant. Ces experts tweetent dans une logique de partage de l’information, pas pour dénigrer leurs employeurs ! Au contraire, ils en sont plutôt une de leurs vitrines, participent à la politique de communication et accompagnent le business“, constate Alban Jarry, financier, bloggeur, expert des réglementations financières et des réseaux sociaux.

Des innovations qui révolutionnent l’activité prêt bancaire

Les métiers de la banque de retail, et plus précisément de l’octroi de crédits, risquent d’être chamboulés par l’arrivée nouvelles applications comme Cignifi, une appli made in USA qui pourrait se résumer à ‘dis-moi comment tu téléphones je te dirai combien je te prête…’ L’analyse de l’usage que fait un individu de son téléphone mobile permet de lui attribuer un score de crédit et donc un potentiel d’endettement. Les banques, grâce à l’analyse comportementale mobile de leur client, sauraient donc si elles peuvent ou pas ouvrir une ligne de crédit à tel ou tel client en fonction de son profil de mobinaute.

Autre appli, développée aux Philippines cette fois-ci : Lenddo, une plate-forme permettant aux bourgeoisies émergentes des pays en voie de développement d’obtenir du crédit, en se fondant sur leur réputation sur les réseaux sociaux. Le système de Lenddo calcule la côte de crédit d’un individu, en fonction du nombre et de la qualité de ses amis sur les réseaux sociaux. Aussi, Lenddo refusera tout prêt, à tous ceux qui compteront des mauvais payeurs, parmi leurs amis proches. De quoi susciter la méfiance de certains banquiers “Bien que les grandes banques scrutent déjà les réseaux sociaux pour le marketing, utiliser ces données pour évaluer les demandeurs de prêts peut rapidement devenir un ‘jeu dangereux “, explique Frank Eliason, responsable des médias sociaux chez Citibank, dans les colonnes de The Economist.

Ces deux innovations confirment la transformation des métiers financiers et l’investissement dans le digital. Par contre, ça ne va pas créer un appel d’air énorme avec la création de milliers de postes ! Et pour cause : les grandes banques ont tendance à externaliser de plus en plus, en particulier sur les applications digitale et mobiles, en accompagnant les start-ups et les entrepreneurs plutôt qu’en embauchant des geeks. C’est le cas de L’Atelier BNP Paribas, une filiale à 100 % de la banque de la rue d’Antin ayant pour vocation d’être le centre de veille et d’analyse des nouvelles technologies, ou du Club Open Innovation, un laboratoire de recherches technologiques créé par la Société Générale. Quant au Crédit Agricole, il ouvrira en juin prochain son Village de l’Innovation, rue de la Boétie, dans le 8e arrondissement de Paris, qui accueillera une centaine de startups dans des domaines jugés ” stratégiques ” par la banque.

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