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Décidément BNP Paribas est en grande forme (malgré des activités de marchés à la peine)

Depuis maintenant de nombreux trimestres, BNP Paribas a pris l’habitude d’ouvrir le bal des résultats des banques françaises en fanfare. La banque verte n’a pas déçu les attentes ce matin (communiqué). Le groupe poste un résultat net part du groupe de 2,1 milliards d’euros au deuxième trimestre (contre un consensus à 1,7 milliard d’euros), soit une progression de 31,2% sur un an.

Les activités CIB à la peine…

Ce n’est pas compliqué, toutes les activités enregistrent des revenus en hausse, en particulier la banque de détail (+17%) grâce à l’intégration de Fortis, mais à l’exception NOTABLE de la division CIB. Les revenus de ce pôle, à près de 2,7 milliards d’euros, sont en baisse de 30,3% sur un an (-37,5% à périmètre et change constants).

Les employés des activités BFI ne seront donc pas surpris de constater que leur division est la seule à se serrer la ceinture. Alors que les frais de gestion, incluant les rémunérations, sont partout en hausse, soit de 10,2% en moyenne sur le groupe, ces mêmes frais diminuent de 9,2% sur un an pour leur pôle (-17% à périmètre et change constants).

Cette tendance avait été clairement amorcée en 2009, et ce malgré les bons résultats, quand la part des revenus allouée aux rémunérations dans la BFI avait été ramenée de 40% (niveau d’avant crise) à 27,7% l’an dernier. Cela dit, pour rassurer les troupes de BNPP, l’addition est salée partout ailleurs ou presque.

… comme dans la majorité des banques

Rien de surprenant ni de très alarmant, en tout cas dans l’immédiat. La plupart des banques d’investissement ont enregistré des revenus en forte baisse sur un an en raison des mauvaises conditions de marchés et, faut-il le rappeler, d’un second trimestre 2009 hors-normes. Nomura, qui a annoncé ses résultats vendredi dernier, n’a pas fait exception, affichant un bénéfice trimestriel en chute de 80% et des revenus des activités CIB en baisse de près de 50%.

BNPP CIB semble même plutôt mieux s’en sortir, en moyenne, que ses concurrentes américaines dont les activités de sales et trading ont franchement souffert au second trimestre. La qualité du risk management y est certainement pour quelque chose. Le coût du risque du groupe a reculé de près de 54% à 1,1 milliard d’euros. Le consensus estimait des provisions en repli de 36%.

Les métiers de financement en vedette

Malgré la baisse des revenus en Fixed Income, la banque continue de maintenir ses positions de leader dans ce secteur, dans lequel elle continue d’investir et de recruter, voire de gagner des parts de marché Le métier est classé numéro 1 des émissions obligataires en euro et numéro 1 des émissions obligataires corporate en euro par Thomson Reuters (voir page 26 de ce document).

La vraie dégringolade concerne la division Actions et Conseil. Elle enregistre le plus mauvais résultat sur les cinq derniers trimestres, à 268 millions d’euros, contre 845 millions au premier trimestre (-68%).

Les mauvais résultats sur les marchés de capitaux contrastent avec la bonne performance des équipes des métiers de financement, qui enregistre une très forte progression : +37,7% (à périmètre et change constants), à près de 1,2 milliards d’euros.

Ces résultats sont tirés par le fort niveau d’activité dans les financements d’énergie et de matières premières ainsi que dans les financements d’actifs et de projets, par le redémarrage des financements d’acquisition ainsi que par la bonne tenue des activités de flux, notamment en Europe et aux Etats-Unis. Pays pour lequel la banque réitère ses ambitions parallèlement au développement des activités CIB en Asie.

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