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10 niches de recrutements pour ne pas rater la reprise en France en 2014

Où surfer sur la vague de l'emploi en 2014 ?

Où surfer sur la vague de l'emploi en 2014 ?

Le bout du tunnel ? Venant confirmer les indicateurs macro-économiques qui sont passés au vert, le baromètre Manpower des perspectives d’emploi en France pour le premier trimestre 2014 prévoit la poursuite de l’embellie sur le marché de l’emploi dans le secteur financier, amorcée fin 2013 : + 8 % de prévision nette d’emploi (solde entre les entreprises annonçant une hausse et celles prévoyant une baisse de leurs effectifs) en données désaisonnalisées dans les activités financières, immobilières et de services aux entreprises, soit 9 points de plus qu’au T1 2013.

La sortie de crise se présente cependant plutôt comme une série de chatières et de passages secrets que comme une large percée. En cause : l’application des plans de réduction des coûts et des effectifs dans les grandes banques, lancés en 2012 et 2013, qui contraint encore pour longtemps au bas régime les moteurs de la place. Reste donc un dédale de niches de recrutements, dont le dynamisme est parfois exceptionnel, mais pour lesquelles il est indispensable de détenir une carte pour ne pas s’y perdre.

Piste #1 : les assurances

Contrastant avec la situation des grandes banques, le secteur des assurances devrait recruter plus de 13 000 personnes en 2014, d’après les prévisions du cabinet de recrutement Michael Page, avant tout pour remplacer de très nombreux départs à la retraite. La majorité des recrutements se réalisent dans la force commerciale, mais pas seulement. La transformation du secteur lié aux nouvelles exigences réglementaires et aux nouveaux usages devrait confirmer les besoins pour des postes d’actuaires, ainsi que dans les directions marketing et informatique.

Piste #2 : le private equity

Le rapport d’EY sur les tendances des introductions en bourse du quatrième trimestre 2013 prévoit une année record pour les IPO dans le monde. PwC assure pour sa part que la France ne sera pas en reste et met en avant le rôle du private equity, responsable de plus de 50 % de ces opérations en Europe.

La vogue des fonds de dette continue, KKR ayant récemment acquis le spécialiste Avoca Capital. Côté public, BPI France poursuit sa phase de développement. Il faudra aussi surveiller les nouveaux venus : Denis Ribon, co-dirigeant de 3i France, a annoncé son départ pour créer son propre cabinet, spécialisé dans la santé.

Piste #3 : secteur des M&A, en particulier les banques d’affaires, les boutiques spécialisées et les cabinets d’avocats d’affaires

Outre le dynamisme retrouvé des IPO, les spécialistes des « fusacqs » pourraient être portés par le private equity, les cessions de parts par l’État et l’intérêt de certaines cibles françaises pour des groupes étrangers. 2014 serait donc plus dynamique que l’année 2013, jugée tout juste convenable, si tant est que les marchés actions stabilisent leur hausse.

Les principaux bénéficiaires de ce redémarrage : les banques d’affaires étrangères, américaines en tête avec Morgan Stanley et JP Morgan, qui ont damé le pion aux champions nationaux, et les boutiques spécialisées comme la Financière de Courcelles et Messier Maris, très prisés en 2013, ou encore l’américain Moelis, dopé par l’opération géante Omnicon-Publicis. En vue du développement de l’activité, le mercato des stars et des managers a d’ores-et-déjà eu lieu dans la plupart des cas : la période est au staffing d’équipes expérimentées et au recrutement de juniors.

Piste #4 : les régulateurs

Les autorités de régulation recrutent à tour de bras. La Banque centrale européenne a lancé en septembre 2013 une campagne de recrutement de 1.000 personnes, principalement auditeurs, fiscalistes, juristes, recherchés par des chasseurs de tête ou affectés par les banques centrales nationales… Seule une petite partie aurait été staffée avant la fin 2013 (200 à 300 postes), l’essentiel reste encore à saisir. La Banque de France prévoit quant à elle 200 recrutements par concours en 2014.

L’ACPR prévoit quant à elle 100 nouveaux recrutements, juristes, contrôleurs, analystes expérimentés ou juniors, plutôt scientifiques. L’AMF engagera pour sa part une quarantaine de collaborateurs, pour remplacer des départs : une vingtaine de jeunes diplômés et débutants, une dizaine de confirmés et une dizaine de spécialistes de managers.

Piste #5 : les équipes et établissements liés à l’Afrique

Depuis la fin des années 2000, le continent connaît une croissance soutenue (5 à 6 % par an en moyenne). S’il est encore sous-bancarisé, il a vu l’émergence de champions nationaux et d’une sphère de private equity et de M&A significative, sans parler des innovations parabancaires comme le mobile banking.

Paul Mercier, managing director de Michael Page Africa, s’enthousiasme et nuance en même temps : « Il y a bien une opportunité pour les cadres internationaux en Afrique. Mais ce n’est plus un eldorado méconnu. » Aujourd’hui, comme le décalage de compétence entre locaux et occidentaux s’est résorbé – mis à part dans la gestion du risque sans doute –, la finance africaine ne propose plus de postes de cadres d’état-major à des expatriés, sauf pour les pays où le secteur est embryonnaire. Reste le développement de filiales des banques africaines en Europe, pour capter les transferts de fonds des communautés immigrées, ou pour développer une vitrine dans une capitale comme Paris, qui fera du Corporate.

Dans le Private Equity et les transactions, la difficulté à trouver des cibles rend d’autant plus rares et précieux les profils expérimentés, formés au métier et ayant labouré le terrain. « L’avantage, c’est que c’est un microcosme, mais attention : c’est aussi spécialisant. » « Les gens qui sont doués et qui savent faire de l’argent peuvent décider que l’Afrique est la nouvelle frontière. Mais il faut vouloir tenter l’aventure et être vraiment bon, beaucoup plus qu’avant et sans doute plus qu’ailleurs », explique Paul Mercier.

Piste #6 : les intégrateurs/SSII en pointe en finance

Les bouleversements du secteur financier profitent à ceux qui les accompagnent, et en particulier les grands intégrateurs et ESN (nouvelle dénomination des SSII). Si 2013 a été une année terne, 2014 devrait voir une reprise pour ces entreprises, d’après Syntec numérique. Dans la finance, elles se voient confier des projets de plus en plus importants, comme la création à l’automne dernier d’Accenture Post-Trade Processing, en charge de l’externalisation du back-office de la Société générale. Les effectifs – 250 pour l’instant – devraient croître rapidement avec l’annonce de nouveaux contrats.

Piste #7 : les cabinets de conseil spécialisés dans la finance

La régulation et la crise donnent aussi du travail aux consultants en management ou aux directions générales. Opérant un retour inattendu en France et en Europe, Oliver Wyman a décroché le méga-contrat pour accompagner la BCE dans l’évaluation exhaustive des banques, amorcée dans le cadre de l’union bancaire. Pilier du conseil au PE, désormais diversifié, Bain & Company a doublé ses effectifs en 5 ans en France et devrait recruter 70 personnes en 2014. Les boutiques spécialisées en finance, comme Ares and Co ou Courcelles Conseil, tirent leur épingle du jeu, et présentent l’avantage de recruter des professionnels expérimentés issus du secteur, et pas seulement de purs consultants.

Piste #8 : les cabinets d’audit et les cabinets de conseil multidisciplinaires

3.000 CDI dans les Big Four et plusieurs centaines chez les outsiders, comme Mazars, qui prévoit à lui seul 700 recrutements dont 450 CDI. La prospérité du secteur paraît implacable, et pourtant ! Le projet de réforme de l’audit en discussion à Bruxelles envisage d’imposer une rotation obligatoire des commissaires aux comptes. Une évolution qui devrait amener les cabinets à développer leurs services de réponse aux appels d’offres.

Piste #9 : les spécialistes de l’intermédiation bancaire

Profitant de la réduction des coûts dans les grandes banques, qui externalisent ainsi une partie de leurs activités de front office, les intermédiaires en opérations de banque et services de paiement (courtiers et mandataires) connaissent une forte croissance. Dans le crédit immobilier, la société In&Fi Crédits souligne que la part de marché des IOBSP est passée de 14 à 21 % entre 2006 et 2012, et vise la barre des 50 % en 2017.

Piste #10 : les start-ups à surveiller

L’exemple le plus médiatique est probablement celui de la finance participative, dont la nouvelle réglementation – loin de constituer une menace sur le monopole bancaire du crédit – ouvre des territoires nouveaux pour les spécialistes de la finance. Il faut également s’intéresser, plus largement, aux projets portés par des incubateurs comme Finance Innovation, pôle de compétitivité épaulé par l’association Paris Europlace, et qui a labellisé environ 140 projets depuis 2007, ou L’atelier BNP Paribas, qui a porté par exemple Monprojetretraite.fr, lancé par des conseillers en gestion de patrimoine. Dernière tendance : l’émergence de nouvelles agences de notation spécialisées, comme De Luxe Rating, lancée fin 2013.

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