☰ Menu eFinancialCareers

700 postes supprimés chez Natixis d’ici à fin 2015 : les perdants et les gagnants

Natixis

À l’horizon fin 2015, Natixis S.A. aura supprimé au total 700 emplois, soit 4,5% de ses effectifs mondiaux actuels. L’information, publiée par Les Echos, a été confirmée par la banque dans un communiqué ce matin. Elle a été transmise par la direction aux syndicats au cours de la première réunion, lundi, de la commission prospective métiers du groupe, mise en place par le nouvel accord sur l’emploi signé le mois dernier par trois syndicats.

Perdants : BGC France et fonctions support groupe

Les principales activités ciblées par ces suppressions de postes sont les métiers de la Banque de Grande Clientèle (BGC) et les fonctions support du groupe (finance, ressources humaines, systèmes d’information…), a-t-on appris de source syndicale.

Les 11.000 salariés français devraient être plus affectés que leurs collègues basés à l’international. Ce sera particulièrement vrai pour les équipes de dérivés actions, dont les effectifs seront réduits en France mais augmentés à l’international. Et ce, en dépit de l’arrivée annoncée au 1er janvier de Selim Mehrez, débauché chez Morgan Stanley, pour diriger depuis Paris les dérivés actions à l’échelle globale.

Gagnants : Financements et SFS en France, et équipes basées à l’international

En France, tous les métiers de BGC subiront des coupes, selon notre source. Seules exceptions : les équipes FICC, qui resteront stables, et les équipes Financements (SAF : Structured and Asset Finance), qui seront les seules de la BGC en France à voir leur solde d’effectifs dans le vert à fin 2015. Les activités de Services Financiers Spécialisés (SFS) qui comprennent notamment les métiers de crédit-bail, de crédit-conso, ou encore d’ingénierie sociale, verront également leur nombre de postes affectés augmenter dans les deux prochaines années, selon les plans de la direction de Natixis.

Les équipes basées à l’internationales devraient être les grandes gagnantes de cette réorganisation du groupe. Toutes les équipes devraient soit restées stables soit se développer, à l’exception de la recherche, où des pertes de postes sont à prévoir dans les deux années à venir, à l’international comme en France.

« Tant que l’on n’a pas pris connaissance de la stratégie officielle du groupe, qui sera annoncée début novembre, il est difficile de porter un avis sur la qualité de ces orientations », nous a indiqué Jean Noel Tribolo, délégué syndical CFTC chez Natixis.

Même impatience à la CGT, doublée d’une inquiétude forte sur la méthode : « En faisant cette annonce dans le cadre d’une commission prospective métier, la direction donne l’impression de cherche à contourner les instances représentatives comme le Comité central d’entreprise (CCE), sans avoir présenté à cette heure la moindre vision stratégique », estime le secrétaire général CGT Natixis François DUCHET.

Quoi qu’il en soit, « suppression de postes ne veut pas dire suppression d’emplois », rappelle le secrétaire général CGT Natixis François DUCHET. D’autant plus que le nouvel accord sur l’emploi exclut les départs contraints. Quid donc de la gestion des mobilités entre métiers et vers l’international ?

commentaires (0)

Comments

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici