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La “Deutsche Qualität” des nouveaux locaux parisiens de Deutsche Bank

Sur la terrasse du 7ème étage, le regard tournoie de la tour Eiffel au Sacré Cœur et retombe, en contrebas, derrière les arbres de l’avenue Franklin D. Roosevelt, sur les toits de tôle et les verrières du Grand Palais. Deutsche Bank France a emménagé cet été dans cet immeuble Art Déco, reflétant la puissance et l’esprit du géant bancaire allemand, et accessoirement accolé à un concessionnaire Aston Martin.

toit DB

« On est dans un environnement très privilégié, avec une bonne localisation, au plus près de nos clients », relève d’abord Laure Lemonnier, COO France, qui a supervisé le déménagement. « L’immeuble a été entièrement rénové et respecte les dernières normes environnementales, en particulier la certification HQE BBC, assurant une empreinte carbone limitée. C’est un sujet qui tient à cœur au groupe. »

Dis-moi où tu travailles je te dirais qui tu es

Avec HSBC, Deutsche Bank est l’un des tout premiers établissements étrangers à s’être installé sur la place de Paris, c’était en 1928. Aujourd’hui, l’institution parisienne compte 250 employés, et un éventail très large d’activités de banque d’investissement : banque de marchés, corporate finance, transaction banking. La filiale comprend également des équipes de gestion d’actifs et de wealth management.

Auparavant logés dans un immeuble avenue Friedland qui nécessitait des travaux de rénovation, ils ont donc profité d’un renouvellement de bail pour changer de locaux. Une année de repositionnements nombreux pour DB France, donc, après la redistribution du management accomplie au printemps.

Atrium DB

Pour la banque, il ne s’agit pas seulement de choyer clients et employés par des bureaux de qualité, mais aussi de charmer des candidats en adéquation avec les valeurs de l’établissement. Un esprit bien distinct d’autres sociétés financières. Une sobriété qu’on retrouve autant dans le logo de Deutsche Bank, entre art contemporain et symbole informatique, que dans l’épuration du lobby et de l’atrium désert baigné d’une lumière blanche qui perce l’immeuble en son centre.

Comparés à ceux d’autres locaux, les écrans font eux-mêmes preuve d’une certaine discrétion – à l’exception des inévitables mastodontes dédiés aux visioconférences et les quelques télévisions de la salle de marchés. Nettement plus remarquables sont les paysages quasi abstraits, de vastes étendues froides et floues, des tableaux de la collection de la fondation Deutsche Bank Art, la plus grande des collections corporate du monde, avec plus de 56.000 œuvres, dont des Kandinsky et des Klee.

Confort, sophistication, fonctionnalité… froideur ?

Au troisième étage, le floor s’étend en longueur, les postes en rangées plutôt espacées. « Une salle des marchés est toujours difficile à aménager, avec des spécificités qu’on ne trouve pas dans tous les immeubles », explique Laure Lemonnier. « Ça impose une première sélection. » Il faut trouver la bonne hauteur de plafond pour installer un faux plancher, et surtout un plateau étendu pour permettre d’avoir une salle d’un bloc, ici pour une soixantaine de positions sur 400 m2. Outre celle du plafond, un deuxième système de climatisation est installé dans le sol et remonte derrière les postes pour refroidir le matériel.

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Le déménagement a aussi été l’occasion de renouveler le système informatique, désormais conçu selon un principe de « Desk on demand ». Hormis pour la salle de marchés où l’équipement reste individualisé, du fait des spécificités de l’activité, tout est stocké sur des serveurs et il est donc possible de se connecter de n’importe quel poste à sa propre session. « Une philosophie de mobilité qui permet à chacun de travailler d’où il veut quand il veut. » Un peu comme dans une berline Mercedes, l’espace exprime partout le « souci de concilier confort, sophistication et fonctionnalité », dont se flatte Deutsche Bank.

Signe des progrès récents de l’ergonomie, les bureaux sont entièrement modulables, permettant même de travailler debout. Des mini-salles de réunions, appelées « social hubs », ont été prévues en nombre, très utiles pour s’isoler des openspaces. Des cuisines, entièrement équipées, offrent des salles de détente à tous les étages. On s’attendrait presque à ce qu’elles soient décorées par les employés. Mais DB a emménagé il y a deux mois à peine. Et ce n’est pas non plus une start-up, même si la banque est ouverte à des expériences, comme le montre son nouveau lab installé dans le berceau de la « fintech » américaine, en Caroline du Nord, où la banque s’inspire des méthodes de travail des startups de la Silicon Valley. 

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