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Microfinance = micro-opportunités ?

A 15 jours de la semaine de la microfinance , qui doit réunir les professionnels du 24 au 26 novembre à l’Abbaye de Neumünster, la place financière luxembourgeoise s’enthousiasme pour ce secteur en plein devenir.

La microfinance ne va pas sauver la place de la crise, ce n’est d’ailleurs pas son objectif, mais c’est une niche viable et qui en train de se développer , explique Axel de Ville, directeur exécutif de l’ONG luxembourgeoise Ada (Appui au Développement Autonome).

Luxembourg, centre d’excellence

C’est en tout cas le souhait du gouvernement, qui a réaffirmé son soutien au secteur à l’occasion d’un récent atelier de réflexion stratégique (communiqué). Et pour prouver son engagement, le gouvernement a intégré dans sa proposition de budget 2010, l’exemption de la taxe d’abonnement pour les fonds d’investissement en microfinance, également connus sous l’acronyme VIM (véhicules d’investissement en microfinance). Selon l’Alfi, 45% des encours des VIM identifiés au niveau mondial sont basés au Luxembourg (communiqué).

De 2005 à 2009, les actifs sous gestion des VIM sont passés de 700 millions à 4 milliards d’euros. Certaines études anticipent une progression à 10 milliards d’euros d’ici à 2015 , note Valérie Arnold, associée chez PwC Luxembourg, citée par le site paperjam.lu. Une progression importante certes, mais très modeste au regard des 1.700 milliards d’encours total des fonds luxembourgeois.

Besoin de compétences

La discrète place qu’occupe ce secteur dans l’industrie financière luxembourgeoise se reflète également sur l’emploi. La microfinance représente une quarantaine d’emplois si l’on tient compte de l’ensemble des acteurs impliqués (ONG, ministère, Luxflag, Plate-forme européenne de microfinance, cabinets de conseil…), estime Axel de Ville chez ADA, qui a vu ses effectifs passer de 4 à près de 20 en 9 ans. Avec le développement du secteur, et plus largement de la dimension investissement socialement responsable (ISR), qui suscite beaucoup d’intérêt de la part des acteurs financiers, des dizaines de postes pourraient être créés par ricochet dans les cabinets d’avocats, les banques dépositaires, cabinets d’audit…

La création d’Innpact, cabinet de conseil spécialisé sur la microfinance et l’ISR, en avril cette année, est un bon exemple des nouvelles opportunités qu’offre ce marché en pleine expansion (communiqué).

Surtout, plus que des emplois à part entière, la microfinance devrait susciter un nouveau besoin en matière de compétences. Une tendance qui se traduit par le développement des formations dédiées et mais aussi par une demande nouvelle de la part des recruteurs qui commencent à intégrer cette dimension dans leurs profils de recrutement.

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