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Trois vraies pistes de métiers bancaires qui recrutent

Pour les salariés des banques, ce ne sont peut-être que quelques gouttes de bonnes nouvelles dans un océan d’informations moroses. À ce titre, nous serions précisément cruels de les en priver.

Contrariant la nouvelle tendance de baisse des recrutements et des effectifs bancaires, plusieurs métiers du secteur viennent de se voir qualifier par l’Association Française des banques (AFB) de « sensibles » (métiers bousculés par des évolutions qualitative ou quantitative importantes, tels les chargés d’accueil ou les gestionnaires de back-office)  et/ou « en tension » (difficiles à pourvoir, oui vous avez bien compris !). Concentrons-nous donc sur cette deuxième famille, élaborée à l’issue de plusieurs réunions de groupes de travail paritaires.   

Plus de 20% de hausse des effectifs en cinq ans

Parmi les métiers en tension, trois au moins se sont distingués d’emblée : le contrôle périodique (rattaché aux services d’audit et d’inspection au sein de la direction générale) et le contrôle permanent (rattaché aux lignes métiers) ainsi que le contrôle de gestion (au sein de la direction financière).

Les deux premiers métiers ont vu leurs effectifs augmenter de 25% ces 5 dernières années, pour atteindre environ 5.000 collaborateurs. En cause : l’impact de la réglementation et la nécessité pour les banques de mieux gérer leurs risques. Dans le même temps, « les banques ont été confrontées à une question de disponibilité de ces profils sur le marché », explique Jean-Claude GUERY, directeur des Affaires Sociales de l’AFB. Sans compter la concurrence des Big Four et des cabinets de conseil. C’est particulièrement vrai pour les profils d’auditeurs fonctionnels spécialisés  (type fiscal, SI…).

Contrôle périodique / permanent (source AFB)

Contrôle périodique / permanent (source AFB) 

« L’intégralité des fonctions financières, de contrôle, de risques et de compliance ont été porteuses depuis le début de la crise en termes de recrutements », confirme Thierry Mageux, Business Development Director de Robert Half Financial Services. Si les embauches sur certaines de ces fonctions commencent à marquer le pas, d’autres sont encore largement dynamiques, notamment la compliance et le contrôle interne dont le contrôle périodique et le contrôle permanent sont deux composantes, assure ce consultant.

C’est une première raison qui devrait convaincre les banquiers en recherche d’une  mobilité interne de s’intéresser de près à ces deux métiers. En outre, « ces deux métiers de contrôle interne, qui sont ouverts à des profils opérationnels, offrent des carrières intéressantes au sein de l’audit interne, de l’inspection générale, du middle-office notamment au niveau de la gestion des risques opérationnels, de la compliance et de la gestion du contrôle de gestion. Des passerelles également existent avec le secteur de l’assurance, très demandeuse de compétences sur les risques opérationnels », assure Thierry Mageux.

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Les salaires sont enfin loin d’être indécents même s’ils ne rivaliseront jamais avec ceux de la banque d’investissement. Il faut compter entre 45 à 60k euros de fixe pour 3 à 5 ans d’expérience et un variable situé entre 10 et 15% du salaire, selon le cabinet Robert Half. La partie fixe s’échelonne ensuite de 60 à 80k euros pour un professionnel doté de 5 à 10 ans d’expérience (jusqu’à 20% de variable).

Autre piste, la fonction de contrôle de gestion, qui fait cette fois appel à des compétences financières validées donc moins interchangeables, présente cependant de « vrais attraits en particulier lorsque l’analyse de données s’accompagne d’une recherche d’optimisation de la performance et de révision stratégique des business », explique Thierry Mageux.

Ce métier a connu une croissance de ses effectifs de 20% depuis 2007 mais a marqué un léger repli entre 2011 et 2012 (soit environ 2.000 employés dans le secteur aujourd’hui). Ce métier a été malgré tout classé comme « en tension » car  pas toujours suffisamment attractif en interne du fait de son positionnement (mobilité, passerelle vers d’autres emplois…)…

Contrôle de gestion (source : AFB)

Contrôle de gestion (source : AFB)

Il est vrai que le spectre des évolutions de carrières est ici plus limité que dans le cas du contrôle interne. Un contrôleur de gestion peut endosser un poste de management au sein de son équipe, aller plus rarement vers une direction comptable. « Surtout, il peut s’orienter vers la gestion actif-passif, extrêmement porteuse aujourd’hui », confie Thierry Mageux, qui anticipe cependant une baisse des recrutements pour les contrôleurs de gestion.

Enfin, la dernière piste à explorer, selon l’AFB, est celle des métiers du risque et du contrôle qui, à coup sûr, méritent leur rang de métiers en tension. D’autres études complémentaires sur ces derniers sont attendues pour la rentrée.

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