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Quelques tuyaux utilisés par les banques pour attirer les talents de demain

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Si les jeunes diplômés ne ménagent pas leurs efforts pour tenter de décrocher un job en banque d’investissement, l’inverse est également vrai : les grandes banques d’affaires rivalisent d’ingéniosité pour persuader les meilleurs stagiaires et jeunes diplômés de venir les rejoindre, d’autant plus que le secteur peine davantage à attirer les talents.

Pour ce faire, les établissements financiers basés en France mais aussi à l’étranger font tout pour sensibiliser les jeunes là où ils se trouvent, en l’occurrence sur les campus universitaires. Et certaines banques entendent bien maintenir une présence régulière plutôt que de se contenter d’une simple présence aux campus events organisés chaque année par les écoles et universités. C’est par exemple le cas de Deutsche Bank qui recherche des campus ambassadors, autrement dit des étudiants qui, en l’échange d’une gratification financière pouvant atteindre 1000 euros, sont chargés de faire la promotion auprès de leurs camarades des opportunités de carrière au sein de la banque et repérer ainsi les meilleurs éléments. Une sorte de rabatteurs de talents en quelque sorte…

Pour sa part, Crédit Agricole CIB préfère avoir recours aux anciens élèves. Ces « capitaines d’école » participent à des actions pédagogiques et font connaître la banque à travers différentes initiatives (forums, petit déjeuners, conférences…) . « Les grandes écoles sont le vivier des collaborateurs de demain. Or, en discutant avec le responsable d’une Chaire de finance à l’Essec, j’ai réalisé la difficulté, pour les écoles de pénétrer le monde de l’entreprise, et pour l’entreprise de toucher les étudiants. Et ce malgré les efforts continus faits de part et d’autre dans ce sens », explique Didier Gaffinel, Managing director, Equity Capital Markets chez CA CIB et capitaine d’école pour Audencia Nantes.

Guère étonnant dès lors que certaines banques choisissent d’intervenir directement dans le développement du campus, quitte à mettre la main au portefeuille. C’est le cas de BNP Paribas qui en 2009 a financé une salle de marché flambant neuve sur le campus de l’ESC Rennes ou bien Société Générale qui a fait de même en 2011 sur le campus lillois de l’Edhec. Il faut dire que la SocGen est l’un des principaux employeurs de l’école. « La raison pour la quelle nous recrutons ou pré-recrutons les élèves de l’Edhec tient au fait qu’ils représentent une valeur sûre, des candidats de bon niveau avec un potentiel présumé d’évolution », témoigne Frédéric Vaquié, responsable du recrutement à la Société Générale. En outre, la banque au logo rouge et noir sponsorise le Master of Science Corporate Finance de l’Edhec.

Pépinières de talents

Plus encore que les Masters, les chaires de recherche font l’objet de toutes les convoitises. Il faut dire que ces « pépinières de talents » drainent des étudiants venus du monde entier. Ces programmes ne concernent qu’une petite population d’étudiants, mais pour les banques, celle-ci est déterminante pour rester compétitives. A titre d’exemple, la chaire Risques financiers de l’Ecole Polytechnique et l’Ecole des Ponts se concrétise notamment par la collaboration entre les équipes de recherche quantitative de SGCIB et les chercheurs académiques sur des sujets communs dans le domaine des risques financiers.

Le campus n’est pas le seul champ d’action des banques d’investissement. La vie d’étudiant est également parsemée de stages et de voyages d’études. Les banques l’ont bien compris, à commencer par Crédit Agricole CIB qui ne rate pas une occasion de faire visiter ses activités en Asie aux étudiants de business school françaises comme l’ESSEC ou HEC Paris. « Stages, chaires de recherche, salles de marché virtuelles : tout ce qui permet aux futurs opérateurs d’avoir une idée plus précise des spécificités de leurs conditions de travail va dans le bon sens », reconnaît le spécialiste banque d’investissement d’un cabinet de recrutement parisien.

S’adapter aux nouvelles générations

Depuis quelques années, les banques ont décidé de jeter leur dévolu sur les nouvelles technologies dont sont friands les jeunes générations. BNP Paribas a lancé Ace Manager, un jeu en ligne crée par les experts de la banque en corrélation avec des professeurs de finance et qui permet aux étudiants provenant des meilleures écoles et universités du monde entier de s’affronter durant 3 semaines et découvrir le métier de banquier, notamment la BFI. « N’oubliez pas, chacun de vous recevra à la fin du jeu en ligne un certificat de participation qu’il pourra facilement valoriser sur son CV », précise la banque, preuve que celle-ci ne perd pas le nord ! Si cela vous tente, les inscriptions sont valables jusque fin mars.

Pour finir, les banques tentent de séduire les représentants de la génération Y qui comme chacun sait sont très sensibles aux  notions d’entraide et de solidarité. Très attachée elle aussi à développer une relation privilégiée avec les écoles et les universités, Natixis vient de remettre ses C.A.M.P.U.S. Awards à des initiatives étudiantes dans le domaine culturel et sportif. « Les projets sont à la fois ambitieux et réalistes, les jeunes qui les portent sont volontaires et impliqués, avec un grand sens de la solidarité. C’est un bon exemple d’optimisme », commente Laurent Mignon, Directeur Général de Natixis. La messe est dite ; ne reste plus qu’à trouver les fidèles…


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