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Toujours plus de banquiers européens désespérés foncent vers Sydney (en classe éco !)

L'Australie, un eldorado pas si accessible pour les financiers

L'Australie, un eldorado pas si accessible pour les financiers

Si vous prévoyez de vous expatrier en Australie, soyez prêts à couvrir vos frais vous-même et à ne pas formuler d’exigences salariales trop élevées. C’est en tout cas les principaux enseignements tirés de notre table-ronde organisée récemment en Australie, et à laquelle ont participé 13 responsables des ressources humaines employés dans leur majorité par dans de grandes institutions financières internationales.

Attirés par une économie en croissance ininterrompue depuis 20 ans et par des banques locales relativement en bonne santé, ainsi que des salaires versés dans un dollar australien en plein essor, les candidats étrangers n’ont jamais été aussi nombreux à envoyer leur CV « Down Under », selon les DRH australiens de notre panel, qui n’ont pas souhaités être nommés.

Ces derniers ont néanmoins tous témoigné de leur difficulté à gérer l’afflux des candidatures étrangères. Un représentant d’une banque européenne a déclaré que les demandes des candidats basés à l’étranger pour des postes seniors ont augmenté d’environ deux tiers au cours des 12 derniers mois.

« Nous avons également vu une augmentation massive, en particulier des demandes de mobilité en interne », a confirmé sa consoeur employée par un leader bancaire américain. « Fait intéressant, ces gens ne sont pas seulement les candidats que nous voyons traditionnellement – les professionnels britanniques, irlandais et asiatiques – nous recevons de plus en plus de candidatures de pays comme la France ou l’Italie. Un phénomène qui n’existait pas il y a encore deux ans », commente-t-elle.

Certains emplois convoités en Australie, comme la gestion de projets et des risques, présentent des compétences facilement transférables d’une région du globe à l’autre. Il est néanmoins plus difficile pour les candidats étrangers de décrocher des postes liés à la relation clientèle, explique une responsable des RH d’une grande banque australienne. « Nous avons mis l’accent cette année, par exemple, sur les ventes et les fonctions de relationship manager dans la banque de financement, comme d’ailleurs beaucoup de nos confrères australiens, précise-t-elle. Pour ces postes, les candidats locaux sont largement favorisés parce qu’ils apportent un portefeuille de clients locaux avec eux ».

Des candidats étrangers trop gourmands

Les participants de la table-ronde ont adressé un autre conseil aux candidats étrangers tentés par une expatriation en Australie : ne pas exiger trop d’argent. « Les candidats étrangers demandent des salaires irréalistes, plus élevés encore que la moyenne de notre marché », relève l’un d’eux.

Les employés qui décrochent une mobilité en interne peuvent prétendre à des indemnités d’aide limités pour leur frais (billets d’avion et coût du déménagement). Certaines d’entreprises n’offrent plus de couvrir ces frais pour l’ensemble de leurs nouvelles recrues, en particulier pour des postes juniors.

Oubliez les généreuses indemnités attachés aux contrats d’expatriation (pensez coût du logement, frais de scolarité). « Je continue à parler à des gens qui attendent le même type de prestations qu’ils auraient obtenu en 2006, année dorée pour le secteur bancaire. À moins d’être un candidat particulièrement désirable et très senior, vous n’allez rien obtenir de tout cela », assure un DRH.

Un DRH d’une banque internationale ajoute : « Nous offrons encore des packages pour couvrir les coûts de transport, mais ces derniers ont été réduits. Fini la classe affaires, le vol sera payé uniquement en classe économique. Si vous voulez venir en Australie, il faudra le faire sans le confort et les privilèges du passé ».

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