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Six qualifications qui boosteront votre employabilité à l’international

easyjet

Face à un marché du travail particulièrement difficile, guère étonnant que certains financiers soient tentés de retourner sur les bancs de l’école. Reste à savoir quelles sont les certifications professionnelles les plus susceptibles de les aider à trouver un nouvel emploi pour 2013…

ACA

Selon les derniers chiffres de l’Institute of Chartered Accountants in England & Wales (ICAEW) qui délivre la certification ACA, l’année 2012 aura vu le plus grand nombre de candidats à l’ACA depuis 21 ans ! « Dans le climat actuel, nombreuses sont les personnes à la recherche de la sécurité que procure une certification mondialement reconnue, explique Gavin Aspen, directeur des qualifications à l’ICAEW. Le secteur financier se montre encore friand pour recruter des ACA, en particulier avec l’importance prise par la gestion des risques. En plus des postes classiques en reporting et contrôle, il y a toujours une volonté d’embaucher au niveau du contrôle des produits, de la gestion des risques et, dans une moindre mesure, sur les postes en front office ».

Au moins deux bonnes raisons de passer la qualification ACA : son taux de réussite particulièrement élevé, compris entre 84 à 93% et sa popularité pérenne : d’après des données extraites de la CV-thèque d’eFinancialCareers, l’ACA était la certification la plus cliquée par les employeurs en novembre dernier.

Chartered Financial Analyst (CFA)

En 60 ans, la certification CFA a su s’imposer comme la certification professionnelle la plus reconnue dans le monde de la finance, notamment du fait de l’importance de la préparation des trois niveaux (300 heures de travail) et du relativement faible taux de réussite (42%). « À l’échelle mondiale, CFA Institute compte plus de  111.000 membres présents dans 130 pays, dont plus de 103.000 détenteurs de la certification CFA. Il existe 138 associations locales comme CFA France réparties dans 60 pays. Chaque année, 150.000 candidats s’inscrivent à l’examen pour passer l’un des trois niveaux du programme CFA », rappelle dans nos colonnes Philippe Maupas, Président CFA France.

Le CFA a réellement pris son envol en Asie cette année, où les effectifs ont augmenté de 21% en 2012, contre 6% en Europe et 1% sur le continent américain. En fait, 44% des candidats qui ont passé les examens en juin dernier étaient basés dans la région Asie-Pacifique. Ceci peut s’expliquer par le nombre croissant d’opportunités en Extrême-Orient, mais aussi être la conséquence d’un marché de l’emploi plus difficile. Selon la firme de recherche Catalyst, la zone Asie représentait 23% de l’ensemble des licenciements de banquiers d’investissements seniors sur le premier semestre 2012.

« Le chômage chez les détenteurs du CFA est encore relativement rare – seulement 4%, selon les chiffres de l’Institut CFA – mais les métiers autour desquels ils évoluent changent, note Ed Bace, responsable de l’éducation (EMEA) à l’Institut CFA. Jadis, la certification était surtout pertinente pour les analystes et les métiers du front-office. Désormais, elle est de plus en plus utile pour les fonctions commerciales, de relationship et pour le middle office ». A noter que le plus gros des détenteurs du CFA (23,9%) sont employés comme gestionnaires de portefeuille.

Dans la zone EMEA, le plus gros employeur des CFA est UBS (456), suivie par Barclays (260), PwC (238) et HSBC (224). Sur le continent américain, Bank of America Merrill Lynch (1205) arrive en tête, suivie par Wells Fargo (918), Royal Bank of Canada (905), JP Morgan (729) et TD Bank Financial Group (656). En Asie-Pacifique, il s’agit de HSBC (445), UBS (315), Citigroup (297), Standard Chartered (248) et JP Morgan (247).

Chartered Alternative Investment Analyst (CAIA)

La certification CAIA est plus spécialisée que la certification CFA. C’est aujourd’hui la plus reconnue dans l’investissement alternatif. Elle permet en effet une expertise qualifiée sur la gestion de portefeuille et la gestion alternative. L’une des tendances de 2012, du moins selon nos chiffres, est que les emplois de private equity ont relativement bien résisté, en particulier chez les juniors et middle managers. Et malgré une année difficile pour de nombreux hedge funds, certains d’entre eux ont continué à embaucher.

« Le nombre de personnes qui s’inscrivent à la certification CAIA a gonflé de 15% cette année et bien que le gros des candidats vient des États-Unis, ceux venant d’Asie ont encore vu leur nombre augmenter, relève Thomas A. Porter, managing director et chief operating officer du CAIA. La plus forte proportion de candidats ayant obtenu leur diplôme en septembre s’est dirigée vers des fonctions d’analystes, suivi par les ventes, la gestion de portefeuille, le consulting et la gestion des risques ».

Master Finance

Nos propres chiffres montrent qu’en moyenne, l’emploi dans les banques d’investissement pour les étudiants de Master en Finance oscille entre 35-60%, ce qui n’en fait donc pas un sésame absolu pour décrocher un job en finance.

Toutefois, un Master en Finance, outre le fait qu’il s’avère moins coûteux que d’autres formations,  pourrait vous donner un avantage par rapport aux autres diplômés qui postulent aux métiers bancaires. « Les exigences des banques d’investissement n’ont jamais été aussi élevées que cette année, et même les summer internships exigent un bagage de connaissances techniques et financières. Avoir un diplôme spécialisé est donc susceptible de vous donner l’avantage », explique Derek Walker, directeur des carrières à l’Oxford Saïd Business School et ex-recruteur de jeunes diplômés chez Barclays Capital.

MBA

Certes, un MBA reste extrêmement coûteux et la plupart des professionnels de la finance passent un MBA pour changer de secteur, en s’orientant vers le conseil en management pour bon nombre d’entre eux. Cependant, le dernier rapport de l’emploi réalisé par QS Consulting montre que les services financiers restent le deuxième employeur de MBAs derrière le conseil et, pour les meilleurs écoles, la banque d’investissement reste de loin le plus gros employeur.

Malheureusement, les écoles les plus susceptibles d’augmenter vos perspectives d’emploi dans la finance (selon le classement QS) sont aussi les plus onéreuses : Wharton, Chicago Booth, London Business School, Harvard, Stern School of Business, Columbia, INSEAD, IE Business School, Stanford et Kellogg School of Management. La question est donc de savoir si passer MBA est un bon retour sur investissement ou pas.

TOSA

Aucune évaluation ne permettait de mesurer le niveau de compétences des financiers sur les logiciels bureautiques Word, Excel et PowerPoint. « Les utilisateurs de Powerpoint ont, en majorité, une connaissance très limitée des potentialités de ce logiciel. Les mauvais usages courants véhiculent une vision erronée de la puissance communicante des diaporamas et des visuels. Cette vision et la méconnaissance des capacités du logiciel brident le potentiel communicant des présentateurs et leur capacité à bien faire passer leurs messages », explique Patrick Jay, consultant expert en techniques de communication des dirigeants.

C’est désormais chose faite avec la certification TOSA lancée par deux anciens banquiers d’affaires, Matthieu Lattes et Marc Alpérovitch et qui permet à un professionnel de certifier par un score de 1 à 1.000 son réel niveau de maîtrise d’un logiciel. Voici les scores attendus pour les métiers suivants, sachant que le niveau Expert (800 à 1000 points)  implique que le candidat dispose d’une connaissance complète de l’ensemble des fonctionnalités du logiciel, le niveau Avancé (600 à 799 points) une très bonne maîtrise du logiciel, y compris dans ses fonctionnalités avancées et le niveau Opérationnel (400 à 599 points) les principales fonctionnalités du logiciel :

Directeurs et cadres de direction, services financiers
Microsoft Excel : entre 600 et 800 (Avancé)
Microsoft PowerPoint : entre 400 et 600 (Opérationnel)
Microsoft Word : entre 400 et 600 (Opérationnel)

Analyste financier  / Contrôle de gestion, conseil, audit
Microsoft Excel : entre 600 et 800 (Avancé)
Microsoft PowerPoint : entre 200 et 400 (Basique)
Microsoft Word : entre 400 et 600 (Opérationnel)

Conseiller en finances et investissements
Microsoft Excel : entre 400 et 600 (Opérationnel)
Microsoft PowerPoint : entre 400 et 600 (Opérationnel)
Microsoft Word : entre 200 et 400 (Basique)

commentaires (2)

Comments
  1. Pas très exhaustif : vous avez oublié le CIIA ….

  2. Le CIIA est un diplome pas reconnu au niveau international contrairement à ce que prétend l’association qui vit grâce à lui. Essayez simplement de poster votre CV avec un CIIA dans les grandes structures internationales, vous allez avoir la confirmation.

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