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Parlez-vous le “Lëtzebuergesch”? Un plus si vous cherchez un job au Luxembourg

"Je parle aussi le Luxembourgeois"

"Je parle aussi le Luxembourgeois"

Les frontaliers le savent bien, la maîtrise du luxembourgeois est un atout inestimable pour obtenir ou consolider un emploi au Luxembourg, quelque soit le secteur et particulièrement dans les domaines des administrations et services, du commerce, du transport et du soin médical aux personnes. De même, la maîtrise du luxembourgeois est une composante essentielle pour tout chef d’entreprise ou travailleur indépendant souhaitant s’implanter durablement sur le marché du Luxembourg. Mais qu’en est-il du secteur financier ?

Sur le site lesfrontaliers.lu, les réactions sur la nécessité ou non de parler le luxembourgeois abondent. “Perso, cela fait 12 années que je travaille au Luxembourg et je n’ai jamais eu besoin du luxembourgeois. Pourtant j’ai travaillé dans une boite d’IT, dans un Big4, dans le milieu bancaire, chez des avocats et cela ne m’a jamais posé problème“, souligne un internaute.

Je pense que c’est utile pour un chauffeur de bus, une infirmière, une caissière, une personne qui travaille pour l’administration/état luxembourgeois mais sinon l’allemand est bien plus demandé que le luxembourgeois, et bien après l’anglais“, indique un autre.

Des organismes à foison…

Le français est la langue de la législation. Près de 30.000 Français vivent au Luxembourg, et le double y travaillent. Le français, l’allemand et le luxembourgeois sont les langues administratives et judiciaires. Quant à l’anglais, en tant que langue des affaires et de la finance, il préside le plus souvent aux réunions entre personnes de différentes nationalités. Lorsque le secteur financier requiert la maîtrise de deux langues, c’est le plus souvent le couple français-anglais qui prédomine.

Mais le “Lëtzebuergesch” n’en demeure pas moins la langue nationale. La majorité de la population (plus de 60% des habitants), parle le luxembourgeois comme langue maternelle. Et les recruteurs sont sensibles au fait que des étrangers fassent l’effort de pratiquer la langue du pays. “Même si ce n’est pas indispensable dans tous les secteurs de parler luxembourgeois, je trouve que le minimum de respect envers le pays qui vous donne du boulot est d’apprendre la langue du pays“, relève un internaute.

D’autant plus que les possibilités d’apprentissage du luxembourgeois sont nombreuses, que ce soit par l’intermédiaire de cours proposés par des écoles de langues privées, l’Institut national des langues (INL) ou par le Service de la formation des adultes du ministère de l’Education nationale, en collaboration avec les lycées, les communes et différentes associations. Et pour ceux qui ne peuvent pas suivre des cours, il existe plusieurs possibilités d’apprendre le luxembourgeois en ligne. A titre d’exemple, le site Luxembourgeois.net propose dans un premier temps des compétences de base suivies par une spécialisation notamment dans le domaine financier.

Si vous ne maîtrisez pas le Luxembourgeois mais que vous suivez des cours d’initiation par exemple, cela est intéressant de le mentionner sur votre CV“, précise un recruteur en finance basé au Luxembourg. Enfin, la connaissance de la langue luxembourgeoise parlée est une des conditions à l’acquisition de la nationalité luxembourgeoise. Ainsi, tout candidat doit passer des épreuves “Sproochentest Lëtzebuergesch” organisées par l’INL. Toujours bon à savoir….

commentaires (2)

Comments
  1. Moien,
    Effectivement après 5 mois d’aller-retours pour retrouver mon conjoint en poste là bas, il est vrai que spontanément dans la vie courante on commence par vous parler en Luxembourgeois (langue peu agréable à entendre…surtout quand on a appris l’allemand). Les gens sont très polis et dés lors que vous répondez en Français, ils changent de langue sans aucun soucis…c’est d’ailleurs très surprenant.
    Sous des aspects froids, j’ai trouvé les Luxembourgeois très agréables à vivre…je suis tombée sous le charme de ce petit pays plein de ressources et si multi culturel. C’est là qu’on se sent vraiment Européen…pas en France où nous sommes si nombrilistes et si peu tournés vers les autres. Nous avons vraiment des leçons à prendre. Je suis d’accord si on part s’installer dans un pays, le minimum est d’apprendre sa langue. Donc même si le Luxembourgeois n’est pas très agréable à l’oreille (et à la prononciation)…il faut faire l’effort par respect pour ce pays qui accueille autant d’étrangers (50% de la population fixe..100 000 frontaliers chaque jours). Addi !

  2. Bonjour,
    J’aimerai apporter mon éclairage de Luxembourgeois sur cette question linguistique. Ces mots ne sont que les miens et n’engagent que moi.
    Lors d’un recrutement ou d’une promotion, le luxembourgeois n’est généralement qu’un plus et n’est que très rarement discriminant. En effet, la connaissance de la langue Luxembourgeoise n’est souvent qu’optionnelle et les luxembourgeois sont suffisamment raisonnable pour comprendre qu’il n’est pas toujours possible d’apprendre une langue sur le tard.

    Premièrement, le premier critère lors d’un recrutement ou une promotion reste la compétence (y compris la qualification et l’expérience). Il m’arrive de travailler avec l’administration et des organismes publics et je peux témoigner que dans de nombreux cas les critères de langue initialement contraignants ont été levés au profit de personnes plus compétentes sur des critères plus techniques. Même dans la fonction publique, il est normal, dans les groupes de travail, de parler Français ou Allemand lorsqu’un interlocuteur (par exemple, un consultant externe) ne parle pas le Luxembourgeois. Comme indiqué dans l’article, la langue luxembourgeoise est impérative pour un individu qui serait en contact avec le public. En effet, certains luxembourgeois, souvent parmi les plus fragiles socialement, ne parlent que le Luxembourgeois.

    Deuxièmement, je pense pouvoir affirmer avec un minimum de confiance qu’aucun luxembourgeois à des postes de décisions ne considère la méconnaissance du luxembourgeois comme un manque de respect. Pour être honnête, beaucoup de résidents ou de frontaliers ne connaissaient pas le Luxembourg avant de venir y vivre/travailler. Certaines personnes n’auront peut-être jamais le temps d’apprendre la langue (je pense notamment à tous ceux qui perdent quotidiennement plus de 2 heures, voir bien plus, en transport et qui déjeunent d’un sandwich vite avalé devant leur écran d’ordinateur). Oui, il y a les congés-formations, mais s’absenter de son poste, même pour des raisons légitimes, est un risque pour beaucoup de travailleurs, quelque soit leur nationalité, leur lieu de résidence ou leur fonction. Personnellement, je peux être autant impressionné par quelqu’un connaissant l’histoire du Luxembourg, ses institutions, sa géographie, son économie, ses réalités sociales ou sa langue.

    Enfin, contrairement à ce que certains peuvent penser, le Français ou l’Allemand sont souvent utilisés au dépends du Luxembourgeois dans les discussions où toutes ambiguïtés est interdites. Oui, au sein d’un groupe de personnes dont le luxembourgeois est la langue maternelle, tout le monde n’a pas nécessairement les mêmes compétences linguistiques ou les mêmes références culturelles.
    Cordialement,

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