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Les quatre signes annonciateurs d’un licenciement à venir

Les grandes banques françaises se préparent à de nouvelles mesures d’économies pour cette année, ce qui pourrait entraîner des licenciements à la marge. Ainsi, pour ne pas vous laisser surprendre et entamer aussi tôt que possible la chasse d’un nouvel emploi, on fait le point sur les signes avant-coureurs d’un licenciement. Un spécialiste du marché du recrutement américain, rodé aux coupes claires, David Sanford, vice-président exécutif de WinterWyman, nous donne son éclairage.

 

1. Revenus et profits en baisse

Les chiffres sont généralement de bons révélateurs, explique David Sanford, vice-président exécutif de WinterWyman, un cabinet de chasse de têtes basé à Boston. Si les chiffres évoluent à la baisse et que vous y voyez une tendance qui s’inscrit sur plus d’un trimestre, alors c’est un signe que l’activité va mal et que quelque chose de négatif va se produire. Soit il va y avoir des licenciements ou bien la société va être rachetée par un concurrent“.

Chez UBS, par exemple, qui s’est désengagé de ses activités de fixed Income et a annoncé le licenciement de près d’un tiers de ses effectifs de banque d’investissement sur les trois prochaines années, les signaux ont mis un certain temps à se manifester. Ce n’est qu’au troisième trimestre 2012 que la banque a enregistré une perte avant impôts de 2,87 milliards de francs dans sa banque d’investissement, bien après ses pertes d’exploitation de 50 milliards de dollars en pleine crise financière et la perte d’une rogue trader de 2,3 milliards de dollars l’an dernier.

2. Changement de culture d’entreprise

Un autre signal réside dans la modification de la culture d’entreprise. Si dans le passé, l’information circulait librement et que la communication interne était forte, et que tout à coup c’est le silence radio et que vous voyez de plus en plus de personnes se réunir à huis clos, soyez sur vos gardes.

Quand les choses prennent une mauvaise tournure, les sociétés ont tendance à être calmes, fait remarquer David Sanford. Elles ne veulent pas courir le risque d’envoyer de mauvais messages, préférant ainsi ne pas envoyer de message du tout. Donc si le flux d’informations depuis le sommet de la hiérarchie commence à ralentir, c’est le signal que les choses se gâtent“.

3. Parts de marché en baisse

Lorsque la valeur intrinsèque d’une société se dégrade, il peut être temps de commencer à regarder ailleurs. Pour rappel, la valeur intrinsèque est constituée par tous les atouts qui permettent de vous démarquer de la meute, d’apparaître différent, meilleur ou encore moins cher. Lorsque ce n’est plus le cas, il est temps de songer à changer de crémerie. Prenez UBS : c’était l’une des banques d’investissement les plus performantes sur la scène internationale… jusqu’à ce qu’elle commette quelques faux pas avec les clients et le régulateur, affiche une perte d’exploitation importante et voie certaines de ses activités grignotées par la concurrence.

Si votre produit leader n’est plus aussi sollicité par le marché que par le passé, c’est le signe que vos concurrents sont en train de prendre votre place et littéralement ne faire bientôt de vous qu’une bouchée“, indique David Sanford.

4. Votre patron agit différemment

Si vous avez une bonne relation avec votre patron, et que ce dernier devient silencieux, c’est aussi un signal, ajoute t-il. Ou bien si vous lui posez une question et que tout à coup il semble évasif ou sec, de mauvaises nouvelles sont à probablement à prévoir“.

Quand vous apercevez deux ou trois de ces signaux, il est temps de partir de façon proactive.

La plus grande erreur que vous puissiez commettre est d’attendre trop longtemps avant de partir, note David Sanford. La plupart des banquiers s’accrochent parce qu’ils pensent que l’orage va passer et que tout finira par rentrer dans l’ordre. D’autres vont tout simplement rester là et refuser de voir les signes. Or au moment où vous voudrez partir, il sera alors trop tard et vous aurez déjà un pied dans la tombe !”.

Vous êtes dans une bien meilleure position pour décrocher votre prochain emploi si vous êtes en poste, ajoute David Sanford. Si vous occupez un emploi rémunéré, alors on pensera que vous faites du bon travail. Mais lorsque vous n’avez plus d’emploi, il y a toujours un doute – qu’il soit légitime ou non – sur le fait que vous n’étiez pas assez bon pour conserver votre job. C’est un énorme avantage d’être à la recherche de votre prochain emploi tandis que vous travaillez“.

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