☰ Menu eFinancialCareers

Les employés des filiales luxembourgeoises impactés par les plans de licenciements des grandes banques européennes ?

bouclier

Les filiales luxembourgeoises des grands établissements bancaires européens sont inégalement touchées par les plans de suppressions d’emplois annoncés par leur maison mère. Il y a celles qui ne sont pas du tout impactées comme c’est le cas d’ING Luxembourg, épargnée par les 2 350 suppressions d’emplois dans le monde annoncées par le groupe néerlandais. « Cette restructuration ne concerne pas du tout le Luxembourg, où nos activités sont plutôt en développement qu’en réduction », explique Rik Vandenberghe, CEO d’ING Luxembourg, qui n’exclut d’ailleurs pas d’engager de nouveaux collaborateurs si nécessaire (Paperjam.lu).

Parmi les 673 personnes travaillant chez UBS Luxembourg, la décision de la maison mère qui a récemment annoncé la suppression sur les trois prochaines années de quelques 10 000 emplois en banque d’investissement, n’inquiète pas outre mesure. Et pour cause : UBS Luxembourg, tournée vers les métiers de banque privée et gestion d’actifs, n’opère pas ou peu dans l’investment banking. « Il n’y aura, a priori, pas de conséquence néfaste au Grand-Duché. Mais il reste intéressant de savoir quels rôles joueront les filiales luxembourgeoises dans la future structure économique d’UBS », explique Marc Glesener, président du syndicat défendant les intérêts des employés des banques (Aleba).

Chez les salariés de Crédit Suisse (Luxembourg) S.A., ce serait plutôt la psychose qui domine après 5 licenciements économiques décidés fin octobre par la direction suisse, apparemment sans raisons apparentes au vu des bons résultats annoncés. « Il n’est pas difficile d’imaginer l’état de stress de l’ensemble du personnel qui ont vu partir leurs collègues un à un et redoutant durant ces deux jours d’être licenciés à leur tour par la direction », indique dans un communiqué le syndicat Banques et Assurances de l’OGBL. Enfin, l’attente prévaut chez les 500 employés de Commerzbank Luxembourg (150 dans la succursale, 350 dans la filiale), dont la société mère chercherait à supprimer entre 5 000 et 6 000 postes supplémentaires dans les années à venir, mais n’a pas donné de chiffres, les négociations étant encore en cours avec les syndicats.

Attractivité intacte

Ces annonces de plans de licenciements qui parfois touchent les filiales luxembourgeoises ne remettent en aucun cas l’attractivité du Grand-Duché, qui continue d’attirer des banques du monde entier. Selon le Financial Times, des banques chinoises comme ICBC et Bank of China chercheraient à déplacer une partie de leurs activités de Londres vers le Grand-Duché pour fuir une réglementation britannique devenue trop contraignante.

Il faut dire que le Luxembourg est particulièrement attrayant pour un groupe bancaire dès qu’il s’agit d’ouvrir une filiale ou une succursale. Preuve en est avec l’arrivée sur le boulevard Royal de l’ABLV Bank, principale banque privée indépendante de Lettonie, qui vient d’obtenir une licence bancaire auprès du ministère des Finances. « Le Luxembourg est un centre financier très développé, avec une très forte expertise en gestion de fortune et une note de crédit des plus élevées », souligne Ernests Bernis, président et CEO d’ABLV Bank Il s’agit en l’occurrence de la première banque des pays baltes à s’installer au Grand-Duché. Reste à espérer qu’il y en aura d’autres qui suivront…

commentaires (0)

Comments

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici