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Bonus, décidemment les professionnels outre-Manche et outre-Atlantique veulent y croire

Optimistic about your bonus? (Photo credit: Wikipedia)

Optimistic about your bonus? (Photo credit: Wikipedia)

En attendant notre enquête sur les attentes des financiers français quant à leur prochain bonus, nous vous livrons les deux grands enseignements à tirer de notre étude réalisée auprès de nos utilisateurs aux Etats-Unis et en Angleterre (back, middle et front office confondus).

1 – Les financiers basés aux Etats-Unis voient l’avenir… en dollars

Certains résultats de cette enquête peuvent laisser pantois. Ainsi une grande partie de nos répondants outre-Atlantique semblent bien décidés à tourner la page de la crise financière. En effet, pour 48% d’entre eux – soit 7 points de pourcentage de plus que l’an passé – le bonus 2012 sera supérieur à celui de 2011.

Plus optimiste encore sur le futur, une large majorité cette fois (58%) anticipent des bonus en hausse ou, à défaut, stables au cours des trois prochaines années. Parmi eux, 53% envisagent même un retour aux sommes versées en 2006-2007.

2 – À Londres, un noyau de pessimistes irréductibles vient contrarier une vision optimiste dominante

À première vue, les professionnels de la City semblent également plutôt voir l’avenir du bon côté : 82% s’attendent à recevoir leur bonus et près de la moitié (46%) estiment que cette prime sera supérieure à celle de 2011. Et 17% d’entre eux pensent même qu’elle sera au moins deux fois plus élevée que l’an passé.

Est-ce un leurre ? Peut-être. En mai dernier les prévisions du cabinet d’études britannique CEBR tablaient sur un bonus pool en baisse de 48% cette année par rapport à l’année précédente, avec un bonus moyen à Londres de 9.000 pounds seulement.

Cependant cette flopée de pessimistes à tous crins cache un noyau d’indomptables pessimistes. Ces derniers – 18% de l’échantillon – pensent qu’ils n’auront tout simplement aucun bonus cette année (contre seulement 10% des interrogés outre-Atlantique). Surtout ces défaitistes n’étaient que 11% l’an dernier à estimer qu’ils figureraient parmi les « zero-bonus bankers » ou aussi communément appelés les «zero zombies ». En 2010, le chiffre n’était que de 7%.

Cette perspective négative pourrait bien se concrétiser pour un nombre certain de professionnels cette année. En 2011, 17% des banquiers d’UBS n’avaient touché aucun bonus. On ose imager un chiffre en augmentation cette année.

Quant aux optimistes, leurs espoirs pourraient bien également se voir brisés. Rappelons que l’an passé 46% des personnes interrogées s’attendaient à un bonus en hausse en fin d’année. Quelques mois plus tard, notre traditionnelle deuxième enquête bonus – cette fois,  non sur les attentes, mais sur les réactions des financiers aux bonus distribués – révéla que 47% des professionnelles étaient déçus voire très déçus par le bonus que leur employeur leur avait accordé. Des chiffres qui rappellent étrangement les données de notre nouvelle étude 2012.

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