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Les financiers luxembourgeois anticipent une stagnation voire une baisse de leur bonus pour 2013

L’étude Remuneration Survey 2012 du cabinet conseil KPMG Luxembourg est riche d’enseignements sur la rémunération des acteurs de la place financière luxembourgeoise. Réalisée auprès de 47 institutions financières (dont 36 % de banques, 15 % de compagnies d’assurance et 47 % d’administrateurs de fonds) et concernant 12 768 postes de travail (dont 372 cadres dirigeants, 3 989 cadres moyens et 8 407 employés) l’étude fait apparaître un repli des rémunérations variables. Et contrairement aux éditions précédentes, c’est le pessimisme qui prévaut, et ce à tous les niveaux hiérarchiques.

En effet, à en croire les sondés, il ne faut pas s’attendre à une amélioration de la situation l’an prochain. Ils sont 76 % à estimer que les bonus resteront stables en 2013, et 18 % d’entre eux estiment même plus probable un recul de leur rémunération variable. Evidemment, il ne s’agit là que de tendances générales et il existe des exceptions, à l’instar de la Banque Internationale à Luxembourg (BIL) dont les 2 100 salariés ont récemment appris qu’ils allaient recevoir un petit bonus de 1 000 euros bruts en guise de prime de signature suite au rachat de leur établissement par le holding qatari Precison Capital.

Les avantages annexes ont la cote

« La situation est évidemment liée à une situation économique difficile en Europe et dans le monde, où la plupart des institutions financières adoptent une approche prudente en matière de frais de personnels », explique le cabinet (Paperjam.lu) qui avance également un argument d’ordre réglementaire, alors que les autorités de surveillance recommandent un meilleur équilibre entre rémunérations fixes et variables. « Un an et demi après la publication du dernier texte de la CSSF, de nombreuses institutions sont passées de la phase de mise en œuvre à une gestion au jour le jour de la politique de rémunération », poursuit KPMG.

A contrario, la part des avantages annexes (voitures de fonctions, plans de retraites complémentaires…) a tendance à augmenter. Cette forme de salaire, (particulièrement répandue dans l’industrie des fonds, où 80 % du middle management bénéficie d’une voiture de fonction) semble convenir de plus en plus aux employés mais également aux employeurs qui y voient outre des avantages fiscaux un moyen efficace pour fidéliser le personnel. « Les avantages extralégaux sont désormais un élément de base de la formule salariale. Les avantages qui contribuent à un bon équilibre entre travail et vie privée, notamment le télétravail et les horaires flexibles, ont gagné en popularité au fil du temps », constate Frédérique Bruggeman, Managing Director de Robert Half BeLux.

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