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BIL et KBL ont-elles été bradées aux cheikhs du Qatar ?

En plus de celle de Precision Capital, la holding luxembourgeoise détenue par l’Etat du Qatar, deux offres auraient été déposées pour le rachat de la BIL mais n’auraient jamais été considérées, révèle le quotidien économique belge L’Echo. Les négociations auraient été plus politiques qu’économiques, ce qui aurait eu une incidence sur le prix de vente de la filiale luxembourgeoise de Dexia, qui s’élève à 730 millions d’euros et a été très contesté par les associations d’actionnaires minoritaires.

La première de ces offres ignorées émanait d’un consortium d’investisseurs, conduit par David Rowland et son fonds Blackfish Capital, déjà propriétaire au Luxembourg de la Banque Havilland, anciennement Kaupthing Bank Luxembourg. La deuxième provenait d’une « banque d’affaires de la place luxembourgeoise qui a déjà eu affaire avec Dexia », sans plus de détails. Les deux prétendants n’ont pas eu accès aux comptes. Et Dexia BIL n’est pas la seule banque concernée. Tous les autres candidats successifs solvables à l’acquisition de KBL ont été évincés à tour de rôle, sans même recevoir un accusé de réception de leur offre d’acquisition (Le Quotidien.lu).

Connivences au sommet

Toujours selon L’Echo, la vente de la BIL a été l’otage du gouvernement luxembourgeois qui était opposé au Qatar. Cet empressement pour le Qatar serait dû à l’amitié d’Albert Wildgen, avocat d’affaires et Administrateur des biens du Grand-Duc, avec la famille qatarie Al-Thani. Le sort de la BIL et de KBL s’est sans doute joué en partie en février 2011, lors de la visite d’une délégation économique luxembourgeoise au Moyen-Orient et au Qatar. A l’époque, KBL devait être cédée au groupe indien Hinduja, pour 1,35 milliard d’euros. Le 15 mars suivant, la CSSF (Commission de Surveillance du Secteur Financier) invalidera l’opération sans justifier sa décision (Paperjam.lu).

L’affaire n’a en tout cas pas fini de faire couler beaucoup d’encre. « Ces derniers jours des échos de plus en plus nombreux se font entendre concernant le rachat de la Banque Internationale à Luxembourg (BIL) par des investisseurs qataris et l’Etat luxembourgeois », note Claude Meisch, président du groupe parlementaire DP qui souhaite que le Ministre des Finances Luc Frieden vienne donner des réponses jugées nécessaires à la Commission des Finances. Une affaire d’Etat en quelque sorte…

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