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Du boulot pour les professionnels de la BFI en 2011 (surtout dans les M&A)

Vous avez raté le coche de la reprise des embauches en 2010 dans la banque d’investissement ? Eh bien, vous avez peut-être une chance de rattraper le coup l’année prochaine.

Si les prédictions d’activités fournies par Thomson Reuters et de Freeman Consulting se réalisent, les banques pourraient bien encore avoir besoin de vous pour répondre à la demande croissante des clients.

Une hausse du volume des deals M&A anticipée de 36%

Selon cette étude, s’appuyant sur les réponses de 150 dirigeants à travers le monde, les quatre grands segments de la BFI (fusions-acquisitions, primaire actions, primaire obligataire corporate et prêts syndiqués) devraient connaître une activité plus soutenue en 2011 qu’en 2010 avec une progression moyenne de 23% contre 5% seulement cette année.

Plus que les autres, les professionnels des fusions-acquisitions auront du pain sur la planche. L’activité devrait atteindre son pic depuis la crise de 2008 avec une croissance du volume des deals attendue de 36%. Les spécialistes des secteurs de l’immobilier et des institutions financières, dont les perspectives de croissance s’inscrivent respectivement à +88% et +75% sur an, seront les plus sollicités.

L’expertise sectorielle, premier facteur de choix des clients

Les répondants sont cependant davantage convaincus par le fort développement de cette activité dans les pays asiatiques émergents (47%), et en Amérique du Nord (43%), qu’en Europe de l’Ouest (30%). Dans cette dernière zone, les secteurs Media, Technologies et enfin Télécoms sont les secteurs les plus cités pour une forte reprise (respectivement 50%, 44% et 40% des répondants les ont mentionnés).

Les spécialistes des secteurs les plus prisés ont des arguments à faire valoir. En effet, l’étude montre que le premier facteur de choix le plus cité par les dirigeants interrogés est l’expertise dans une industrie donnée (87%), devant une structure d’honoraires compétitive et la qualité de l’exécution des deals (tous deux 77%), un accès aux MDs seniors (67%) ou encore l’historique de l’établissement dans les league tables (47%).

ECM et DCM en progression par rapport à 2010

Côté ECM, malgré des taux d’intérêt au plus bas, les volumes d’émissions d’actions pourraient augmenter de 21%, portés par les secteurs des médias (+39%) et de l’immobilier (+37%), selon l’étude.

Sur le marché de la dette, les volumes de l’activité obligataire corporate sont attendus en hausse de 14%, avec la plus forte demande provenant de l’industrie et des télécoms (24% et 23%). A 1,28 trillion de dollars, les prévisions de marché inscrivent 2011 comme la deuxième année record après l’exceptionnelle année 2009 ($1,41tr).

Le marché des prêts syndiqués devraient également continuer son redressement avec une hausse anticipée de l’activité de 16% à 2,8 trillions de dollars, loin toutefois du pic de 2007 à $4,79tr. Les banques françaises, traditionnellement bien placées dans les classements européens, ont renforcé cette année leur leadership (Financial News). BNPP, CA et SG, dans l’ordre, sont les trois premiers acteurs en Europe en 2010, selon Dealogic.

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