☰ Menu eFinancialCareers

2.000 embauches à peine digérées, BarCap supprime 600 emplois

S’il fallait définir la politique de Stop & Go en matière d’emploi dans l’industrie financière, Barclays Capital en serait une excellente illustration.

La branche de banque d’investissement de Barclays doit annoncer à ses troupes 600 suppressions de postes dans le monde d’ici à la fin de semaine, soit 2,4% de ses effectifs (WSJ). Et ce, seulement quelques mois avoir recruté en masse, notamment pour se renforcer sur les activités de marchés. En septembre 2010, la banque d’investissement comptait 2.000 professionnels de plus qu’un an plus tôt. Une série de recrutements clés avaient été notamment annoncés à Paris l’été dernier.

200 emplois à la trappe en Europe…

Deux cents emplois sont supprimés dans la zone EMEA, principalement à Londres, où l’information avait été donnée début décembre ouvrant une période de consultation du personnel. La division Equity, dans laquelle la banque a lourdement investi ces deux dernières années, serait la principale affectée.

Un nombre important de responsables de ce business ont quitté la banque depuis le départ en juillet de Dixit Joshi, alors responsable de cette activité en Europe. Regis Loeb, en charge du flow trading, et Nick Nassuphis, responsable des equity exotics et du structured product trading, seraient les derniers en date, selon le Financial News.

…et un prochain bonus estimé à 8 millions de livres pour Bob Diamond

L’arrivée de Bob Diamond, patron de BarCap, à la tête du groupe Barclays fin 2010 n’a fait qu’accélérer la remise à plat de l’organisation. Un choix qui permet selon les dirigeants de maintenir la compétitivité notamment en gardant les coudées franches en matière de bonus (AFP).

Selon la presse britannique, Bob Diamond pourait toucher à titre personnel un bonus de 8 millions de livres sterling. Sa rémunération avait atteint 21 millions de livres en 2007 alors qu’il dirigeait BarCap.

15.000 emplois menacés à la City d’ici à mars

BarCap a été l’une des premières banques l’été dernier à annoncer des suppressions d’emplois alors que les résultats des banques d’investissement commençaient à être affectés par des marchés en berne. Les 400 emplois concernaient alors uniquement les fonctions de back-office.

La persistance de la crise de la dette en Europe convainc de nombreux analystes qu’une nouvelle vague de plans sociaux se prépare dans le secteur. Ainsi, 15.000 emplois pourraient passer à la trappe à la City d’ici à mars si l’on en croit les prévisions de la Confederation of British Industry (CBI) et PwC, publiées en début de semaine (capital.fr).

71% des financiers français pas inquiets pour leur emploi

La place parisienne semble loin de ces tourments. Ainsi, 71% des salariés du secteur ne sont pas inquiets pour leur emploi en 2011, selon une enquête d’eFinancialCareers, publiée hier.

En revanche, cela peut menacer plus durablement le retour d’une politique dynamique de recrutement de la part des grands acteurs français et affecter, dans l’immédiat, la taille de l’enveloppe des prochains bonus et les revalorisations salariales. Sur ce point, malgré des craintes marquées face à un gel des rémunérations (73% des répondants sont inquiets), seuls 10% recherchent activement un emploi à l’étranger. Avec l’annonce de BarCap aujourd’hui, on comprend pourquoi ils ne sont pas plus nombreux.

commentaires (0)

Comments

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici