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Voici qui est susceptible de recruter en banque d’investissement. Et qui ne l’est pas…

Qui a encore de l’argent ?

Qui a encore de l’argent ?

La plupart des banques ayant publié leurs résultats du deuxième trimestre 2012, nous avons une vue plongeante sur leurs performances pendant les six premiers mois de l’année. La vue n’est pas agréable, mais certaines banques sont mieux placées que d’autres pour attirer les talents disponibles pour le second semestre. De façon générale, voici les banques qui peuvent se permettre d’embaucher, par ordre décroissant :

1. BNP Paribas Corporate & Investment Bank

En théorie, BNP CIB pourrait embaucher. Son coefficient d’exploitation pour le premier semestre n’était que de 61%, la plaçant sur un pied d’égalité avec la banque d’investissement de JPMorgan.

En réalité, cependant, BNP Paribas est en train de supprimer 1 400 postes, ce qui peut entraver sa capacité à recruter.

= 1. JPMorgan Investment Bank

A la différence de BNP Paribas CIB, JPMorgan a recruté 826 personnes au deuxième trimestre. Son ratio de rémunération était étonnement faible (35%).

Cette année, les activités les plus performantes de JPMorgan ont été les Ventes Actions et le Trading (en baisse de 3%). L’activité la moins performante a été le Conseil M&A (en chute de 38%).

2. Bank of America Global Banking and Markets

Bank of America Global Banking and Markets (y compris Bank of America Merrill Lynch) pourrait aussi se permettre d’embaucher. Au premier semestre 2012, son coefficient d’exploitation était de 66%.

Cependant, BofA est engagée dans un programme de réduction des coûts baptisé « New Bac » et qui aura un impact sur la banque d’investissement, l’objectif étant d’éliminer 11% des coûts dans les zones identifiées.

Les activités FICC de BofA ont bien performé sur le premier semestre (augmentation de 7%) par rapport à l’année précédente. Ce qui n’est pas le cas de l’activité ECM (en baisse de 47%).

3. Goldman Sachs

Goldman Sachs pourrait probablement avoir à peu près les moyens d’embaucher. ur le premier semestre 2012, son coefficient d’exploitation était de 73% et son ratio de rémunération de 44%.

Cependant, Goldman est davantage susceptible de réduire son personnel que de l’étoffer. La banque a réduit ses effectifs de 100 personnes entre le premier et le deuxième trimestre 2012. Elle a également revu à la hausse ses réductions de coûts de 1,2 à 1,4 milliard de dollars, bien qu’elle affirme que cela n’aura pas d’impact négatif sur les employés dont elle a plus que jamais besoin pour maintenir un certain niveau de service dans ces conditions de marché.

L’activité DCM de Goldman a relativement bien performé au premier semestre 2012 (avec une diminution de seulement 2% sur un an), ce qui n’est pas le cas de l’activité ECM dont les revenus ont chuté de près de 40%.

4. Société Générale Corporate and Investment Bank

SG CIB est probablement sur le point d’être en mesure d’embaucher. Au premier semestre 2012, son coefficient d’exploitation était de 72%.

En réalité, il est cependant peu probable que Société Générale recrute beaucoup. Elle a mis en place un plan de départ volontaires particulièrement attrayant (et indique qu’il est trop tôt de parler de nouveaux licenciements).

Les activités FICC de SocGen ont relativement bien performé au premier semestre avec un chiffre d’affaires en hausse de 19%. Toutefois, cette situation était surtout due à une performance exceptionnelle au premier trimestre.

5. Deutsche Bank Corporate Banking & Securities

Deutsche ne pourra probablement pas se permettre d’embaucher en corporate banking ni dans les métiers titres. Au premier semestre, son coefficient d’exploitation était de 74%.

Inutile de rappeler que Deutsche Bank est en train de procéder à d’importants licenciements, 1 500 personnes étant concernées dans sa banque d’investissement. Londres et New York semblent particulièrement exposées. Néanmoins, les analystes de JPMorgan précisent que Deutsche Bank reste l’une des banques d’investissements où il y a le plus de monde.

Deutsche Bank a bien performé dans les activités DCM au premier semestre (augmentation de 5 % sur un an) mai pas dans l’ECM (en baisse de 46%).

6. Citigroup Securities & Banking

Nous pouvons dire sans trop nous tromper que Citigroup Securities & Banking n’a pas vraiment les moyens d’embaucher. Au premier semestre, elle affichait un coefficient d’exploitation de 75%.

7. Credit Suisse Investment Bank

Credit Suisse ne peut pas vraiment se permettre d’embaucher. Le coefficient de sa banque d’investissement était de 81% au premier semestre et son ratio de rémunération de 50%.

= 7. Jefferies

Contrairement à certaines rumeurs, Jefferies ne peut pas vraiment se permettre d’embaucher. Au premier semestre, son coefficient d’exploitation était de 81% et son ratio de rémunération de 58%.

8. UBS Investment Bank

Il serait surprenant qu’UBS embauche, la banque ayant enregistré une perte au deuxième trimestre. Sur les six premiers mois de l’année, le coefficient d’exploitation de sa banque d’investissement a atteint 88% et son ratio de rémunération était de 56%.

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