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La nouvelle réalité qui s’impose aux gérants d’actifs : performer ou partir

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Les gestionnaires d’actifs n’ont certes pas été épargnés par les récents licenciements, mais les sociétés de gestion ont été plus réticentes que les banques à tailler dans les effectifs. Cependant, avec aujourd’hui pléthore de candidats sur le marché de l’emploi, la nécessité d’être « performant » ne s’est jamais faite autant sentir.

Preuve en est avec BlackRock dont le PDG Larry Fink, après une dégringolade (certes lamentable) de 89% des commissions de conseil actions, a déclaré que de nouveaux gestionnaires de portefeuille ont été embauchés, et le seraient encore, pour y mettre un terme. Le corollaire étant que ceux qui seront responsables de sous-performances se retrouveront sur la sellette (Financial News, abonnement).

Evidemment, le rendement du fonds a toujours été un facteur d’évaluation pour l’employabilité d’un gestionnaire de portefeuille, mais (même au milieu des marchés en baisse) les gérants d’actifs sont devenus plus susceptibles d’indiquer la porte de sortie à ceux qui n’ont pas enregistré de bonnes performances.

« Il y a aujourd’hui tellement de talents disponibles que les gérants d’actifs cherchent à rentabiliser au maximum leurs employés, affirme Martin Lorigan, responsable de la pratice asset management chez Principal Search. Si ces derniers ne sont pas performants, ils sont encouragés à faire autre chose. Il en va de même pour les fonctions de distribution ».

L’un des arguments majeurs pour faire carrière dans la gestion d’actifs a toujours été la longévité et la relative stabilité offertes par la profession, un turnover élevé des gestionnaires de portefeuille produisant généralement des revenus faibles. Ainsi, la durée moyenne en poste des responsables de desks d’investissement chez Baillie Gifford est d’environ de 22 ans.

Toutefois, un certain nombre de sociétés de gestion se restructurent en profondeur, renforçant ainsi l’insécurité de l’emploi. Scottisch Widows Investment Partnership, par exemple, a supprimé 23 postes d’investissement (sur une équipe qui en comptait 38) car elle a décidé de s’éloigner des stratégies d’investissement actives. Peter Cockburn, responsable des actions UK, a quitté le cabinet au bout de neuf ans.

« Un grand nombre de gestionnaires de fonds sont passés d’une gestion active actions à une stratégie passive, ajoute Chris Sevenoaks, qui dirige la division asset management au sein du cabinet de recrutement Esmerald Group. Cela signifie que ce ne sont pas seulement les mauvais performeurs qui sont poussés vers la sortie, mais aussi ceux victimes d’un changement d’approche ».

La version originale de cet article est disponible sur notre site UK en cliquant ici.

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