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… Et en berne

On vous épargne une liste à rallonge des grands perdants de 2009. Pas la peine d’enfoncer le clou. Voici, selon nous, les acteurs de la finance qui ont le plus peiné cette année.

Les banques allemandes figurent parmi les établissements les plus affectés sur la place luxembourgeoise selon une étude de PwC. WestLB, Landesbank Berlin, LBBW (Landesbank Baden-Württemberg) font partie des principales victimes.

Les chasseurs de têtes ont payé à lourd tribut. Les 80 chasseurs qui officient dans le pays ont vu fondre leurs missions comme neige au soleil. Et pour les rares embauches qui ont été programmés, rares sont les établissements à avoir faire appel à des intermédiaires, le nombre de candidats disponibles se multiplie et les CV arrivent directement sur le bureau des responsables RH. Les coupes discrètes dans les équipes de consultants ont été monnaie courante et la fermeture de bureaux à l’instar du cabinet Alexander Hugues en faillite le 30 octobre dernier n’ont pas été rares. Certains évoquent une diminution de 30 % du nombre de cabinets depuis la crise.

Le private banking : Après trois années exceptionnelles, 2009 restera dans les mémoires comme une année cauchemardesque pour le secteur. Attaques en ordre contre le secret bancaire, baisse spectaculaire des mandats sous gestion, restructurations… Les gestionnaires de fortune n’ont jamais eu à faire face à autant de défis en même temps. La mise en vente par KBC de sa banque privée KBL European Private Bankers, ses 45 milliards d’actifs sous gestion et ses 1 050 employés au Luxembourg (lequotidien.lu), restera comme l’un des épisodes les plus marquants de l’année. Sur le marché de l’emploi, seuls les banquiers privés dotés d’un important portefeuille de clients ont su tirer leur épingle du jeu. Autant dire une poignée.

Charge de travail : La pression exercée sur les quelque 13 300 professionnels du secteur financier luxembourgeois a rarement été aussi importante qu’en 2009. Restructuration, objectifs de rentabilité plus exigeants, manque de main-d’ceuvre administrative, compétitivité agressive entre collaborateurs, risque de licenciement / de dépôt de bilan, pression des clients pour toujours plus de service, départ des bons collaborateurs… l’environnement du travail s’est transformé pour certains en véritable jungle ! Conséquence : le Grand-Duché est le seul pays européen où les employés ont augmenté leur temps de travail alors que celui-ci a baissé quasiment partout ailleurs en raison de la crise. Certains gestionnaires de personnel n’hésitent pas à harceler les salariés pour les pousser vers la sortie sans les licencier selon le syndicat Aleba, qui pointe notamment du doigt les sociétés anglo-saxonnes et leurs objectifs de performance irréalistes et inaccessibles et en constante augmentation .

Administration de fonds : L’industrie a beaucoup souffert depuis le début de la crise. Les avoirs sous gestion ont chuté de 25 % en 2008 puis le marché s’est repris courant 2009. En septembre 2009, la baisse se limitait à 1,27 % à 1 773,8 milliards d’euros. Mais le malaise est plus profond. Les marges ont fortement diminué et la concurrence des pays de l’Europe de l’Est et de l’Inde pèse de plus en plus sur la compétitivité de la place. Le marché de l’emploi dans ce secteur est quasiment à l’arrêt. Les comptables de fonds ont été embauchés au prix fort en période d’euphorie or la problématique numéro 1 aujourd’hui des DRH est de faire baisser les coûts , relève Serge Goffin, consultant senior du cabinet de chasse Boyden.

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