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Lombard International Assurance accélère son plan social

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La première société d’assurance-vie du Grand-Duché, qui fait partie de la division internationale du groupe Friends Life (acheté par l’assureur britannique Resolution Ltd en 2009), annonçait en mai dernier vouloir réduire ses effectifs d’environ un quart d’ici à 2014. « Les prévisions portent sur le départ d’environ 25 personnes en 2012 et de 69 personnes de façon échelonnée et progressive en 2013 et 2014 », expliquait alors la direction de la société.

Pourtant, sur les 409 employés permanents recensés au 1er mai 2012 au siège de la société au Grand-Duché, 89 seraient en passe de perdre leur emploi à plus ou moins brève échéance d’ici à la fin de l’année prochaine. Direction et syndicats n’ayant pas réussi à rapprocher leurs points de vue, les négociations officielles pour le plan social ont échoué. « Le conciliateur a prononcé une non-conciliation, car la direction ne souhaitait pas inclure dans le plan social les gens qui ont déjà retrouvé un emploi. Par ailleurs, elle voulait inclure le plus de gens possible dans la catégorie “cadre”, de façon à les priver des avantages prévus dans la convention collective, en termes de préavis et d’indemnité », indique Marc Glesener, le président de l’Aleba, l’Association luxembourgeoise des employés de banque et assurance (Paperjam.lu).

Des plans sociaux avec deux ans d’avance

Et le syndicat de pointer du doigt les établissements financiers qui ont prévu un plan social deux ans à l’avance. « Ces sociétés comme Lombard ou HSH Nordbank, pour ne citer qu’elles, sont conseillées par un cabinet d’avocats en particulier qui les pousse à refuser les indemnités à un salarié touché par un plan social mais qui démissionnerait avant », regrette Félix Walisch (L’Essentiel.lu). « Les syndicats reprochent à ces plans sociaux de se dérouler dans la durée mais ça n’a rien d’anormal, assure de son côté Jean-Jacques Rommes, directeur de l’Association des banques et banquiers, Luxembourg (ABBL). Ce sont des raisons purement stratégiques qui poussent une entreprise à planifier la fin de son activité ».

D’autant plus que la direction estime que les indemnités versées sont confortables. « Nous versons plusieurs mois d’indemnités en fonction de l’ancienneté au départ du salarié. Nous allouons aussi, entre autres, 3 000 euros par enfant à charge, une aide à la formation de 8 000 euros et continuons à verser le salaire tant que la personne n’a pas retrouvé un emploi : pendant quatre mois pour 5 ans d’ancienneté, 8 mois pour les anciennetés comprises entre 5 et 10 ans, pendant 12 mois au-delà de 10 ans. Si le salarié part avant son licenciement, il n’a toutefois pas droit à ce package », explique le porte-parole de Lombard.

La compagnie d’assurances rappelle par ailleurs consacrer 30 millions d’euros au plan de restructuration en cours qui passe aussi par un redéploiement des activités et des embauches de cadres dirigeants. Elle a ainsi récemment recruté Vincent Pinte, l’ex-CEO d’AGF Belgium Bank (Groupe Allianz), pour diriger les équipes Business Development & Marketing. Sans parler des offres d’emploi que l’on trouve sur son site carrière : Lombard International Assurance recherche ainsi un manager de projet senior, un spécialiste de la compliance ou encore un responsable d’équipe en fiscalité d’entreprise.

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